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Morar › Wahlheim

cd • 7 titres

  • 1Embrace the torrent
  • 2Torn by thorns
  • 3Afflications
  • 4Lake creek valley
  • 5Thee to scorn
  • 6'Tis night
  • 7Lonley mountains

remarques

https://morar.bandcamp.com/music

chronique

J’avoue être un brin circonspect, j’en ai ausculté quelques-uns de ces groupes black metal 'originaires' du Groenland mais comme la plupart ont soit-disant émigré en Australie ou en France, ça ne sonne pas ultra crédible. Il est parfois de rigueur dans le black extrême de cultiver un mystère, de dissimuler son petit nom et de prétendre habiter dans des lieux qui sonnent plus cool que ‘Grinchevons-Les Courges’ ou ‘Smallville’. Certes, il y a bien The Perfect Mass certifié authentique, une exception, mais le black n’est pas très en vogue chez la frange la plus inuit des habitants qui lui préfèrent le death ou le heavy. Cela dit, les métissages étant courants depuis plusieurs générations, être groenlandais ne signifie pas forcément être d’origine inuit, plusieurs Danois tout ce qu’il y a de vikings y vivant également. Bref, on va y aller à la confiance. Morar, d’où qu’ils soient, proposent un bon black écorché, inspiré par la nature, qui ne se limite d’ailleurs pas qu’à cela puisque le groupe ne dédaigne pas quelques breaks plus tranquilles, presque méditatifs (‘Torn by thorns’), aux lointains accents ambient ou viking metal sans abuser du bouillon. Les chansons sont rarement linéaires, plutôt riches en changements, permettant au groupe de varier les attaques, entre lourdeur, accélérations, ponts, intros limite acoustiques (‘Lake creek valley’ se présente même comme un interlude instrumental à mi-parcours)…Même le chant, plutôt écorché, s’autorise des instants mystiques profonds (‘Afflications’, ’Tis night’, tout le final ambient de 'Lonley mountains'). La production est à la hauteur des atmosphères recherchées, pas trop lissée mais pas pourrie non plus, avec un vrai travail de mixage. Le groupe n’est pas adepte de la double pédale en cavalcade continue et semble apprécier de donner du relief aux différentes parties d’un même morceau. Les riffs sont excellents, très mélodiques, tristes et puissants à la fois. Qu’on ne se méprenne pas, quand Morar veulent tabasser, ils tabassent (‘Thee to scorn’) et les deux fléaux d’arme du logo ne font pas que de la figuration, on sent les guerriers qui maîtrisent. A priori, les musiciens connaissent bien les différentes tendances du black et sont suffisamment au clair quant à leur démarche pour prendre, mêler, ce qui leur convient avec talent. Ces diverses variations et rebondissements permettent d’écouter ‘Wahlheim’ sans lassitude, d’y découvrir toujours de nouveaux recoins ou nouvelles sentes entre les rochers et les vallées. Très bon disque donc qui se conclut comme il a commencé, avec des bruits de pluie, quelques bruissements, quelques accords gelés lointains, même si l’AOC Groenland parait des plus douteuses. Cela dit, pour qui a un peu voyagé dans le pays, l’idée d’un black influencé par les paysages et la spiritualité inuit a largement de quoi faire fantasmer…Je prie pour que ça arrive un jour.

note       Publiée le mercredi 27 janvier 2021

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan  Shelleyan est en ligne !
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:0))

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Gouzi Envoyez un message privé àGouzi

Pas pas de quoi

Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan  Shelleyan est en ligne !
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Damn', percé à jour ! ^^Merci

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Gouzi Envoyez un message privé àGouzi

"l’idée d’un black influencé par les paysages et la spiritualité inuit a largement de quoi faire faire fantasmer"

On en doute pas vu que tu en begaies même d'émotion :-)