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Ornette Coleman › Broken shadows

8 titres - 48:14 min

  • 1/ Happy House (9:47)
  • 2/ Elizabeth (10:26)
  • 3/ School Work (5:36)
  • 4/ Country Town Blues (6:25)
  • 5/ Broken Shadows (6:42)
  • 6/ Rubber Gloves (3:24)
  • 7/ Good Girl Blues (3:05)
  • 8/ Is It Forever (4:49)

enregistrement

Columbia Studios, New York City, USA, septembre 1971 - septembre 1972

line up

Ed Blackwell (batterie), Bobby Bradford (trompette), Don Cherry (trompette de poche), Ornette Coleman (saxophone alto), Charlie Haden (contrebasse), Jim Hall (guitare), Billy Higgins (batterie), Dewey Redman (saxophone ténor), Cedar Walton (piano), Webster Armstrong (chant)

remarques

La réédition double cd paru en 2000 réunissant les albums "Science Fiction" et "Broken Shadows" sous l'intitulé "The Complete Science Fiction Sessions" propose une playlist légèrement différente, avec le titre inédit "Written Word" (9:44) en lieu et place de "School Work" (5:36) et "Country Town Blues" (6:25), présents sur le disque "Science Fiction", portant la durée totale du disque à 47:57

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Ce n'est qu'en 1982 que "Broken Shadows" aura droit à sa publication officielle, enregistrement contemporain aux sessions "Science Fiction" fin 1971. Pas de doute, dès "Happy House", on y retrouve la flamboyance de cet exceptionnel septet avec un Billy Higgins rivalisant d'ingéniosité face à Ed Blackwell, et une section de cuivres qui entremêle leurs phrasés respectifs pour un résultat à la subtile densité. Ce n'est pas "Free Jazz" bis, mais nul ne pourrait s'opposer à l'évidence, celle qui veut que ces sessions aux studios Columbia de New York soient celles qui s'en soient approchées le plus. À choisir, il est clair que "Broken Shadows", moins hétéroclite, se montre aussi moins audacieux que la publication officielle à laquelle il fait suite, mis à part peut-être le coup de rétroviseur un peu moqueur de "Good Girl Blues" et celui plus poignant de "Is It Forever" qui concluent le disque, avec Webster Armstrong au chant, Cedar Walton au piano et Jim Hall à la guitare. Mais ce sont surtout les titres "Elizabeth" et "School Work" qui retiendront notre attention. Jusque là, les efforts désespérés de Coleman à recoller à un langage qui était pourtant parvenu à se passer de lui pour contaminer le monde du jazz alentours n'avait donné naissance qu'à des projets morts nés, se reposants seulement sur la qualité de ses intervenants, comme si, seuls, ils auraient pu faire la différence. Les racines du réel changement, c'est ici encore que l'on peut les percevoir puisqu'avant l'imposant "Skies of America", c'est avec "Science Fiction" et les chutes de ce pourtant tout aussi sincère "Broken Shadows" que Ornette Coleman va extrapoler les bases du free dans ce qu'il appelera l'harmolodie, un concept qu'il va s'employer à mettre en perspective dans des contextes différents pour prouver la validité de son approche. Puisqu'aujourd'hui, les deux albums sont enfin disponibles sous forme de double album, faudrait faire preuve d'une sacrée dose de mauvaise volonté pour passer à côté de ce recueil.

note       Publiée le lundi 7 novembre 2005

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