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Ornette Coleman › This is our music

  • 1961 • Atlantic 1353 • 1 LP 33 tours

7 titres - 38:48 min

  • 1/ Blues Connotation (5:17)
  • 2/ Beauty Is a Rare Thing (7:13)
  • 3/ Kaleidoscope (6:36)
  • 4/ Embraceable You (4:54)
  • 5/ Poise (4:40)
  • 6/ Humpty Dumpty (5:23)
  • 7/ Folk Tale (4:45)

enregistrement

Atlantic Recording Studios, New York, 19 juillet - 2 août 1960

line up

Ed Blackwell (batterie), Don Cherry (trompette), Ornette Coleman (saxophone alto), Charlie Haden (contrebasse)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Ce n'est qu'en 1999, soit 38 ans après sa première publication, que "This is Our Music" eu enfin droit à une réédition cd, et encore, dans un emballage digipack de fortune ! Coleman réunit ici ses troupes autour de deux sessions distinctes au cours de l'été 1960 qui vont alimenter, outre le présent album, les collections "The Art of the Improvisers", "Twins" et "To Whom who Keeps a Record" (ce dernier uniquement destiné au marché japonais). C'est dire si le quartette est productif ! Ou devrais je dire "nouveau quartette", puisque Ed Blackwell vient prendre le relais de Billy Higgins aux baguettes... "This is Our Music" est sans aucun doute son album le plus contrasté ; trois titres aux développements plutôt reposés enchassés dans une succession de titres qui, plus que jamais, veulent définir un discours clair et limpide, uniquement guidé par le désir impérieux de s'exprimer au travers du filtre de ce jazz que l'on dit libre. Aux côtés des presque hard bop "Blues Connotation" ou "Poise", dû en grande partie au jeu de Blackwell, il faudrait être sourd pour ne pas entendre la subtilité et la finesse d'écriture qui sont pourtant à l'origine d'une merveille comme "Beauty is a Rare Thing", pathétique et poignant, et qui donnera son nom au coffret de six disques retraçant les sessions Atlantic du jazzman. Dans le même ordre d'idée, plus surprenante est la reprise du standard de George Gershwin, "Embraceable You", que sa superbe plastique est amené à subir les contorsions passionnés des instruments à vents. Qu'on ne s'y trompe pas ; Ornette Coleman trace sa route, sans trop se préoccuper des railleries qu'amène sa vision toute particulière de la musique. Il avance, tout en ignorant, peut-être, qu'il est sur le point de lâcher un gros pavé dans la mare. Coleman, free jazz ? Ainsi soit-il : il va nous prendre au mot !

note       Publiée le samedi 25 mai 2002

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Note moyenne        6 votes

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dimegoat › vendredi 15 mai 2015 - 17:45  message privé !

Un grand disque et la meilleure pochette de jazz (j'en ai même fait un t-shirt home made...). Je l'écoute plus souvent que le Shape. Snobisme inside.

Reflebe › lundi 8 mars 2010 - 18:07  message privé !

Aussi bon que "The shape of jazz to come" à mon sens. J'aurais même peut-être une petite préférence pour celui là du fait de la présence de Ed Blackwell.

Solvant › vendredi 24 octobre 2008 - 15:13  message privé !

Je l'ai toujours trouvé très facile d'accès moi. Les titres sont courts et passent comme des minis tribulations toutes fraîches dans une nuit opaque, des pieds-de-nez. Des déclinaisons bleues phosphorescentes, variées, de la bonne humeur qui n'hésite pas à éclater de rire, c'est ainsi que je ressens cette oeuvre. Et puis, oui il y a toute une finesse dans la recherche d'une certaine forme de Beauté (Beauty Is a Rare Thing -morceau chef d'oeuvre) , par encore libérée tout du long, mais le désire monte monte..impatient (Kaleidoscope).

Note donnée au disque :       
merci pour le fusil... › dimanche 25 novembre 2007 - 15:49  message privé !
qu'est ce qu'il fout sur la pochette Ian Curtis ?!?
Coltranophile › lundi 13 août 2007 - 16:38  message privé !
Compte tenu du joyeux bordel qu'Atlantic a entretenu durant de longues années avec les sessions d'Ornette, ce disque est l'expression plus aboutie de ce qui fut la formule magique de son quartet. Ne vous méprenez pas, j'adore Billy Higgins. Mais force est de reconnaître que Blackwell avec son coté plus tribal était encore plus à sa place au sein de cete formation. Et Charlie Haden est sans conteste le bassiste qui est le plus en phase avec l'univers du saxophoniste. Tout est grand sur cet album.
Note donnée au disque :