Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesCOrnette Coleman › The empty foxhole

Ornette Coleman › The empty foxhole

6 titres - 38:25 min

  • 1/ Good Old Days (6:45)
  • 2/ The Empty Foxhole (3:15)
  • 3/ Sound Gravitation (7:15)
  • 4/ Freeway Express (8:15)
  • 5/ Faithful (7:00)
  • 6/ Zig Zag (5:55)

enregistrement

Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 9 septembre 1966

line up

Denardo Coleman (Ornette Denardo Coleman) (batterie), Ornette Coleman (saxophones alto et ténor, clarinette), Charlie Haden (contrebasse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Excepté de rares participations en tant qu'invité prestigieux pour le compte d'autres musiciens ou encore, plus important, son travail aux côtés de Joseph Tekula pour la bande son du film "Chappaqua Suite" qui ne verra jamais le jour en tant que tel, "The Empty Foxhole" peut être considéré comme le premier véritable enregistrement studio qu'Ornette Coleman réalise depuis des lustres, plus précisément depuis les sessions de "Ornette on Tenor", en mars 1961 déjà ! Et le line up particulier de ce nouveau trio devrait nous donner un indice quant aux raisons profondes qui ont motivé un tel retour, aussi étonnant soit-il. Si c'est avec un bonheur non feint que l'on voit l'impérial Charlie Haden réintégrer son poste de contrebassiste, l'élément le plus étonnant du trio demeure sans conteste son batteur, Ornette Denardo Coleman, fils du principal intéressé et âgé seulement... de dix ans ! Rappellons qu'à la même époque, Miles Davis se balladait avec un Anthony Williams que l'on trouvait déjà fort jeune et qui pourtant avait alors presque deux fois l'âge du fils de Coleman ! Denardo n'a certes ni la technique, ni l'arrogance de Williams, mais il a l'essentiel ; l'oreille. Difficile de parler de ce disque sans s'attarder sur ce petit phénomène vu qu'il y occupe une place centrale, au propre comme au figuré. Comme le laisse entendre la plage titre, le fils Coleman joue parfois à contretemps ; comment savoir si c'est là un effet voulu ? Quoi qu'il en soit, dans un tel contexte, cela ne porte pas à préjudice. Son approche toute instinctive de l'instrument est plus percussive du reste, possédant la même fraîcheur iconoclaste des explosions rythmiques toutes Varesiennes des Mothers of Invention. L'expérience de son précédent trio n'a pas fait abandonner à Coleman père ses recherches d'autres timbres, aussi ne serons nous pas surpris de le réentendre tâter du violon ou de la trompette, comme sur "Freeway Express", dans un effet de mimétisme proche du regretté Don Cherry. C'est avec la même candeur qu'il fait parler l'alto sur "Faithful" et "Zig Zag", faisant de cet étrange "The Empty Foxhole" sa session Blue Note la plus stimulante.

note       Publiée le lundi 7 novembre 2005

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "The empty foxhole".

notes

Note moyenne        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "The empty foxhole".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "The empty foxhole".