Vous êtes ici › Les groupes / artistesPRichard Pinhas › L'éthique

Richard Pinhas › L'éthique

cd • 10 titres • 52:21 min

  • 1L'éthique (part 1)6:21
  • 2Dedicated to K.C.6:51
  • 3Melodic simple transition4:10
  • 4Belfast4:56
  • 5L'éthique (part 2)4:05
  • 6The western wail (part 1)7:45
  • 7L'éthique (part 3)4:44
  • 8The western wail (part 2)4:29
  • 9L'éthique (part 4)1:45
  • 10Southbound6:36

enregistrement

Studio Ramsès, juin, juillet et octobre 1981. "Southbound" : live au Palace, Paris, France.

line up

Patrick Gauthier (minimoog additionnel), Georges Grunblatt (minimoog), Bernard Paganotti (basse), Richard Pinhas (synthétiseurs, guitare), Clément Bailly (batterie), Jean-Philippe Goude (Minimoog, percussions)

remarques

chronique

Vous aviez entendu parler de Richard Pinhas ? Moi jamais il y a encore quelques semaines. Un jour, un ami, grand amateur de musiques electro, me glisse ce nom au milieu d'une conversation, puis passe à autre chose. Fin du premier épisode. Deuxième épisode : chez un petit disquaire parisien, j'aperçois cet objet, d'occasion. Je me remémore instantanément le conseil de mon ami, mais j'hésite à faire l'acquisition de ce disque. Avouez qu'il y a de quoi : une pochette presque aussi moche que celle du "Here come the warmjets" de Brian Eno (et la comparaison tombait plutôt bien, d'ailleurs) ; un titre qui ferait les délices des amateurs de philosophie en général et de Spinoza en particulier, mais qui ici semblait singulièrement ridicule ; et puis tous ces moogs et minimoogs indiqués au dos de la pochette, et l'année : 1982... non, décidément, je me méfiais. Mais certaines choses m'intriguaient tout de même : Bernard Paganotti à la basse, qui avait fait mes délices sur le "Live hhaï" de Magma ; la voix de "Gilles Deleuze" (le philosophe ?) sur deux des quatre parties de "L'éthique" ; et puis le titre du deuxième morceau : "Dedicated to K.C", était-ce LE King Crimson de Robert Fripp, groupe que j'idolâtrais ? Décidément, il fallait que je voie, ou plutôt que j'écoute, alors j'acquiers. Légère appréhension de retour chez moi en appuyant sur la touche "play" du lecteur de CD... Percussions étriquées, puis longs accords de moog qui installent une ambiance inquiétante, et solo de guitare déchirant qui arrive peu après ; le morceau se termine par un sample de voix distordu et une longue résonnance caverneuse. Mais bordel de dieu, c'est quoi ce truc ? Bon, voici le deuxième titre, ce fameux "Dedicated to K.C." : allais-je avoir ma réponse ? Eh bien, oui ! Rythmes syncopés impossibles et hyper-agressifs, basse monstrueuse de Paganotti, solos de guitare vénéneux et frippiens en diable : Richard Pinhas est tombé dans les langues d'alouette en aspic quand il était petit, impossible autrement. Et comme de juste, quand l'ombre de Fripp est quelque part, celle d'Eno n'est pas loin, c'est ce qu'on vérifie sur le titre suivant : "Melodic simple transition" (tout est dans le titre) avec synthés en cascade. Puis c'est reparti pour un tour avec "Belfast" : d'abord les synthés, puis Paganotti qui malaxe voluptueusement les cordes de sa basse, et la guitare enflammée qui conclut l'affaire. Faut-il que je continue ? Toutes les parties de "L'Ethique" sont également envoûtantes. "The Western Wail (part 1)" aurait un peu tendance à sonner comme du Giogio Moroder, eighties oblige, mais il y a quand même ces satanées éjaculations guitaristiques de Pinhas, et cette putain de basse qui vous gicle tout autant à la gueule. Tout ça speede à mort et le batteur n'est pas précisément un manchot non plus. OK, OK, abrégeons. Sur mon vieux CD tout pourri, il y avait aussi un dixième titre, "bonus track" même pas indiqué sur la pochette extérieure. C'est un enregistrement live : "Southbound". Et là, merveille ! ce que le bonhomme fait avec sa guitare en studio, il est capable de le refaire sur scène, EN MIEUX ! Bordel de nom de Dieu, cette fois-ci, c'est sûr, j'ai découvert le Robert Fripp français ! Troisième épisode : j'appris par la suite que Richard Pinhas était le fondateur d'un groupe de rock mythique des années 1970, "Heldon", avant de continuer plus tard sous son seul nom ; j'appris aussi que "L'Ethique" était loin d'être son meilleur album. M'en fous, même si ce disque a des faiblesses et qu'il ne mérite pas objectivement la note maximale, c'est pour moi le disque de la découverte. Et ce genre de découverte, comme vous le savez sans doute, ça n'a pas de prix...

note       Publiée le dimanche 27 mars 2005

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "L'éthique" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "L'éthique".

notes

Note moyenne        7 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "L'éthique".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "L'éthique".

torquemada Envoyez un message privé àtorquemada

Bon à savoir, merci

Note donnée au disque :       
SEN Envoyez un message privé àSEN

"Reverse" sorti en 2017 est une perle, un chef d'œuvre sombre, violent et torturé, surement le meilleur album de Pinhas !

Note donnée au disque :       
torquemada Envoyez un message privé àtorquemada

Superbe album, digne du meilleur d'Heldon. J'adore particulièrement la suite titre.

Note donnée au disque :       
üflrü dü zbrrü Envoyez un message privé àüflrü dü zbrrü

Encore une excellente découverte grâce à guts! celui avec Merzbow me fait bien envie aussi !

Note donnée au disque :       
docteur.justice Envoyez un message privé àdocteur.justice

dézolé ! gé pa lu leu dernier post zigail