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Richard Pinhas › Rhizosphere

5 titres - 41:19 min

  • 1/ Rhizosphere sequent (4:43)
  • 2/ A piece for Duncan (5:40)
  • 3/ Claire P. (4:45)
  • 4/ Trapeze/Interference (6:45)
  • 5/ Rhizosphere (17:45)

enregistrement

Studios Heldon, Paris, France (sur un 2 pistes), d'octobre 1976 à février 1977.

line up

François Auger (batterie sur "Rhizosphere"), Richard Pinhas (tout)

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
Styles personnels
avant-garde

Successeur immédiat de "Chronolyse", "Rhizosphere" est un peu plus accessible, quoique non moins expérimental, que son prédécesseur (à condition de ne pas trop se fier aux titres de ces albums : on peut dire que Pinhas a le chic pour effrayer d'éventuels auditeurs - sans compter la hideur de cette pochette). Richard Pinhas délaisse complètement la guitare pour se consacrer exclusivement aux moogs, générateurs d'écho, générateurs de fréquences, et autres diableries électroniques que peu d'artistes catalogués "pop", à part les Allemands de Can et de Kraftwerk en prise directe avec leur compatriote Stockhausen, maîtrisent encore dans les années 1970. Les pièces du présent disque ont l'heureuse caractéristique de n'avoir pas vieilli, sans doute parce que la performance technique y est mise au service d'une poétique sonore des plus épurées : de l'énergie cinétique de "Rhizosphere sequent" (annonce du thème qui sera développé dans "Rhizosphère"), transe qui va en s'accélérant, jusqu'à l'atmosphère sombre et malsaine de "Trapèze/Interference", en passant par les oiseaux électroniques de "A piece for Duncan", à l'ambiance apaisée, le solo de moog de "Claire P." sur fond d'un continuum sonore en arpèges répétitifs rappelant les premières pièces (les plus expérimentales) de Philip Glass (à qui le morceau est d'ailleurs dédié) ; on se laisse prendre sans mal. Enfin vient "Rhizosphere" : cela débute très exactement par une rythmique de train à vapeur qui s'élance sur ses rails (décidément, on se demande qui de Pinhas ou du duo Hütter/Schneider a trouvé l'idée en premier), puis débute le très long solo de batterie de François Auger (batteur attitré de Pinhas avec Heldon), dont les sonorités sont distordues allègrement tandis que vient se greffer le thème principal entendu dans "Rhizosphère sequent" : c'est comme si vous aviez un mix entre le "Similar motion" de Philip Glass et les solos de batterie psychédéliques de Sweet Smoke. Bref, une curiosité des plus attrayantes ; le genre de rencontres inattendues qui font la signature de Richard Pinhas.

note       Publiée le lundi 16 mai 2005

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Note moyenne        7 votes

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Alfred le Pingouin › mardi 4 mars 2014 - 23:58  message privé !

Première écoute, c'est franchement du haut niveau! Je préfère même ça à ce qu'il fait avec Heldon!

Note donnée au disque :       
synluk › mardi 14 janvier 2014 - 14:38  message privé !

A l'époque de sa sortie ce disque m'a filé une grande claque, enfin un français qui rivalisait avec les maitres teutoniques. pour moi un disque indispensable de la musique electronique française de 70's.

Note donnée au disque :       
torquemada › samedi 7 janvier 2012 - 17:06  message privé !

Celui-ci est intéressant mais un peu trop mou et minimaliste à mon goût. Par contre l'ajout de lives de la période "L'Ethique" rend l'objet moins dispensable.

Note donnée au disque :