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Heldon › Stand by

3 titres - 39:55 min

  • 1/ Stand by (14:04)
  • 2/ Une drôle de journée (3:59)
  • 3/ Bolero (21:44)

enregistrement

Studio Davout, Paris, France, avril et octobre 1978.

line up

François Auger (batterie, percussions), Didier Batard (basse), Klaus Blasquiz (voix), Patrick Gauthier (minimoog, piano, polymoog, claviers), Richard Pinhas (guitares, programmation, électronique, moog, polymoog, vocoder), Didier Badez (séquenceur).

remarques

chronique

Styles
electro
progressif
rock
Styles personnels
free-rock/fusion/avant-garde

Klaus Schulze et tous ces Allemands qui ont apporté dans les années 1970 une syntaxe électro à l'idiome rock auraient finalement dû prendre quelques vitamines supplémentaires, s'ils avaient voulu égaler en énergie le Heldon de cette période. Sur ce septième disque, testament du groupe de Richard Pinhas dans les années 1970 (après une continuation en solo, Pinhas reformera le projet sous la houlette de Maurice G. Dantec dans les années 1990), le guitariste continue d'offrir à quelques anciens membres de Magma l'occasion de se distinguer (heureusement, l’apport de Klaus Blasquiz est quand même discret), et il apporte surtout à son groupe une épitaphe digne de lui, et en particulier des sombres tourments post-industriels de "Un rêve sans conséquence spéciale" et d'"Interface", ses deux derniers méfaits en date. Au fil des disques, adoucissant les arrêtes de ses contours les plus expérimentaux, Heldon s'est aussi muté en une sorte de super-groupe français de prog-rock électro, qui trouve avec "Stand by" sa plus belle expression, même s'il y a un peu perdu en originalité. Alors disons que ce disque est le plus "progressif" des disques de Heldon (déduisez-en ce que vous voulez), et aussi son album le plus immédiatement percutant, efficace, à l'image du morceau éponyme qui ouvre les hostilités, 15 minutes menaçantes de prog-metal façon "Red" (difficile de s'en sortir). Puis, après le plaisant interlude cosmic-groove d'"Une drôle de journée", vient le second gros morceau de l'album, "Bolero", sorte d'opéra spatial et inter-galactique ayant pour base le fameux rythme de danse espagnole, divisé en huit parties : Appréhension, Boléro proprement dit, Recognition, Répétition, Rote armée fraction, Production, Distribution, Détérioration. L'introduction est fracassante, sombre et majestueuse, qui laisse bientôt place aux doubles croches typiques du boléro à la caisse claire. Puis, à travers les balancements de mellotrons et de synthétiseurs en tous genres réglés sur un tempo inamovible, vous entendrez les solos distordus de Pinhas à la guitare, qui une fois encore se livre sans retenue (et en live c'est encore mieux), ainsi que les percussions exotiques et "colossales" de François Auger. Beaucoup considèrent ce disque comme l'aboutissement du travail d'Heldon et leur plus grande réussite. Je ne suis pas tout à fait de cet avis, même s'il constitue sans doute la meilleure introduction au groupe.

note       Publiée le vendredi 12 août 2005

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notes

Note moyenne        11 votes

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synluk › mercredi 9 mars 2016 - 19:12  message privé !

Pour moi un des meilleurs si ce n'est le meilleur de cette période 10/10. SUBLIME album, musiciens de folie a leur apogée, une production sonore comme j'aurais aimé en entendre plus souvent a cette époque.( un peu dans la même lignée que Weidorje avec cette même masse sonore implacable qui vous déchire le cerveau )

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › mardi 21 avril 2015 - 12:03  message privé !

Vu que j'ai dejà le coffret live 75-79 je ne suis pas tellement intéressé par ces deux live. Par contre, l'idée de la réédition de Moshi de Wilen qui a l'air bien cher à trouver aujourd'hui.... je l'attends avec impatience!

mangetout › mardi 21 avril 2015 - 11:53  message privé !

Concernant les rééditions des vinyles de Pinhas, j'ai toujours les originaux, dont le "Soutien à la RAF" (en 3 ou 4 exemplaires, donné par Pinhas lui-même, lors d'une interview dans les années 90, le monsieur est très généreux en même temps que sympathique).

Klarinetthor › dimanche 19 avril 2015 - 18:51  message privé !
Jean Pierre Moko › lundi 15 décembre 2014 - 15:08  message privé !

intense

Note donnée au disque :