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Richard Pinhas › Chronolyse

9 titres - 52:56 min

  • 1/ Variation I sur le thème de Bene Gesserit (2:22)
  • 2/ Variation II sur le thème de Bene Gesserit (2:15)
  • 3/ Variation III sur le thème de Bene Gesserit (1:36)
  • 4/ Variation IV sur le thème de Bene Gesserit (1:44)
  • 5/ Variation V sur le thème de Bene Gesserit (1:35)
  • 6/ Variation VI sur le thème de Bene Gesserit (2:05)
  • 7/ Variation VII sur le thème de Bene Gesserit (4:33)
  • 8/ Duncan Idaho (6:12)
  • 9/ Paul Atreides (30:23)

enregistrement

Studio Heldon et studio Davout, Paris, France, de janvier à juin 1976.

line up

François Auger (percussion sur "Paul Atreides"), Didier Batard (basse sur "Paul Atreides"), Richard Pinhas (moog sur les "Variations sur le thème de Bene Gesserit" et "Duncan Idaho", guitare, mellotron et électronique ARP sur "Paul Atreides")

remarques

chronique

Styles
progressif
ambient
electro
Styles personnels
avant-garde

En 1976, lorsque Richard Pinhas se sépare temporairement de ses petits copains François Auger et Patrick Gauthier pour enregistrer un disque sous son seul nom, c'est pour livrer un album aux contours un peu plus expérimentaux et formalistes que les disques enregistrés sous le nom de Heldon, encore que la différence n'est pas si évidente que ça, et elle l'est d'autant moins sur la plage de trente minutes qui clôt ce disque, puisqu'on y retrouve Auger aux percussions avec Didier Batard à la basse... Quant à la musique de ce "Chronolyse", eh bien, croyez-le ou non, elle est dédiée à tous les fans de science-fiction, et en particulier à tous les adorateurs de "Dune", la fameuse saga de Frank Herbert : faut-il y voir une honteuse tentative du guitariste/électronicien/deleuzien français pour se rallier des fans supplémentaires, ou bien faut-il remettre cela dans le contexte et dans l'esprit d'un mouvement new-age qui puisait dans les livres de Herbert (fresque écologiste avant la lettre), comme dans les musiques orientales, ou répétitives, ou expérimentales à tendance "zen", quelques ressources de régénération spirituelle ? Un peu les deux, sans doute. Toujours est-il que ce disque est un des plus austères de Richard Pinhas. Les huit premiers titres sont jouées par le Français seul, qui use d'un moog passé à travers un générateur d'échos revox, afin de créer un effet hypnotique par la répétition sans fin d'harmonies et de rythmes minimalistes. Dans les "Variations sur le thème de Bene Gesserit", le terme de "Variation" est à prendre au pied de la lettre puisqu'il s'agit bien du même thème mélodique qui est exploité, à travers une multitude de nuances et de textures sonores différentes. Seule la septième et dernière parvient à mon avis à répondre aux intentions de Pinhas et à subjuguer l'auditeur - mais peut-être cela est-il dû précisément au fait qu'arrivant en dernier, elle synthétise et résume un propos auquel les six premières variations nous avait préparés. "Duncan Idaho", dans la même veine façon "Trans-Europe-Express" de Kraftwerk, suscite un mouvement vers l'avant et emporte l'adhésion. Le gros morceau de ce disque reste bien évidemment le titre final, "Paul Atréides", du nom du héros du livre de Frank Herbert. Trente minutes de nappes sombres, de pépiements électroniques et d'harmonies d'outre-tombe qui laissent progressivement émerger un trio guitare-basse-batterie, lequel entreprend une interminable jam-session vaguement psychédélique sur fond de mellotron dissonant, avant de retomber dans les brumes synthétiques à travers lesquelles il s'était frayé une voie. Certains d'entre vous adoreront peut-être ; quant à moi, j'avoue avoir trouvé ça un tantinet longuet. La prochaine fois, j'écouterai ça en regardant le "Dune" de David Lynch sans le son, histoire, au moins, de rigoler un peu.

note       Publiée le lundi 16 mai 2005

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torquemada › lundi 16 mai 2005 - 23:36  message privé !
il ne faut pas blâmer Lynch : il a réussi à faire un film de deux heures à partir du bouquin d'Herbert en incorporant des éléments de son univers, c'est déjà pas mal. L'adaptation pour la télé US, beaucoup plus fidèle ( six heures en tout ) est aussi très fade et n'a pas les fulgurances de la version de Lynch.
Trimalcion › lundi 16 mai 2005 - 22:53  message privé !
avatar
Tiens, je me souvenais que le film de Lynch était loupé, mais j'avais oublié que Toto était de la fête... :-)
Note donnée au disque :       
torquemada › lundi 16 mai 2005 - 21:43  message privé !
tu préfères pas la BO du film par... Toto pour rigoler un peu ( je suis médisant le thème écrit par Eno est excellent ). PS : il parait que K.Schulze a aussi enregistré un concept album sur Dune.