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Heldon › Agneta Nilsson

5 titres - 49:22 min

  • 1/ Perspective I (où comment procède le nihilisme actif) (10:26)
  • 2/ Perspective II (3:13)
  • 3/ Perspective III (Baader-Meinhof blues) (10:48)
  • 4/ Bassong (2:59)
  • 5/ Perspective IV (21:45)

enregistrement

Schizo studios sauf "Perspective IV" : studios Davout, Paris, France, entre septembre 1975 et janvier 1976.

line up

Alain Bellaïche (basse sur "Perspective IV"), Michel Ettori (guitares sur "Bassong"), Patrick Gauthier (minimoog sur "Perspective IV"), Richard Pinhas (guitare, électronique, mellotron), Gérard Prévost (basse sur "Bassong"), Coco Roussel (batterie, percussions sur "Perspective II" et "Perspective IV"), Philibert Rossi (mellotron sur "Perspective I")

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
progressif
Styles personnels
avant-garde

Voilà, c'est ici que les choses sérieuses commencent. "Agneta Nilsson" possède bien sûr les défauts d'un album de transition, le Français cherche à se démarquer des influences trop prégnantes de ses premières oeuvres, et ce quatrième album d'Heldon souffre d'être un brin décousu, hétérogène. Pourtant, un pas a été franchi : dès les premières secondes de "Perpective I", avec ses lentes nappes de synthé et de mellotron, une nouvelle menace plane, plus sombre, plus souterraine. Les rythmiques assurées au séquenceur sont devenues plus martiales, plus obsédantes. Le niveau d'agression musicale, sans atteindre les sommets du disque suivant, est monté d'un cran. Et puis le virage de fusion rock-électro est cette fois bien amorcé, quoiqu'on serait davantage tenté de parler de superposition. Ainsi, "Perspective IV" (ou comment Pinhas sort de son home-studio…) propose pour la première fois, après une alléchante introduction au synthé et aux percussions, cet assemblage incertain entre le travail de Pinhas au générateur de fréquence, qui se mêle à une session d'improvisation blues-rock endiablée, dominée par de monstrueux solos de guitare et de moog... une musique étrange, violente, quasi extra-terrestre ; puis c'est au tour de la batterie seule (avec Coco Roussel, futur batteur de "Happy the man") de se livrer à un soliloque rageur sur fond de boucles electro motoriques, procédé qui sera repris quasiment à l'identique sur "Rhizosphère". Une même pulsation "à la Philip Glass" est employée dans "Perpective III", pretexte à un nouveau solo torturé de Richard Pinhas à la guitare. Enfin, notons la présence du surprenant "Bassong", sur lequel Pinhas laisse place aux seuls Michel Ettori à la guitare et Gérard Prevost à la basse, intermède rêveur et un peu acide, composition aux charmes éthérées qui offre à l'auditeur un répit salvateur.

note       Publiée le vendredi 12 août 2005

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notes

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mangetout › dimanche 3 juillet 2016 - 16:23  message privé !

Le "Baader-Meinhof blues" est quand même une sacrée mandale dans la gueule, direct, rageur, entêtant, télescopage invraisemblable entre le gauchisme et un conglomérat de Fripp/Eno/King Crimson/Tangerine Dream/Philip Glass et quel titre !