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Kazuki Tomokawa › Ore no Uchi de Nari Yamanai Uta

vinyl 33t • 10 titres • 35:37 min

  • 1Circus3:51
  • 2One's Dying Hour3:44
  • 3Upon The Lake3:01
  • 4Going Back Home3:00
  • 5Kuwana Station2:57
  • 6Song Of A Summer Day2:21
  • 7For The Tainted Sorrow3:00
  • 8Dusk Of A Spring Day4:20
  • 9Rainfall In June3:30
  • 10Sonny Boy4:53

enregistrement

Enregistré entre mai et juin 1978 aux studios Freedom et Sunrise.

line up

Toshiaki Ishizuka (percussions), Kazuki Tomokawa (voix, guitare), Kyoko Furuya (piano)

Musiciens additionnels : J.a. Seazer (arrangements), Manjushage (chœurs), Takeshi Mori (guitare), Yoshinobu Hiraiwa (claviers), Keiko Tanba (basse), Shinichi Takemura (basse) Tsuneo Oishi (batterie), Koji Ishii (tuba), Shoji Maeda (flûtes, saxophone), Yoshishige Yamada (cor), Yukio Eto (ocarina), Yoshio Morimoto (harmonica), Takashi Kato (violon), Teiji Okubo (violon), Yoichiro Kobayashi (violon), Yoshinori Tada (violon), Hiroo Horiguchi (violon à pavillon)

remarques

chronique

Styles
folk
psychédélique
Styles personnels
acid folk nippon

A l'occasion de sa seconde association avec J.A. Seazer, Kazuki Tomokawa choisit de mettre en musique un album complet de poèmes de son mentor spirituel, Chuya Nakahara ; âme soeur proche d'un Rimbaud et influence tant pour lui que pour bien d'autres poètes contemporains, par exemple Yasuhiro Yotsumoto. Le fait n'est pas anodin : jusqu'ici, personne n'avait vraiment osé dédier un disque longue durée à un même auteur disparu. Pour le fan de Tomokawa, c'est à nouveau une flanquée de refrains bien connus qui deviendront des standards de son répertoire (le superbe "Upon the Lake", le térébrant "Sonny Boy" qui jalonne sa discographie), constamment servis avec un regard noir de crooner de la campagne. De son côté, le compositeur avant-gardiste verse dans des orchestrations pimpantes, fluettes voire pastorales - c'est assez perturbant au départ, quand on sait que Nakahara, fauché en pleine jeunesse, a écrit des textes sombres - auteur notamment d'un "Os" très baudelairien. Mais le jeune prodige à la plume acérée était lui-même un moderniste aux prises de position paradoxales ; et finalement, le style fleuri de Seazer est plutôt adapté à la situation, en particulier quand ce dernier s'entoure de toute sa clique (tuba, cor, violons, flûtes, ocarina...). C'est en tout cas vrai à l'époque, car comme Ferré accompagné du groupe Zoo, la musique pèche un peu et avec le recul, accumule quelques clichés. Les arrangements ne sont pas pauvres, mais sentent un peu la naphtaline. Ils arracheraient presque les textes à leur cadre intimiste : impression vérifiée en 2006, quand Tomokawa se livrera à l'enregistrement de versions solo acoustique cent fois plus convaincantes ("Dusk of a Spring Day", "Rainfall in June" et surtout "Song of A Summer day" en ressortiront comme transfigurés). Enfin, on ne va pas jeter la pierre à ce quatrième album, ce serait mesquin. Beaucoup le considèrent encore comme un chef-d’œuvre ultime. Et c'est vrai, en définitive, Tomokawa tire largement son épingle du jeu. L'indéboulonnable "Circus", avec ses onomatopées dessinant le balancement d'un trapèze, appelle de prochains numéros d'acrobatie en tandem : derrière les fûts, Toshiaki Ishizuka deviendra bientôt la main talquée d'une longue et prolifique performance dans laquelle le chanteur, avec assurance, se lancera avec lui pour le meilleur - et rien que pour le meilleur.

note       Publiée le jeudi 26 janvier 2017

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