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Kazuki Tomokawa › Live - Manda-La Special

  • 1993 • Psf PSFD-36 • 1 CD

cd • 16 titres • 75:26 min

  • 1Look at the Sky, It's Like the Ocean4:20
  • 2Dance5:23
  • 3Trees are Spring Itself4:06
  • 4He Was There7:51
  • 5A Dog6:10
  • 6Burning House6:09
  • 7Nothing Left but the End of the World4:12
  • 8Winters Are Just So Wretched3:08
  • 9My Flower5:22
  • 10Upon the Lake2:57
  • 11Merciless Beauty4:33
  • 12Say that You Are Alive2:42
  • 13Going to Buy a Festival Flower3:02
  • 14Storms in the Dead of Night5:00
  • 15Brother4:54
  • 16Waltz5:37

enregistrement

Enregistré à Manda-La2.

line up

Toshiaki Ishizuka (percussions), Kazuki Tomokawa (guitare, chant), Masato Nagahata (accordéon, piano)

Musiciens additionnels : Kyoko Aihara (piano)

remarques

chronique

Styles
folk
Styles personnels
chamber folk

Une petite quinzaine d’années après son premier album live, Kazuki Tomokawa se voit offrir en 1993 une deuxième occasion de briller dans le giron de son nouveau label protecteur – concert enregistré au Manda-La, refuge incontournable d’artistes underground (et autres épaves des années 80) qu’il aura beaucoup fréquenté. Sur scène – même s’il n’y est pas toujours parvenu dans sa carrière – le chanteur cherche à se concentrer sur le public, et demande à l'assistance de faire de même. Pour lui, prendre sa musique à la légère ou ne pas pouvoir accepter le cri de l’âme est proprement inacceptable ; dans un mauvais soir, ça pourrait en venir rapidement aux mains. Cela dit, pas de violence ce(s) soir(s)-là, mais un soin esthétique qu’on trouve ici intact dans l’exécution. Tomokawa se présente dans une situation de contrôle et d’échange avec le public présent, et en ce sens, s’assure de faire le show en vrai professionnel : en solo, on le comparerait presque avec Vladimir Vissotsky. Il interprète en grande majorité des titres anciens ("Winters Are Just So Wretched", "Umi Shizuka", "Merciless Beauty"), encore très marqué par la perte de son frère ; peu de compositions récentes ("My Flower", "Storms in the Dead of Night"), comme s'il n'était pas encore tout à fait assuré ; et des poèmes qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, puisqu'ils ne paraissent sur aucun autre enregistrement. L'entrée se fait en catimini ; l’accordéon éclot peu après, et Ishizuka vient pimenter le débat en battant la breloque de l’enfer dès son apparition sur "A Dog". Le piano, lui, viendra plus tard. Le mixage de la console joue pour beaucoup dans le rendu final et confère au batteur une présence presque diabolique. Ses coups retentissent et tonitruent, emplissent l’espace disponible. Outre l’excellence des textes et le rayonnement de la voix (même si ça patine un peu), ce Manda-La Special permet aussi de mieux comprendre l’analogie faite au sujet de l’ancien batteur de Zuno Keisatsu : Tomokawa considère son ami musicien capable de faire chanter les anges et les démons, d’être à la fois doux et implacable dans son jeu. Une description qui, étrangement, pourrait bien convenir à lui-même et son charisme déconcertant, son effet raboteux d’attraction-répulsion, véritablement à l’œuvre sur ce disque qui confirme un retour inespéré.

note       Publiée le dimanche 17 septembre 2017

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