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Kazuki Tomokawa › Hitori Bon-Odoli

  • 1995 - Psf, PSFD-59 (1 cd)

cd | 8 titres | 31:43 min

  • 1 Dance a Bonodori Alone [7:23]
  • 2 Eating With Those Googly Eyes of Yours [6:22]
  • 3 The Demons' Golden Legend [3:27]
  • 4 A Madder-Colored Summer [2:11]
  • 5 Tou-Gen [2:25]
  • 6 Oiwa-San [4:09]
  • 7 Midara Mandara [2:05]
  • 8 Goodfellows [3:41]

enregistrement

Enregistré par Masanori Ihara.

line up

Toshiaki Ishizuka (percussions), Kazuki Tomokawa (guitare, chant), Motoharu Yoshizawa (basse), Masato Nagahata (piano, accordéon)

chronique

Styles
folk
jazz
avant garde
musique improvisée
Styles personnels
cracheur de folk

Faisant suite à un disque tout aussi oblique, Hitori Bon-Odoli frappe par le son métallique des cordes et rappelle fortement chez Tomokawa l’état d’esprit de son magnum opus de 1981, la poursuite d’un rêve sous forme de cauchemar à l’ambiance plus sombre. De retour en studio avec Motoharu Yoshizawa, toujours soutenu par le tentaculaire Toshiaki Ishizuka (alors membre du groupe jazz-rock Cinorama), la parole est de nouveau donnée à l’improvisation dans un cadre avant-folk à la dérive, tacheté de percussions traditionnelles dansant sur une armée de fourmis. La première chanson prête son titre à l’album : morceau intransigeant, tempête de basse mâchant le bois, référence claire aux festivals qui salue la venue d’âmes défuntes sur des cris discordants. La part belle est plus que jamais laissée à la recherche sonore, timbrale, et Tomokawa veut poser un regard neuf sur sa pratique musicale ; il y parvient différemment en deuxième piste, sur une basse veloutée comme un désir d’amour qui vient calmer le jeu. Les chuchotements tendent les cordes de l’instrument ; la composition de Yoshizawa s’éloigne avec maestria de ses chambardements free, elle esquisse ici le profil d’une étrange quiétude. Au passage de grelots, deux courtes chansons (dont le tube écorché de l’album, "A Madder-Colored Summer") précédent des mises en musique de textes signés Wahei Tatematsu, romancier bientôt engagé dans la cause environnementale, à travers la douceur de perles posées sur le piano et l'indéfectible accordéon de Nagahata. Le spectre vengeur d’Oiwa annonce le format classique de Tomokawa, qu'on retrouve sur un tempo de valse mélancolique à la Comelade qui, au demeurant, préfigure les Pascals. Enfin, difficile de savoir s’il s’agit d’une référence directe au célèbre film de Scorcese, mais Tomokawa finit par lâcher quelques mots en anglais sur "Goodfellows" à l’ossature plus chaotique, dissoute dans un fade-out qui révolte tant on voudrait en entendre bien davantage. Hitori Bon-Odoli est certes court, mais dopé par le jeu de Motoharu Yoshizawa (dont c’est, hélas, l’ultime contribution dans le microcosme folk), ce disque s’impose comme une écoute semi-indispensable.

note       Publiée le mercredi 18 octobre 2017

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DukeOfPrunes › mercredi 18 octobre 2017 - 10:57  message privé !
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Bon les gars, je vous rassure, je vais m'arrêter là pour Tomokawa (vingt ans de carrière résumés sur Guts, ça devrait suffire, hein ?).

Note donnée au disque :