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Kazuki Tomokawa › Yatto Ichimaime

  • 1975 • Harvest YC-8002 • 1 LP 33 tours

vinyl 33t • 14 titres • 45:27 min

  • 1Childhood Adolescence4:08
  • 2The Soul4:22
  • 3Yumiko's Spring3:15
  • 4A Song of Nothingness3:18
  • 5Burying Place4:06
  • 6Glory to The Sutra, Hail Lotus Sutra3:41
  • 7Phone0:36
  • 8Chorus of Akita's Social Rebellion2:34
  • 9Academy of Planet Earth1:34
  • 10The Defiant 23 Year Old3:03
  • 11Mr. Ishimori2:46
  • 12(The First) Festival of the Dead1:24
  • 13A Sly Thief Runs Through the Night5:14
  • 14A Bright Night5:26

line up

Toshiaki Ishizuka (percussions, arrangements), Kazuki Tomokawa (voix, guitare), Kazuo Suguro (guitare, guitare électrique), Takashi Maeda (basse), Takeshi Yagishita (batterie), Kyoko Furuya (claviers)

Musiciens additionnels : Hiromi Yoshida (guitare), Iroha Shimai (percussions), Toyofuji (shamisen), Toyoshizu (shamisen), Tatsuyuki Nagasu (guitare, guitare électrique), Toshio Ogiwara (batterie), Ikutaro Fukuda (guitare électrique)

remarques

chronique

Styles
folk
world music
Styles personnels
kansai folk

En 1975 sort "enfin" le disque attendu de feu Tenji Nozoki, officiellement connu sous le patronyme de Kazuki Tomokawa par son public. Cet album arrive sur le tard, quelques cinq années après ses débuts, alors que nombre d'idéologies contestataires se propageaient sur les camps japonais, et partage les valeurs d'un mouvement kansai folk en perte de vitesse, largement influencé par Bob Dylan, Pete Seeger et plus largement, le folk-rock américain. Derrière les cris, ce premier jet attire des réserves sensiblement comparables à celles qu'on pourrait objecter à tant d'autres singers-songwriters (je pense à Neil Young en 1968) : ici, en filigrane, la patte artistique et la portion idiosyncratique se glissent derrière un ensemble hétérogène, où un certain raffinement fait défaut. L'instrumentation typique de la période force le trait et présente pas mal de points communs avec la majorité des folk acts nippons, qu'on parle de rock ("A Bright Night") ou de ballades douces ("Yumiko's Spring"). La voix du jeune Tomokawa, chevrotante, se mêle à des timbres type mandoline ou les quelques patates électriques de Kazuo Suguro. L'ancien manager de basket-ball se cherche encore. Est-ce pour pallier certains manques ? En intégrant des ingrédients purement japonais à sa musique, il fait surgir une énergie positive, le sourire en coin. Il pioche volontairement dans le min'yo ("Chorus of Akita's Social Rebellion") comme un réflexe de début de carrière. Il se met même en scène dans "Mr. Ishimori". Le disque est donc bien typé 70s, que la balance penche du côté US un brin mielleux ("Academy of Planet Earth") ou du côté régional : le pénultième morceau et sa dimension théâtrale, portée par des chœurs légers, annoncent presque la rencontre à venir avec le génial J.A. Seazer. Yatto Ichimaime est souvent beau, parfois obtus, moyennant des excentricités presque malvenues ("Phone") et des arrangements rock datés ne l'empêchant pourtant pas de se placer au-dessus de la moyenne. Cette disparité stylistique façonne un album assez particulier au regard du reste de la discographie du poète ; il faudra donc patienter encore un peu pour voir émerger un spectre plus précis de sa véritable personnalité.

note       Publiée le jeudi 26 janvier 2017

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DukeOfPrunes › jeudi 26 janvier 2017 - 22:37  message privé !
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C'est un bon, voire très bon album. J'ai pris beaucoup de plaisir à le réécouter, mais bon, je suis un fan indécrottable de Tomokawa, ça compte pas. Le 3/5 est un peu sévère, mais il faut bien pouvoir aller jusqu'à 6 après ;)

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › jeudi 26 janvier 2017 - 20:12  message privé !

Ils m'ont bien scotché, ces premiers cris, sur le premier ou second titre. Avec la prod sans concession qui les laisse bien monter pour dechirer les tympans.

Note donnée au disque :