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Kazuki Tomokawa › Works Of Chuya Nakahara

  • 2006 - Psf, PSFD-145/TOMOKAWA-6 (1 cd digipack)

cd | 10 titres | 34:31 min

  • 1 Circus [4:44]
  • 2 Song Of A Summer Day [2:36]
  • 3 Kuwana Station [3:49]
  • 4 Going Back Home [3:06]
  • 5 Dusk Of A Spring Day [3:49]
  • 6 Rainfall In June [2:50]
  • 7 For The Tainted Sorrow [2:53]
  • 8 One's Dying Hour [3:09]
  • 9 Sonny Boy [4:31]
  • 10 Upon The Lake [2:56]

line up

Kazuki Tomokawa (guitare, voix)

remarques

Sixième et ultime disque de la collection spéciale "Picture Jacket" dédiée à Tomokawa en 2006.

chronique

Styles
folk
Styles personnels
poésie apaisée

En 2003, pour célébrer les trente ans de carrière de Kazuki Tomokawa comme musicien professionnel, le label PSF édite un superbe coffret renfermant tous les albums sortis jusqu'alors depuis 1993, plus trois compilations d'enregistrements inédits. Parmi ces trésors, une revisite acoustique solo du quatrième album, dédié à Chuya Nakahara, de 1977 ; la demande est telle que trois ans plus tard, les écuries Ikeezumi en font un volume de choix dans la série des "Picture Jacket Collection", toutes magnifiquement illustrées par des peintures et dessins de Tomokawa. On dépasse ici le simple cadre des archives pour toucher au cœur-même de la poésie qui a forgé la destinée du chanteur. Pour le jeune Tenji Nozoki, détestant l'école et les livres, c'est la poésie qui - comme chez Brassens - a été la clé de sa propre conscience ; à treize ans, de corvée de rangement de bibliothèque, il ouvre par hasard un livre mal rangé et tombe sur un vers de Nakahara, "Holà holà, ce sont mes os" ; choc énorme, séisme intérieur. "Comme si le ciel et la terre s'effondraient". Cette histoire n'a pas valeur de vaine anecdote, mais d'instant capital de la vie de Tomokawa : son ouverture à l'art, aux mots, à la puissance de l'image. La volonté d'aller toujours plus loin. La naissance d'un poète mordant qui, la cinquantaine entamée, rend par la musique un hommage franc à son guide spirituel, seul, sans artifice. Une beauté simple et directe qui fait peser chaque mot, comme Tonton Georges chez Villon - mais avec le timbre de Tim Buckley et son inextinguible soif vitale en plus. La relation entre les deux poètes est une fusion d'âmes par-delà la mort, une rencontre qui, contrairement aux autres, n'est pas synonyme de séparation pour l'interprète. C'est peut-être cette idée-là, quelque part apaisée par la constance du rapport maître à élève, qui explique le magnétisme immédiat de cet album, auquel on succombe dès la première vibration de corde, le premier grelot de voix. Libre à chacun d'aller ouvrir sa propre page d'existence...

note       Publiée le samedi 6 janvier 2018

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DukeOfPrunes › dimanche 15 avril 2018 - 22:19  message privé !
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Oui, mais je connais moins bien. Il faudrait que je réécoute tous ses disques avec une oreille plus fine. Il y a une interview (entièrement en japonais, malheureusement) dans laquelle il revient sur sa carrière, ce doit être assez passionnant. On connaît très mal le folk coréen, et à en croire certains textes sur le web, y a de sacrées pépites... :)

Note donnée au disque :       
Alfred le Pingouin › mercredi 4 avril 2018 - 21:45  message privé !

Chez P.S.F, y a Kim Doo Soo aussi tu connais? Incroyable, je m'en remettrais juste pas...