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Premature Ejaculation › Attempts at 7

cd • 1 titre

  • 1Attempts at 7

enregistrement

L'enregistrement original se situe probablement entre 1984 et 86, sans réelle certitude

remarques

chronique

'Attempts at 7' se présente comme une longue pièce de 40 minutes séparée en divers moments et dans leur souhait de restituer le travail de Rozz le plus exactement possible les membres de Malaise Music ont préféré conserver l'idée plutôt que de fixer arbitrairement des coupures qui n'auraient pas été prévues. La technique de départ évoque '6', une sorte de tremblement musical comme une rayure sur un vinyl débouchant sur un bref extrait de discours vite écrasé par une boucle répétitive au rythme pesant dont les sonorités rappellent de loin le morceau 'Pigface show and tell' sur la compilation 'American gothic', laquelle va s'écouler de macabre manière durant près de quatre minutes avant de céder à une courte piste grinçante qui laissera place à son tour à une nouvelle boucle crée à partir d'une ligne néoclassique rendue chevrotante, comme malade. Les loops ainsi crées n'ont nul besoin d'être saturées, c'est leur répétition ad nauseam qui génère le malaise. On découvre même dans ces jeux de torsions, accélérations, ralentissements, cassures, une forme d'humour psychédélique, un peu comme si les appareils électroménagers d'un foyer se mettaient à développer leur propre vie, avec des instants cocasses mais d'autres nettement plus malsains, voir flippants. On notera le soin apporté quant à l'enchaînement de ces diverses séquences, plutôt fluide, permettant plus aisément de s'enfiler ces quarante minutes pas forcément à la portée de toutes les oreilles. Si l'on se laisse parfois berner par la torpeur, quelques éclats comme la boucle vocale éclatant à la dix-septième minute relancent l'attention pour une orientation musicale légèrement différente où les bruitages l'emportent dans la création des séquences comme une sorte de bouffée plus 'légère' avant le retour, juste à l'orée de la demi-heure, à des sonorités plus basses, pour un final sonnant comme un rituel enregistré dans une cave, non depuis la pièce elle-même, mais depuis celle d'à côté, à travers les murs, d'où ce rendu étouffé et sombre constituant d'ailleurs ma portion préférée de cette étrange partition maladive écrite par un Rozz Williams plus expérimentateur que jamais mais sans gratuité avec une cohérence remarquable même si l'on n'échappe bien entendu pas aux longueurs indissociables d'un tel exercice.

note       Publiée le mardi 25 octobre 2011

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novy_9 › vendredi 22 novembre 2013 - 16:43  message privé !

celui là aussi est très chouette, on se laisse emporter par toute cette évolution de sons et de boucles, un grand collage industriel de 40 minutes. ils font chier de sortir ça en cdr ... un vrai cd pour ce genre de sortie et d'artiste c'est la moindre des choses grr

Note donnée au disque :