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Premature Ejaculation › Death Culture

cd • 11 titres

  • 1Chicken coup
  • 2Frightened
  • 3Control this/Metrazol
  • 4Poison
  • 5Somebody do something
  • 6Amoked
  • 7Visitation
  • 8Prugelknaben
  • 9Pig face show and tell/blue honey
  • 10The pain is severe
  • 11Strong and tactice

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remarques

Paru à l'origine sous forme de K7 avec une pochette différente

chronique

En matière de musique industrielle, il est grotesque de parler de tubes; il est cependant indéniable que certaines pièces comptent comme des classiques (‘Armenia’ de Einstuerzende Neubauten, ‘Total war’ de NON, pour n’en citer que deux). Grâce à la dévotion sans faille d’adeptes du culte de Rozz Williams, voici rééditée la cassette ‘Death Culture’ incluant le ‘tube’ de Premature Ejaculation, ou du moins, pour beaucoup d’entre nous, le premier que nous ayons découvert (via la compilation ‘American Gothic’, chroniquée en ces pages): ‘Pig face show and tell’. La première pièce prêterait à sourire vu son titre (‘le poulailler’) et ses caquètements étouffés de poules mêlés de bruissements, frottements divers, mais ‘Frightened’ rappelle vite que le propos n’a rien de comique. Les boucles et le drone évoquent diverses compositions de PE où ils ont été utilisés…Hypnotiques, malsains, ils séduisent avec leur climat sure tranché de quelques coups métalliques. Imaginez-vous dans ‘Inland Empire’ de David Lynch qui partirait totalement en sucette et vous appréhenderez un début d’idée de l’ambiance de ‘Control this/Metrazol’; cette musique étouffe en douceur comme un boa sa proie…Boucles simples aux sonorités assez peu agressives mais claustrophobes, séduisantes comme la rouille gagnant une carcasse métallique. Cette technique de produire des sons étouffés dégage quelque chose de suave et empoisonné avec impression souterraine. Rien qui ne fasse peur mais rien qui ne rassure non plus. Une attente dépouillée, une sensation de solitude, de perte (‘Poison’), d’obscurité emplie de bruits, d'éclats de voix (‘Somebody do something’). ‘Amoked’ constituait la fin de la première face de la K7, comme pour préparer l’auditeur à la suite, une suite moins dépouillée, plus tenace dans ses sons, même si la touche hypnotique de ‘Visitation’ laisse planer un reste d’illusion. Avec ‘Pig face show and tell’ suivi de sa séquelle ‘Blue honey’, plus question d’espérer, les boucles se font plus bruitistes, inquiétantes, une cymbale marque le rythme tandis qu’une voix de politicien souhaite le meilleur aux jeunes soldats envoyés sur le front. J’avoue qu’il compte toujours parmi mes compositions favorites de Premature Ejaculation de par le travail subtil réalisé dans le choix des sources sonores et leur mixage. Tout aussi efficace, ‘The pain is severe’ joue également sur l’effet de répétition entrecoupée de grincements. Idem sur le final qui travaille les mêmes techniques mais un cran au dessus niveau climat en renouant avec la base de la face A, comme si l’auditeur, plongé dans la nuit totale, sentait arriver sa propre agonie au rythme du sang battant dans ses veines (les bourdonnements de mouches confirment)…Un vrai film d’horreur sans image.

note       Publiée le vendredi 7 août 2015

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