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The Young Gods › Music for artificial clouds

cd • 12 titres

  • 1Eregeen
  • 2Oxiam
  • 3Arcia
  • 4Ophiushi
  • 5Pompom girl
  • 6Iwasi
  • 7Tangram
  • 8Dew point five
  • 9Double moon
  • 10Paucari
  • 11Magnetosphere
  • 12Sandvaten

enregistrement

TYG studio Artamis, Boa Studio, Suisse.

line up

Franz Treichler (musique), Bernard Trontin (musique), Alain Monod (musique)

remarques

chronique

Styles
ambient

Chapeau, les Young Gods ! Non, vraiment, il fallait oser (et il n'y a dans ce commentaire aucune ironie). Oser quoi ? Sortir sous leur nom, un album instrumental si totalement différent de tout ce qu'ils avaient pu composer jusque là (exception faite peut-être des remixes maison de 'Only heaven')...En effet, les fans du groupe qui se rueront sur ce disque, les yeux injectés de sang, se verront freinés net dans leur élan et leurs yeux auront alors plutôt tendance à s'arrondir comme des soucoupes et quitter leur teinte rougeâtre...Nulle batterie sauvage, nul sample de guitares ni autre sonorités grinçante, quant au chant de Franz Treichler...encore moins ! 'Music for artificial clouds' est un album purement ambient, dans une veine très éthnique, composé de sonorités tirées de la jungle (d'après mes espions) retravaillées, recomposées, et collées ensemble...la parfaite bande-son pour un documentaire sur la nature. Alors, c'est clair, ce sont les Young Gods aux commandes donc c'est très bien fait, c'est très relaxant (on frise le new age) mais ce que c'est ennuyeux ! A moins d'écouter ça comme musique de fond en travaillant ou pour s'endormir après avoir allumé des bâtons d'encens, on a vite tendance à ne plus prêter attention aux textures des morceaux pour n'écouter que d'une oreille distraite...Ceci étant dit, je respecte les Young Gods pour avoir assumé cet album sans l'avoir fait passer pour un quelconque side-project. Le groupe a toujours refusé les carcans et il le prouve de belle manière par un disque qui, bien que réservé à un public restreint, clouera le bec de ceux qui leur reprochait un son toujours plus facilement identifiable.

note       Publiée le lundi 10 octobre 2005

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notes

Note moyenne        7 votes

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Tacrolimus › lundi 23 janvier 2017 - 16:44  message privé !

100% OK avec tout le monde en dehors de Twilight. Rétrospectivement, ce disque demeure un ovni; à replacer dans la sphère ambiant au sens large et plus que prolifique en 2017. Loin de ces mouvances des années 2010 et pas toujours très inspirées, à fond les manettes dans le drone ou au contraire dans la levée de pied à outrance du modern classical, on est ici dans un univers très personnel et au combien propice au voyage intérieur. C'est liquide. A placer aux côtés de Brain Dance de F.Treichler tout seul, d'heaven deconstruction mais aussi de Comet d'Al Comet, un chouette disque aussi bien que plus rythmé.

Note donnée au disque :       
nicola › samedi 6 février 2016 - 15:14  message privé !

Quelqu’un pour Heaven deconstruction ?

Dioneo › samedi 6 février 2016 - 14:32  message privé !
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Je le trouve toujours aussi bon, moi, celui-là. Comme disait Wotz, pas besoin d'encens... Ni de rituel ou quoi, pour ma part. Je le trouve très "pénétrant", ce fluide flottant avec tous les détails-particules qui y flottent. Une veine très "tripante" c'est sûr, et bien différente de leurs trucs à batterie + bruits mais pas incompatible du tout ni "illogique" qu'ils aient sorti ça, à mon sens. Je l'entends comme une autre, euh, consistance, contrée... de leurs tentatives de toucher le monde au plus près, nature-avec-humains ou quoi, on appellera ça comme on voudra, en incluant les villes comme biotops. Sauf que là, en effet, c'est le versant luxuriance loin des routes.

Note donnée au disque :       
mangetout › samedi 4 juin 2011 - 15:14  message privé !

Un véritable chef d’œuvres aux antipodes de leurs premiers amours industrialo-métallo-samplés, nous sommes ici environnés par des sonorités tour à tour liquides, telluriques ou "carillonnantes" architecturées à la façon de certaines pièces de Brian Eno voire même à certains moment de Steve Roach ou Robert Rich, le tout dégageant l'impression tenace d'un rêve éveillé en lévitation sur des nuages artificiels donc... une merveille redécouverte à chaque écoute, écoutes réalisées à intervalles plus ou moins longs afin de ne pas flétrir trop vite ces douze belles et fragiles corolles atmosphériques (la dernière fois il y a 4 ans donc)...

Wotzenknecht › dimanche 21 mars 2010 - 19:54  message privé !
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Nul besoin d'encens... ce petit voyage stratosphérique passe parfaitement entre deux compilations em:t !

Note donnée au disque :