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The Young Gods › The Young Gods play Terry Riley In C

  • 2022 • Two gentlemen TWOGTL-101-LP • Lim • 1000 copies • 2 Supports mixtes

lp • 4 titres

  • 1Patterns 1 to 21
  • 2Patterns 22 to 35
  • 3Patterns 36 to 53
  • 4Patterns 1 to 26 (Synthesizer Version)

cd • 9 titres

  • 1In C: Part 1
  • 2In C: Part 2
  • 3In C: Part 3
  • 4In C: Part 4
  • 5In C: Part 5
  • 6In C: Part 6
  • 7In C: Part 7
  • 8In C: Part 8
  • 9In C: Part 9

enregistrement

Studio des Forces Motrices, Genève, Suisse; SMEM - Swiss Museum & Center for Electronic Music Instruments, Fribourg, Suisse.

line up

Franz Treichler, Bernard Trontin, Cesare Pizzi

remarques

Double LP 180 grammes + cd inclus.

chronique

Une chronique qui implique deux disques… Pour tenter de saisir, il fallait remonter à la source, soit la composition ‘In C’ écrite par l’Américain Terry Riley en 1964. Oeuvre de musique contemporaine dite ‘minimaliste’, elle se présente comme une succession de 53 phases répétées par un ensemble variable de musiciens, la règle étant que chaque interprète a la liberté de choisir le nombre de répétitions avant qu’il ne passe au motif suivant. Avant tout commentaire, selon moi, la version cd disponible avec le double LP, est meilleure pour saisir le sel de cette interprétation (la chronique se base dessus d'ailleurs) et je m’interroge toujours quant au parti pris de deux vinyls (je sais, c’est la mode de ne jurer que par eux). Ecouté d’une traite, ‘In c’ prend sous les manipulations du trio la forme d’une transe nocturne extrêmement riche malgré la partition minimaliste. L’axe de travail est organique en privilégiant une pulsation primitive qu’elle prenne la consistance de percussions rituelles (‘phase 2’), de touches groovy (‘phase 3’), de couleurs aqueuses cristallines (‘phase 4’) ou encore d’attaques plus électriques. Chaque phase s’articule sur une rythmique répétitive instaurant un pouls qui va enfler de manière tranquille ou nettement plus folle, sans pourtant jamais éclater. Tout le doigté des Suisses consiste à laisser serpenter en vagues chaque pièce en étoffant la trame narrative de moult détails (montées de cymbales, nappes, basse tellurique, bruissements, samples de guitare égarés (‘Phase 8’), sonorités biologiques…) laquelle trame percussive enfle d’elle même par les remarquable travail du génial percussionniste qu’est Bernard Trontin. Bien sûr qu’elle peut s’écouter sur quatre faces car l’agencement de chacune est cohérente mais selon moi, l’écoute cd d’une traite ajoute au génie des Young Gods qui dose remarquablement la succession des thèmes comme une montée en puissance avec remous et vagues pour se conclure non dans une apothéose mais en un aboutissement plus appuyé logique. Les mots paraissent creux car il faut écouter, ressentir. La composition originale n’ayant pas réellement de rythmes, on saisit mieux encore le travail impressionnant fourni par les musiciens pour la restituer en cette transe tribale cimentée par un halo analogue en mouvements perpétuels parlant à l’esprit comme au corps. Conditions proches du live , directes, servies par un son impeccable. C’est plus qu’un disque, une véritable expérience mystique et sensorielle.

note       Publiée le mardi 24 janvier 2023

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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Y'a aussi la version Guédro du Québec

Je ne sais pas si c'est la version ultime de In C (pour moi ça l'est, mais les zigotos de la Novia sont incroyables, je ne peux pas le passer sous silence), mais c'est la seule , je crois bien, qui a eu les honneurs d'être intégrée dans la tracklist d'un album de Terry Riley, carrément ! Le maître avait dû penser que cette version justifiait carrément son oeuvre...

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Je ne dirai rien sur Riley, ne connaissant pas et n'ayant pas l'intention de connaître, mais j'irai dans ton sens : étant à peu près aussi réceptif aux YG qu'à Coil (cf ci-dessous), j'ai trouvé ça, justement, pas loin de transcendant. Un disque recommandé donc à ceux qui n'aiment aucun des deux :D

Scissor Man Envoyez un message privé àScissor Man

La filiation avec l’œuvre de Terry Riley reste imperceptible voire absente (à part une sorte de décollage à partir de la piste 7, et encore, avec beaucoup d’imagination). La démarche n’est pas convaincante du coup, encore moins pertinente ou originale. Dans l’ensemble ce n’est pas désagréable, pas vraiment transcendant (comme le sont les œuvres hypnotiques de Terry Riley). Je ne reconnais pas trop les Young Gods à part un riff furtif qui s’est échappé d’un précédent album. Sans le nom de l’album, jamais je n’aurais pensé à Terry Riley, ça sonne plus comme du Steve Reich par moment (ce son de marimba et de xylophone sans doute…) ou du Pinhas sur la fin. Les 3 dernières pistes sont les plus intéressantes. Dommage ! Expérience à retenter dans un autre contexte !

Message édité le 25-01-2023 à 15:33 par scissor man

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Guts of Bienveillance. GOB. Je vais vomir. Jeanne Sombrex, au secours !

saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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170000 amours, précisément