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The Young Gods › Everybody knows

cd • 10 titres

  • 1Sirius business
  • 2Blooming
  • 3No land's man
  • 4Mr Sunshine
  • 5Miles away
  • 6Two to tango
  • 7Introducing
  • 8Tenter le grillage
  • 9Aux anges
  • 10Once again

extraits vidéo

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enregistrement

ICP Studios, Blegique, Saraswati, Pologne, Artamis Studios, Suisse. Produit par Franz Treichler et Roli Mosimann

line up

Al Comet (sampling, sons), Franz Treichler (chant, musique), Bernard Trontin (batterie, percussions), Vincent Hänni (guitare)

Musiciens additionnels : Roli Mosimann (clavier, percussions)

remarques

chronique

Intoxiqué des cieux, la tête à l’envers, de la lumière plein les veines…Revenir sur terre pour goûter l’asphalte en lui crachant des pépites d’étoile pour que les traces de tous ces gens finissent par mener quelque part. Etonnamment si deux albums des Young Gods peuvent être liés, ce sont bien ‘Only heaven’ et ce ‘Everybody knows’, un peu comme si rien entre eux n’avait réellement existé de manière palpable. Tous deux se gorgent d’infini, de sonorités ambient et ouvertes mais également de poussière terrestre au travers de l’électricité aussi bien que des circuits électroniques. ‘Everybody knows’ propose en effet un vrai pendant atmosphérique, de manière plus publique, moins avant-gardiste, aux exercices de ‘Heaven deconstruction’. Voilà belle lurette que les Suisses n’avaient pondu de si beaux paysages oniriques (‘Mr sunshine’, ‘Blooming’, ‘Two to tango’) mais ils ne s’arrêtent pas là, n’hésitant pas à partir sur quelque chose de plus dansant, ainsi ‘Miles away’, trompeur avec son introduction calme. Une oreille attentive décèlera une guitare sèche; pas neuf, sauf que cette fois, ce n’est pas Franz qui joue, le groupe a collaboré avec un vrai guitariste lequel confère une touche plus chaleureuse ou du moins plus humaine au coeur des machines. Le groove est nettement plus palpable même sur les ambiances américaines de ‘No land’s man’ (en comparaison de l’aspect agressif et haché des samples de ‘TV sky’) ou ‘Introducting’ flirtant sans pudeur avec le blues pur. Toute tension n’est pas absente, ainsi sur le bon ‘Tenter le grillage’ qui renoue avec le passé mais sur une pulsation tribale plus feutrée (incroyable Bernard Trontin derrière ses futs), ou lors d’un retour sur le sol le temps d’une ivresse entre les éclats d’un clavecin titubant permettant à Franz de laisser sortir les mots, simplement, comme des gouttes de pluie ('Aux anges'). En guise de long final, une forme de trip hop lancinant qui résume et confirme un disque avec les pieds sur terre et la tête dans le ciel. Clairement pas le meilleur du combo mais le plus réussi depuis ‘Second nature’, une preuve de renouvellement et de regard sur le présent et le futur plus que vers le passé.

note       Publiée le lundi 10 octobre 2016

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notes

Note moyenne        5 votes

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magnu › mercredi 12 octobre 2016 - 22:59  message privé !

J'ai énormément écouté cet album à sa sortie. Lire la chronique m'a donné envie de m'y replonger. Toujours un faible pour "Blooming" et "Once again". Bon album !

Note donnée au disque :       
Twilight › mardi 11 octobre 2016 - 01:36  message privé !
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J'ai ressenti exactement la même chose que toi niveau déception..Au point que je me demandais si j'allais pas le revendre. Il m'a fallu des années pour y revenir et cette longue pause salutaire m'a fait beaucoup de bien...L'écoute neuve a clairement porté ses fruits chez moi...Au point que je me demande si j'ai bien écouté cet album à sa sortie...

Note donnée au disque :       
Dioneo › mardi 11 octobre 2016 - 01:33  message privé !
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Tiens, je me disais il y a quelques jours qu'il faudrait que je retente celui-là... Il m'avait accroché l'oreille un coup au Souffle Continu, au point que je l'avais acheté direct - ils ont vraiment un système son flatteur faut croire, vu que ce n'est pas le seul avec quoi ça m'est arrivé - et une fois écouté chez moi il m'avait bien déçu. Je sais pas... L'impression qu'il essayaient de refaire leur passé, justement, avec un nouvel "habillage" mais sans que ça prenne, notamment au niveau des textes/du chant, que j'avais trouvé très auto-caricatural (en particulier tenter le grillage, tiens - mais c'est délicat de juger de ça avec le Franz, il y a pas mal de gens qui trouvent que TOUS ses textes sont grotesques, alors que pour moi sur les premier l'usage "limite" de la langue française donnait plutôt un charme à part au truc, passait de justesse mais précisément... c'est ça aussi qui donnait sa force à la chose. Là... Je n'avais pas retrouvé ça du tout). Il me semble que j'étais un peu partagé aussi sur l'usage des "vraies guitares", pas que je sois sampliste intégriste quand on en vient aux Young Gods mais parce que j'avais trouvé qu'elles n'apportaient rien de si particulier, sur ce coup. Enfin... Je réécouterai ça, donc, pas ressorti depuis un moment. (Et donc je ne note pas pour le moment, en tout cas).