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The Young Gods › L'eau rouge

cd • 10 titres

  • 1La fille de la mort
  • 2Rue des tempêtes
  • 3L'eau rouge
  • 4Charlotte
  • 5Longue route
  • 6Crier les chiens
  • 7Ville nôtre
  • 8Les enfants
  • 9L'amourir
  • 10Pas mal

enregistrement

Artag Studio, Zürich, Suisse. Produit par Roli Mosimann

line up

Franz Treichler (chant), Use (batterie), Ces (machines)

remarques

chronique

Styles
indus

Le rouge est assurément la couleur de ce second album du trio suisse, le rouge du sang, de la passion, de la rage, de la vie, du feu…Nos jeunes dieux y déploient un talent et une maîtrise stupéfiante, disséquant le chaos pour en extraire la beauté, explorant la violence pour y découvrir la pureté. Cette quête débute par ‘La fille de la mort’, superbe pièce en plusieurs tableaux : débutant sur des boucles très hypnotiques, le morceau s’enfle au rythme de samples de violons grinçants, frappés ensuite de percussions lourdes et de sons inquiétants avant que n’explose un final apocalyptique où la batterie s’accélère. Franz s’y fait poète écorché hurlant ses poèmes surréalistes jusqu’à l’apothéose. ‘Rue des tempêtes’ fait cohabiter samples symphoniques et guitares sur des tempi rock rapides pour une intensité émotionnelle plutôt jouissive que l’on retrouve sur ‘L’eau rouge’. Le groupe manie à merveille tension retenue et explosion de sentiments, puissance organique et rage brute jouant sans cesse avec les nerfs de l’auditeur. En véritables artistes décalés, ils nous livrent soudain une valse étrange, ‘Charlotte’, aux atmosphères très fanfare, dernier répit avant l’ouragan ‘Longue route’ qui mêle toute la puissance d’un morceau de Ministry avec le doigté d'orfèvre de nos jeunes dieux. Cette énergie se retrouve sur ‘Crier les chiens’ et ‘Ville nôtre’ construits à nouveau sur des alternances de rythmes saccadés, comme un cœur essoufflé en attente, et des explosions de samples de guitare, le tout ponctué de bruits inquiétants. Beaucoup plus martial, ‘Les enfants’ oscille entre rituel et symphonie pure de par le fracas des boucles néoclassiques qui ponctuent la chanson…une merveille de maîtrise de l’art de l’échantillonnage. Le très bon mais plus classique ‘L’amourir’ renoue avec les structures rythmique dépouillée en totale fusion avec la voix / jaillissements de samples de guitare, pour une efficacité maximum. Pour conclure cet album intense, ‘Pas mal’, titre plus métal indus. En parfaite continuité de ‘The Young gods’, le groupe a affiné encore l’alchimie entre les éléments percussifs, la voix et les machines qui en deviennent presque instruments organiques. Toute l’énergie païenne des éléments, renforcée par la voix grondante et rocailleuse de Franz, fusionne avec la technologie industrielle en un ballet violent et grandiose où le feu et les métaux se tordent pour expulser de leurs entrailles une poésie primale à la beauté rouge et sauvage. Un album indispensable pour une formation qui ne l’est pas moins.

note       Publiée le mardi 13 mai 2003

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notes

Note moyenne        30 votes

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sergent_BUCK › lundi 22 décembre 2014 - 02:25  message privé !
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Grandiose et Imparable...

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necromoonutopia666 › mercredi 27 novembre 2013 - 21:33  message privé !

Bon je vais crâner un peu. La semaine prochaine je rencontre Franz Treichler et il va certainement pouvoir me signer mon LP de L'eau Rouge.Ma fibre groupie en trépigne déjà.

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Harry Dickson › mercredi 26 juin 2013 - 20:42  message privé !

Metallic K.O.

Note donnée au disque :       
Eliphas › mercredi 1 décembre 2010 - 11:48  message privé !

il est classe ce disque.

Note donnée au disque :       
Kagoul › samedi 28 août 2010 - 13:44  message privé !

ce soir concert à lure a deux pas de chez moi ! mon sixième concert facile je crois d'eux... je m'en lasse pas ! en acoustique c'était sympa, mais me tarde de les revoir avec leur électronique !