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The Young Gods › The Young gods play Kurt Weill

cd • 8 titres

  • 1Prologue
  • 2Salomon song
  • 3Mackie Messer
  • 4Speak low
  • 5Alabama song
  • 6Seeräuber Jenny
  • 7Ouverture
  • 8September song

enregistrement

Artag Studio, Zürich, Suisse. Produit par Roli Mosimann

line up

Al Comet (machines), Franz Treichler (chant), Use (batterie)

remarques

Ces enregistrements sont des versions studio d'un spectacle-hommage à Kurt Weill commandé par le festival du Bois de la Bâtie (Genève) et Fri-Son (Fribourg) qui eut lieu en Suisse en septembre 1989

chronique

Styles
indus
Styles personnels
indus / cabaret industriel

Kurt Weill a toujours eu, à juste titre d’ailleurs, la cote auprès des poètes maudits et des musiciens alternatifs. On ne compte plus les artistes qui à l’instar de Nick Cave, P.J Harvey, Tommi Stumpf, The Doors ou Litfiba ont repris un ou plusieurs morceaux du maestro. Néanmoins, imaginer les Young Gods, alchimistes de l’industriel au sens le plus noble du terme, consacrer une performance au génial compositeur de ‘L’opéra de quatre sous’ avait de quoi surprendre. Vraiment ? Après l’écoute de ce bel album, on se dit que les esprits d’avant-garde sont décidément fait pour se rencontrer, quelle que soit leur époque. Le trio réussit le triple exploit de s’approprier et de personnaliser les œuvres sélectionnées, de n’en trahir à aucun moment l’âme originelle, le tout en restant fidèle à sa propre ligne sonore. Les compositions choisies sont extraites de ‘L’Opéra de quatre sous’ (‘Prologue’,’Mackie messer’, ‘Salomon song’, ‘Seerauber Jenny’), de ‘Grandeur et décadence de la ville de Mahogany’ (‘Alabama song’), ‘One touch of Venus’(‘Speak low’) et ‘Knickerbocker holiday’ (‘September song’). On pourrait classer ces interprétations en plusieurs catégories : celles fidèles au structures percussions / samples de guitare comme ‘Mackie Messer’, ‘Speak low’ ; d’autres plus proches de l’esprit cabaret industriel qu’on avait pu trouver sur des chansons comme ‘Charlotte’ ou ‘Les enfants’ : ‘ le superbe ‘Seerauber Jenny’ avec piano, roulements de batterie et boucles de fanfare, et le non moins réussi ‘Salomon song avec un refrain construit sur un sample de Screaming Jay Hawkins (‘I put a spell on you’), sans oublier ‘Alabama song’ ; enfin ‘September song’ beaucoup plus ambient qui annonce déjà les futures orientations du groupe. Franz sait modeler sa voix, la rendre sensuelle, inquiétante, grondante, selon l’atmosphère des morceaux. Touche finale, ‘Ouverture’ composé de samples de sitars indiennes. Les Young gods prouvent une fois de plus leur immense talent et leur originalité, à tel point qu’on en viendrait à croire sans problème que les morceaux du ‘Play Kurt Weill’ sont de leur plume. Bel hommage en tout cas, Kurt Weill aurait apprécié.

note       Publiée le mardi 13 mai 2003

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Note moyenne        7 votes

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eric burden › vendredi 28 mars 2014 - 00:16  message privé !

Je ne serais pas aussi dithyrambique que Twilight, à cause de la voix de franz notamment, un peu trop monotone pour coller aux exhubérances du Kurt Weill par moments (ca manque également de femmes, tout simplement). En revanche le début du disque, et notamment l'intro et la Salomon song, sont irrésistibles. A quand Kurt Weill sur guts, il y a du boulot sur ses oeuvres sceniques, qui sont bien plus que des pieces renfermant quelques hits.

Note donnée au disque :       
Jacques Capelovici › lundi 14 décembre 2009 - 14:38  message privé !

Dariev, je viens de découvrir ton interview des Young Gods. J’avais pas remarqué avant : cool !

dariev stands › lundi 14 décembre 2009 - 13:05  message privé !
avatar

corrigé

Hallu › samedi 12 décembre 2009 - 11:51  message privé !

Y a 2 "L" à Kurt Weill au passage.

mmyassaisonfirex › lundi 9 juin 2008 - 11:26  message privé !
Un disque vraiment à part dans la discographie. Et à part tout court ! ! ! Ca ne ressemble à rien d'autre.
Note donnée au disque :