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Diamanda Galás › You must be certain of the devil

cd • 8 titres

  • 1Swing low sweet chariot
  • 2Double barrel-prayer
  • 3Let's not chat about despair
  • 4Birds of death
  • 5You must be certain of the devil
  • 6Let my people go
  • 7Malediction
  • 8The Lord is my shepherd

extraits vidéo

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enregistrement

Studios Hansa, Berlin, 1987

line up

Diamanda Galás (chant, orgue Hammond, piano, synthé, clavier), Charlie Terstappen (batterie), Kurt Schmidt (guitare), Peter Zimmerman (percussions)

remarques

Troisième partie de la trilogie 'Masque of the red death' (les deux premiers étant Divine punishment et Saint of the pit)

chronique

Styles
gothique
Styles personnels
opéra /cabaret /gospel

L’opéra a Maria Callas, le gothique a Diamanda Galas. Sa musique en elle-même n’a rien de particulièrement sombre; blues, jazzy, voir carrément gospel, ou plus rock parfois, elle semble en totale inadéquation (et pourtant...) avec la clef de voûte du son de la diva, sa voix…et quelle voix ! Diamanda s’en sert comme d’un véritable instrument, jonglant avec une aisance déconcertante entre les tonalités aiguës, les fréquences basses et les trémolos possédés. Bien souvent ces différents timbres sont mixés ensemble, ce qui donne aux morceaux une atmosphère particulièrement terrifiante et les sonorités jazzy ou blues se muent alors en véritables messes noires. Cette alchimie particulière tient au fait que Diamanda Galas, tout comme Gitane Demone par exemple, a un timbre proche des voix noires d’où son aisance à aborder des structures cabaret ou gospel mais, obsédée par l’apocalypse, la religion, la mort (son frère est mort du sida), elle s’en sert de façon décalée pour des atmosphères incantatoires d’une noirceur rarement égalée. Le meilleur morceau est sans conteste, ‘Double barrel prayer', transe macabre hantée, le plus sombre de l’album. Notons aussi les fabuleux ‘You must be certain of the devil’, entonné comme un gospel diabolique et ‘Let my people go’ avec son atmosphère cabaret glauque. Que l’on apprécie ou non, la démarche de Diamanda Galas reste, quoiqu’il arrive, assez unique en son genre et l'écoute de sa musique laisse rarement indifférent.

note       Publiée le mardi 8 octobre 2002

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notes

Note moyenne        12 votes

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Demonaz Vikernes › mardi 4 décembre 2018 - 14:15  message privé !

Pas mon album favori de Galas, car pas forcément friand de gospel, la performance reste objectivement impressionnante.

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Potters field › mercredi 27 juin 2007 - 11:40  message privé !
effectivement, pas besoin d'etre accordé surgrave ou de coller un démon sur la pochette, quand on a la classe de diamanda galas. anthony hagerty, lui, me fait bien chialer comme un mome, et ce sans sortir les candelabres.
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juj › vendredi 10 février 2006 - 22:12  message privé !
"Sa musique en elle-même n’a rien de particulièrement sombre; blues, jazzy" ahem ... on a tendance à l'oublier, mais quand elle est chantée comme elle se doit de l'être, par une chanteuse de cette trempe, cette musique rappelle que l'on n'a pas inventé l'abyssalement sombre avec les nappes et les riffs saturés
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Arno › jeudi 25 août 2005 - 22:17  message privé !
Un disque pourvu d'un humour particulier...
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dav › lundi 7 février 2005 - 23:19  message privé !
Il y en a ici qui ont un humour vraiment spécial on dirait... Je comprends pas trop ? Et c'est quoi le rapport avec Patricia Kaas et Zazie ? J'ai vraiment pas l'impression qu'on a écouté le même disque ! Sinon pour moi, je suis tout à fait d'accord avec la chronique... Une troisième partie très différente des deux premières, mais toujours aussi excellent !
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