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John Zorn › The Big Gundown

cd • 16 titres • 74:52 min

  • 1The Big Gundown
  • 2Peur Sur La Ville
  • 3Poverty (Once Upon a Time in America)
  • 4Milano Odea
  • 5Erotico (The Burglars)
  • 6Battle of Algiers
  • 7Giu La Testa (Duck, You Sucker!)
  • 8Metamorfosi (La Classe Operaia Va In Paradiso)
  • 9Tre Nel 5000
  • 10Once Upon A Time In The West
  • Bonus Track
  • 11The Sicilian Clan
  • 12Macchie Solari
  • 13The Ballad of Hank McCain (vocal)
  • 14Svegliaffi & Uccidi
  • 15Chi Mai
  • 16The Ballad of Hank McCain (instrumental)

enregistrement

Radio City Music Hall Studio, September 1984-September 1985. Enregistrement des bonus tracks : Avatar studio par Frank Booth (date inconnue).

line up

John Zorn (saxophone alto, scie, voix, harpsichord, game calls, piano [1, 2, 4, 7, 8, 9])

Musiciens additionnels : Derek Bailey (guitare 14), Cyro Baptista (cuica 1, percussions 11, 13, 15, 16), Joey Baron (batterie 11, 14, 15), Tim Berne (saxophone alto [2]), Polly Bradfield (violon - 8), Greg Cohen (contrebasse 11, 15), Anthony Coleman (piano, harpsichord, orgue, vocals [1]), Trevor Dunn (basse 14), Carol Emanuel (harpe - 3), Anton Fier (drums - 2, 4, 6), Erik Friedlander (violoncelle 11, 15), Bill Frisell (guitare [1,5]), Fred Frith (guitare, guitare acoustique [4, 7, 9]), Diamanda Galás (voix [8]), Melvin Gibbs (bass [4, 10]), Jody Harris (guitar, 4, 10), Miho Hatori (voix - 12), Wayne Horvitz (piano, orgue, celeste, claviers électroniques [2, 6, 7, 8, 9]), Bob James (tapes - 2, 7, 8, 9), Guy Klucevsek (accordeon - 3), Arto Lindsay (batucada contractor, guitare, voix [1, 2, 4, 7]), Christian Marclay (turntables - 6, 9), Mark E. Miller (drums, tympani - 8), Big John Patton (organ - 5), Mike Patton (voix 13), Bobby Previte (percussion, tympani, vocals, drums- 1, 2, 5, 9), Robert Quine (guitar - 10), Vernon Reid (guitare [8]), Marc Ribot (guitare 11, 15, 14), Ned Rothenberg (shakuachi, ocarina, jew's harp - 7), Jamie Saft (claviers 12, 13, 16), Michihiro Sato (tsugaru shamisen [7]), Luli Shioi (vocal 1), Jim Staley (trombone, bass trombone - 1, 9), David Weinstein (mirage, microcomputer - 1, 9), Jorge Silva (surdo - 1), Claudio Silva (pandeiro - 1), Duduca Fonseca (caixa - 1), Reinaldo Fernades (repique - 1), Orvin Aquart (harmonicas - 2, 10), Toots Thielmans (whistling, harmonica - 3), Shelley Hirsch (vocals - 5), Laura Biscotto (sexy Italian vocals - 5), Vicki Bodner (oboe, english horn - 6, 7)

remarques

chronique

Sorti en 1986, "The big gundown" est un disque hommage à la musique de Ennio Morricone. Après avoir longtemps hésité à faire ce disque ("car la musique de Morricone est trop parfaite" dixit Zorn), John Zorn s'est finalement décidé à relever le défi. Et force est de constater qu'il a réussi à reprendre les morceaux de Morricone en leur apportant un nouveau souffle. En effet, ce ne sont pas de vulgaires copies que l'on peut trouver ici, car toutes les compositions ont été totalement réorchestrées et possèdent un caractère très expérimental. Certaines sont même difficilement reconnaissables au premier abord... On retiendra notamment les excellents "Giu la testa" et "Once upon a time in the west" et les très bons "Poverty", "Erotico" et "The big gundown". La réédition Tzadik de 2000 offre 6 titres supplémentaires avec les nouveaux collaborateurs de John Zorn. On peut donc entre autres noter la présence de Joey Baron, Jamie Saft, et des membres de Fantomas Trevor Dunn et Mike Patton qui chante sur le très bon "The ballad of Hank McCain". Pour terminer, le détail qui tue : le disque a été écouté et approuvé par le maitre Morricone himself.

note       Publiée le mardi 28 novembre 2000

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
bo vues par john zorn...

John Zorn qui reprend du Ennio Morricone : Tout un programme !!! Mais ici, attention, il n'est point question de massacre expérimental des morceaux les plus connus du maître italien, Zorn s'approprie les titres pour les faire sonner à sa manière, la nuance est grande ! Le new-yorkais ré-interprète les morceaux et le résultat n'est pas si mauvais que cela et surtout est très diversifié. Un nombre impressionnant d'instruments est utilisé ici, beaucoup de percussions, du piano et aussi des vocaux très variés. Certaines interprétations sont très bonnes et bien senties comme par exemple "Poverty" ou "Erotico" et son clavier très "Doors", mais il est vrai que dans l'ensemble, cela reste d'un niveau très barré et plutôt difficile d'accès. Il s'agit d'un album de Zorn, je le rappelle, donc pas forcément simple à la première approche !!! Certains passages trainent à mon avis un peu trop en longueur. Toutefois, le concept est vraiment excellent et ce "Big gundown" ne manque absolument pas d'intérêt. On peut quand même ajouter que les bonus tracks de l'édition Tzadik de 2000 sont très bons.

note       Publiée le mardi 17 juillet 2001

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notes

Note moyenne        17 votes

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Dioneo › vendredi 19 mars 2021 - 11:53  message privé !  Dioneo est en ligne !
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Mon premier Zorn aussi, écouté pour ma part avant même d'avoir tâté Naked City ou Painkiller, il me semble. Je l'ai remis, là, après un bail sans l'avoir écouté... Et effet : les traitements/versions/styles sont divers, au point que ça peu finir par sonner disparate ! Et comme à l'époque où je l'écoutais beaucoup, je ne trouve pas tout fantastique non-plus... Reste qu'il y'a tout de même de sacrés trucs là-dedans ! Dont bien entendu cette fantastique version de "l'homme à l'harmonica", qui prend la compo "à l'envers", les impros (je suppose) noise des deux grattes s'acheminant vers le thème, de plus en plus reconnaissable, avec cette conclusion bah... aux harmonicas, logiquement. Giu la Testa aussi, nettement, et l'ouverture morceau/titre, sont assez dingues, je trouve. Enfin, globalement rien qui me saoule vraiment- un peu la compo originale Tre Nel 5000, que je trouve un peu "cliché du Zorn expé" - enfin, surtout dans la mesure où il a fait plus "substantiel" dans cette optique, je trouve (d'autres "game pieces" genre Cobra dans la version ici appelée Volume 2, Xu Feng...).

Et les bonus sont globalement très cools, oui. J'aime beaucoup les versions "chambristes" du Clan des Sicilens et de Chi Mai (le thème du Professionnel avec Bebel... Ou de la pub Royal Canin/Royal Rabbin, selon, qu'on soit fan de toctocbadaboum, de bergers allemands ou d'Alain Chabat courant dans les champs). Et la Ballad of Hank McCain chantée par Mike Patton est très belle aussi - je trouve maintenant, alors qu'à l'époque où j'ai découvert ça elle m'agaçait un peu. Puis Svegliaffi & Uccidi avec les deux grattes bien mordantes, aussi.. Bref, content de me l'être réenvoyé, il vieillit pas mal du tout ici, finalemen, ce disque.

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(N°6) › mardi 7 juillet 2020 - 17:08  message privé !
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Je crois bien que ça aura été mon premier Zorn "solo" à la suite de l'album Naked City. Pas exactement le plus facile à se taper. D'autant qu'il vise le versant très expérimental de Morricone pour ces ré-interprétations (même si il garde intacte la mélodie à pleurer d'Il était une fois en Amérique, preuve qu'il n'est pas là pour faire le malin). Du coup y a à boire et à manger, comme chez le maestro. L'ouverture et la fermeture de l'album original sont absolument incroyables (tiens, j'avais oublié qu'il avait déjà recollé la Lettre à Élise avant de l'utiliser aussi dans un morceau de Masada). Plus réservé sur le thème de La bataille d'Alger ou Metamorphosi (Galas me les tronçonne un peu à vrai dire). Erotico a un côté délicieusement Nestor Burma (merci Bill Frisell pour la guitare). Giu La Testa et son shamisen est un titre totalement fou. Les titres de la réédition Tzadik apportent en effet beaucoup, avec une approche qui a quand même pas mal gagné en maturité (quinze ans après, ça se sent), rien que la "Ballad of Hank McCain" avec Patton au chant rend cette version indispensable. Et puis "Macchie Solari" avec Miho Hatori est bien plus effrayante que le machin avec la Galas (comme quoi)...

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karaboudjan › mardi 4 juin 2013 - 13:39  message privé !

Difficile à trouver, mais à la suite de cet album essayez donc d'écouter ce qui pourrait en constituer la face B, « Seven songs to the last Mohicans », d'Itsván Grencso, saxophoniste et compositeur hongrois assez exceptionnel et complètement inconnu sous nos climats (mais qui n'a pas l'air de faire beaucoup d'efforts pour que ça change).

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darkmagus › dimanche 9 décembre 2012 - 18:23  message privé !

mouais, ça reste gentil quand même.

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sebcircus › dimanche 9 décembre 2012 - 10:56  message privé !

Un très bon album, et les bonus de la version Tzadik sont indispensables.

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