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Rabih Abou-khalil › Blue camel

8 titres - 61:01 min

  • 1/ Sahara 8.18
  • 2/ Tsarka 6.45
  • 3/ Ziriab 6.49
  • 4/ Blue Camel 8.20
  • 5/ On time 6.19
  • 6/ A night in the mountains 8.37
  • 7/ Rabou-abou-kabou 4.47
  • 8/ Beirut 10.52

enregistrement

Produit par Rabih Abou-Khalil. Enregistré au Sound Studio N, Cologne, Allemagne, du 23 au 25 novembre 1990.

line up

Rabih Abou-khalil (oud), Milton Cardona (congas), Nabil Khaiat (frame dums), Charlie Mariano (saxophone alto), Ramesh Shotham (south indian drums, percussion), Steve Swallow (basse), Kenny Wheeler (flugelhorn, trompette)

chronique

Styles
jazz
world music
ovni inclassable
Styles personnels
jazz/musique arabe

Sorti entre «Al-Jadida» et le noble et sombre «Tarab», «Blue Camel» fut pourtant enregistré un peu après ce dernier. Plus jazz que «Tarab», cuivré, il fût sans doute publié en premier afin de profiter de la vague de succès du grand «Al-Jadida». Il s’agit d’un des albums les plus spontanés d’Abou-Khalil. Inaugurant la basse plus directe de Steve Swallow et trouvant, en plus du saxophone de Charlie Mariano, la trompette de Kenny Wheeler, augmentant sa section de percussions de congas, Abou-Khalil livre un album qui fait la part belle aux soli et à l’improvisation. Les rythmiques sont répétitives et installées, pesantes ou enlevées, tandis que la trompette, le saxophone et l’oud se partagent les instants d’expressivité. La sonorité des deux cuivres ainsi que la réelle performance artistique des soli, tous très investis et poussés, déchirés pour les cuivres, frénétique pour l’oud dont le son tend ici souvent vers la guitare espagnole, tout cela allié à la basse carrée donnent à la musique une tournure jazz et libre prédominante. Mais là où l’on entend d’habitude batterie folle, rythmique de piano sonore et débauche technique en soutenance d’une trompette soliste hurlante, on trouve ici un tapis de percussions envoûtantes et immédiates, aux détours tribaux, à la régularité syncopée à la fois rapide et tranquille. Plus que les autres, ce recueil fonctionne par juxtaposition : celui des rythmes installés et cycliques, aux tournures et sonorités d’orient, et des instruments laissés à leur plus libre expression, selon les principes fondateurs du jazz. L’alliance des deux cuivres ajoute une nouvelle texture à la palette du compositeur : un son profond, dense et souple qui le mènera à y ajouter encore Michel Godard pour «The sultan’s picnic». Peut-être pas la pièce majeure de l’artiste, mais un recueil d’une grande fraîcheur et aux merveilles solistes nombreuses. «Sahara», «Tzarka», «Blue Camel» ou l’atmosphérique et lent «A night in the mountains» en constituent les meilleurs moments, inspirés et contrastés. Un disque qui a aussi le mérite d’avoir attiré l’oreille d’Abou Khalil sur une certaine approche et d’autres sons, qui conduise tout droit au splendide et sophistiqué «Sultan’s picnic».

note       Publiée le samedi 5 octobre 2002

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sykes-shenker › samedi 28 avril 2007 - 15:10  message privé !
superbe album plein de chaleur et de couleur! une vraie perle!
Note donnée au disque :