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Rabih Abou-khalil › Between dusk and dawn

8 titres - 54:57 min

  • 1/ Dusk 14.15
  • 2/ Bat dance 5.32
  • 3/ Nightfall 6.38
  • 4/ Ugo in love 3.46
  • 5/ Chess with mal 7.32
  • 6/ The thing that came out of the swamp 4.10
  • 7/ Dawn 5.51
  • 8/ And finally… the oasis 6.53

enregistrement

Produit par Rabih Abou Khalil. Enregistré en 1986 par Martin Wieland, Tonstudio Bauer, Ludwigsburg, Allemagne.

line up

Rabih Abou-khalil (oud, flûte), Christian Burchard (marimba), Charlie Mariano (saxophones alto et soprano), Glen Moore (basse), Ramesh Shotham (south indian percussion), Glen Velez (frame drums, darabuka, percussion, overtone singing), Michael Armann (Piano)

chronique

Styles
jazz
world music
ovni inclassable
Styles personnels
jazz/musique arabe

Avec Rabih Abou-Khalil, le jazz et la musique arabe ont trouvé un terrain de fusion tout aussi inédit que fascinant. Musicien libanais réfugié en Allemagne, virtuose du oud, le compositeur varie ses formations au gré de ses albums et en explore les possibilités avec science et imagination. Ce premier recueil de 1987 n’a rien d’un coup d’essai. On y trouve un artiste sûr de sa voie, très imprégné des atmosphères orientales et magnifiquement soutenu par ses musiciens. Comme son nom l’indique, «Between dusk and dawn» est un album à l’ambiance crépusculaire, voire nocturne, à l’inspiration largement nostalgique. «Dusk», «Nightfall», jusqu’au lascif «… oasis…» sont autant de pièces atmosphériques, lentes et dépaysantes, où les longues plaintes des saxophones, de la flûte et bien sûr du oud s’expriment sur fond de basse ronde, frame et marimba. Du bout des doigts, Abou-Khalil chante la nuit, le désert, les serpents et la chaleur. Dans cet album, comme dans tous les autres, les connexions secrètes du jazz et des musiques orientales se révèlent avec un naturel étonnant. Le mariage et l’union se trouvent dans les syncopes rythmiques, ce phrasé à la fois laborieux et hypnotisant dans lequel s’ourdissent les thèmes, les inflexions de demi-ton qui régissent les mélodies ; le miracle se produit également par la matière sonore utilisée : sans batterie, oud et contrebasse, saxophones jazz et flûte, tout cela aux épices de percussions magistralement arrangées. Les pièces plus rapides et rythmiques comme «Bat dance», «Ugo in love» ou l’atypique «The thing that came…» aux mélodies contemporaines enchevêtrées sous un piano de pluie et une flûte debussyiste sont tout aussi remarquables, laissant la place aux soli d’une virtuosité exceptionnelle, qu’il s’agisse de saxophone, de percussions ou de l’oud divin du maître de cérémonie. Les thèmes prennent immédiatement les sens et le corps ; on suit leurs sauts rythmiques avec fascination et une adhésion totale, la contrebasse appuie les accents, enfonce le clou, tandis que les notes orientales s’emparent de notre imaginaire. Ce premier d’une longue série de très bons disques est aussi une des meilleures portes pour entrer dans le monde si riche et particulier de Rabih Abou-Khalil. L’immédiateté de ses atmosphères, la fluidité sonore de la formation ainsi que sa richesse le rendent accessible et prenant. Une pièce de choix dans une discographie exceptionnelle.

note       Publiée le samedi 5 octobre 2002

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gregdu62 › dimanche 17 juillet 2005 - 19:54  message privé !
Et Anouar Brahem, tu connais ? "Astrakan Café" est un petit joyau. Barbaros Erkose (clarinette) est merveilleux.
Note donnée au disque :       
gregdu62 › samedi 16 juillet 2005 - 22:26  message privé !
J'ai découvert cet album de Abou-Khalil il y a 2 ans et j'apprécie toujours autant. Bon, depuis je n'ai pas écouté d'autres albums. Au vu des chroniques consacrées, je vais m'y intéreser davantage. En tout cas l'ambiance de "between..." ne m'a pas laissé de marbre, au contraire. Mention spéciale à nightfall que je repasse souvent en boucle après m'être écouté l'album.
Note donnée au disque :