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Rabih Abou-khalil › Arabian waltz

6 titres - 58:06 min

  • 1/ Arabian Waltz 8.10
  • 2/ Dreams of a dying city 12.08
  • 3/ Ornette never sleeps 6.58
  • 4/ Georgina 11.09
  • 5/ No visa 9.59
  • 6/ The pain after 9.26

enregistrement

Produit par Rabih Abou-khalil, Alexander Balanescu et Walter Quintus. Enregistré par Walter Quintus au studio SWF, Baden-Baden, Allemagne, du 22 au 26 septembre 1995, et au studio CMP, Zerkall, Allemagne, du 18 au 23 décembre 1995. Mixé par Walter Quintus.

line up

Rabih Abou-khalil (oud), Alexander Balanescu (Balanescu Quartet) (violon), Balanescu Quartet, Michel Godard (tuba, serpent), Nabil Khaiat (frame drums), Clare Connors (Balanescu Quartet) (Violon), Paul Martin (Balanescu Quartet) (Alto), David Cunliffe (Balanescu Quartet) (Violoncelle)

remarques

chronique

Styles
jazz
musiques du monde
ovni inclassable
Styles personnels
musique arabe/avant-garde

Voici l’album le moins convaincant du sieur Abou-Khalil. Le parti pris était pourtant intriguant et prometteur, et les réussites (tout de même…) de ce disque n’en font que plus profondément ressortir les (semi)échecs : on reste un peu sur sa faim. Abou-Khalil réduit sa formation habituelle au minimum : le seul Nabil Khaiat aux percussions, le tuba de Michel Godard et ses allures de saxophone-contrebasse en lieu et place des basse et cuivres, et à cette réduction à l’essentiel, il confronte les cordes à priori classiques du Balanescu Quartet. Trois «reprises» et trois nouvelles compositions forment ce recueil. Malheureusement, on trouvera l’arrangement général et les interprétations un peu frileux par rapport à l’imagination habituelle de l’artiste. Le Balanescu quartet arrive bien par instants à imprimer sa matière quadruple et étrangère à la musique d’Abou-Khalil mais globalement, il se contente beaucoup trop souvent de suivre le thème, de converger, voire d’«arabiser» sa propre personnalité comme si le savoir-faire d’Abou-Khalil ne suffisait pas à assurer la cohérence générale. Malgré quelques très bonnes choses, comme «No visa» ou le grand Michel Godard s’en donne à cœur joie, l’ensemble sonne un peu comme une redite : la formation, encore une fois, est pourtant inédite. Alors bien sûr, ni la note, ni le ton général négatif de cette chronique ne rendent réellement justice à cet album en soi ; mais dans une carrière aussi remarquable que celle de l’homme à qui nous avons affaire, «Arabian Waltz» se montre finalement dispensable, d’autant plus aujourd’hui avec la sortie en 1998 du magnifique «Yara». Un album qui semble passer un peu à côté de son objectif même s’il vaut pour ses évidentes qualités mélodiques et rythmiques (comme d’habitude), et pour ces instants où le quatuor sait trouver les harmonies et les préciosités propres à sa nature et les confronter aux antipodes Abou-Khalil… instants trop rares, malheureusement.

note       Publiée le samedi 5 octobre 2002

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