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Prince › Controversy

cd • 8 titres

  • 1Controversy
  • 2Sexuality
  • 3Do me baby
  • 4private joy
  • 5Ronnie, talk to Russia
  • 6let's work
  • 7Annie Christian
  • 8Jack u off

extraits vidéo

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enregistrement

Hollywood Sound Records, Los Angeles, Californie, USA; Sunset Sound, Hollywood, Los Angeles, Californie, USA. Home studio de Prince, Minneapolis.

line up

Prince (chant, tous les instruments)

Musiciens additionnels : Lisa (vocaux, clavier), Bobby Z (batterie), Fink (clavier)

remarques

chronique

Laissez certains musiciens s’enfermer dans un studio et vous les transformerez en monstres…Comment aurait-il pu en être autrement quand on signe à dix-huit ans un contrat nous permettant d’être à la fois auteur, compositeur, producteur de nos albums ? Warner ne l’avait certainement pas vu venir en incorporant le jeune Prince dans son écurie…Ok, les deux premiers opus ne feront pas forte impression mais dès le troisième, ‘Dirty Mind, les masques tombent…Qui est ce jeune black qui ose truffer sa musique d’influences new wave, glace et épure son funk ? Surtout quand il se présente en slip et manteau et parle ouvertement de sexe ? La machine s’emballe davantage avec le quatrième disque. Imaginez un premier morceau s’étirant sur plus de sept minutes, sept minutes de funk wave minimal certes groovy mais sec et froid dans ses sonorités avec des paroles appelant à une humanité sans race, une sexualité ouverte, avec au beau milieu une récitation du ‘Notre Père’; en plein ère Reagan, le ton est donné. Beaucoup d’éléments de la musique à venir du Kid sont en place, à commencer par ce goût des rythmiques minimales, le mélange des influences, une urgence d’écriture qui préfère suggérer avec peu…Vu que Prince joue de tous les instruments, chante, arrange, le disque aurait pu de fait être enregistré sur 4-pistes tant il se construit sur peu d’éléments. Voilà aussi un musicien qui sans renier son héritage culturel affirme d’emblée une volonté de ne pas se limiter au carcan ‘black’. Après un ‘Sexuality’ dépravé et sauvage (niveau chant notamment?, le ton s’apaise avec un slow que l’on croirait sensuel mais avec toujours quelque chose d’un peu rêche dans la production (et puis, commercialement, sept minutes, ça le fait pas). Plus conventionnel sans être mauvais, ‘Private joy’ sonne avec le recul trop typique de la pop funky de Prince. Mais notre jeune diable n’a pas dit son dernier mot avec un ‘Ronnie, talk to Russia’ plus expérimental, entre synthie punk et rock, sans oublier la touche iconoclaste des paroles. New wave funk, dépouillée, à l’extrême encore avant de glisser sur un autre morceau de bravoure, le grandiose ‘Annie Christian’ coincé entre minimal wave et ‘The Message’ de Grandmaster Flash avec des textes gonflés de double sens tissant la trame quotidienne des USA (armes, peine de mort, médias…). Dommage qu’il ne conclue pas l’album car le final ‘Jack u off’ retombe dans le funk froid faussement sautillant cher au Kid mais demeure faible est assez lambda. N’en reste pas moins que malgré quelques maladresses, ce skeud affirme plus que tous ses prédécesseurs le génie de son créateur, son insatiable besoin d’écriture, sa technique de piocher dans toutes les influences, sans oublier un goût certain pour l’expérimentation et une vision globale de son art. Pas encore de tube, rien n’a été fait pour, mais ‘1999’ n’est pas loin…3,5/6

note       Publiée le jeudi 6 août 2020

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Note moyenne        6 votes

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torquemada › vendredi 7 août 2020 - 20:57 Envoyez un message privé àtorquemada

Je doute qu'Iggy ait été moins impliqué dans "Fun House" que dans "Raw Power" mais bon, je comprends l'argument...

Shelleyan › jeudi 6 août 2020 - 23:24 Envoyez un message privé àShelleyan
avatar

J'ai personnellement tendance à bien distinguer le travail avec The Revolution, s'il a pris la peine d'inscrire leur nom à côté du sien, ce n'est pas pour rien. Comme je distingue The Stooges et Iggy and the Stooges....Ce serait nier l'implication des autres musiciens.

Note donnée au disque :       
torquemada › jeudi 6 août 2020 - 22:06 Envoyez un message privé àtorquemada

Ne vaudrait-il pas mieux rassembler tous les chros de Prince sous son nom plutôt que de les séparer, exactement comme pour Neil Young ou Zappa ?

vigilante › jeudi 6 août 2020 - 19:41 Envoyez un message privé àvigilante

Enfonce le clou d'un Dirty Mind déjà audacieux, le ton commence à se durcir, des rythmiques immédiatement reconnaissables. Un poil moins funk, Prince poursuit sa formidable transformation, impose sa propre vision de la New Wave. Infatigable dans la provoc, mais tiré aux 4 épingles, ce son est propre. Rien que ce Do Me Baby à s'en essuyer sur les rideaux mérite qu'on le ressorte. Merci Twilight de faire vivre la légende en ces pages.
"Produced arranged Composed and performed by Prince" 'nuff said.

Note donnée au disque :