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Prince And The Revolution › 1999

cd • 11 titres

  • 11999
  • 2Little red corvette
  • 3Delirious
  • 4Let's pretend we're married
  • 5D.M.S.R
  • 6Automatic
  • 7Something in the water (does not compete)
  • 8Free
  • 9Lady cab driver
  • 10All the critics love u in New York
  • 11International lover

extraits vidéo

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enregistrement

Sunset Sounds, Hollywood, Los Angeles, Californie, USA. Home Studio de Prince, Minneapolis, USA.

line up

Lisa Coleman (chant féminin, choeurs), Prince (chant, tous les instruments), Dez Dickerson (guitare)

Musiciens additionnels : Vanity, Wendy, Peggy McCreary, Brown Mark, Carol McGovney,Jamie Shoop, Poochie, The Count, Jill Jones (choeurs).

remarques

chronique

Styles
funk
new wave
pop
Styles personnels
minneapolis sound

En 1982 sort ‘1999’; un double album mais proposé comme un simple en Europe. Aux commandes, un artiste qui n’a cessé de mûrir son style et ses sonorités pour éclater dans toute sa gloire cette fois-ci car les ventes seront au rendez-vous: plus de trois millions de copies écoulées rien qu’aux USA et deux brillants singles. Il n’aura fallu qu’une année pour le mettre en boîte et pourtant dès les premières secondes, son ambition éclate aux oreilles. Alors que ‘Controversy’ se voulait simple et dépouillé, la production de ce nouvel opus est beaucoup plus ample, ses orchestrations riches, moins glacées. Normal, le Kid vient de faire installer un 24 pistes flambant neuf chez lui et, incapable de brider sa créativité, livre logiquement un double LP. Tout est en place, à commencer par les rythmiques, hybrides de funk et de new wave, dégageant des sonorités particulières identifiables d’emblée chez Prince ou tout artiste produit par ses soins à cette période. Comme le Génial Nabot n’a cure des considérations économiques, il livre d’emblée ses deux hits, comme pour mieux s’en débarrasser et se concentrer sur le reste. ‘1999’ n’en demeure pas moins une brillante chanson, funk passé à la moulinette new wave, bourré d’énergie, axé sur l’aspect de répétition des lignes (technique copiée notamment par Lenny Kravitz plus tard). ‘Little red corvette’ se révèle plus classique avec un couplet retenu et un refrain plus éclatant; si la guitare se révèle présente, les sonorités synthétiques priment. Etonnamment les morceaux suivants renouent avec l’écriture dépouillée de ‘Controversy’: ‘Delirious’ et l’impressionnant ‘D.M.S.R.’, morceau de bravoure wave funky de huit minutes, très électronique dans son habillage. Peu de réelles variations, l’aspect hypnotique joue pleinement son rôle (Rick James reste une influence essentielle). C’est vocalement que Prince modifie sa technique, en multipliant ses propres pistes mais en accordant aussi un rôle plus important à ses choristes. Jouant plus que jamais sur une sensualité torve, entre sexe et néons, il se frotte lentement au travail de groupe même s’il demeure l’artisan principal derrière les manettes. D’ailleurs, peu l’ont noté mais ‘1999’ constitue le premier opus officiel de Prince and the Revolution même si le nom est inscrit en lettres minuscules et que l’écriture est peu partagée. Plus le disque s’écoule, plus les deux singles font office de bizarreries, le ton général est en effet marqué par une définition personnelle de la new wave orchestrée par Prince: ‘Automatic’, ‘Something in the water’, le pêchu ‘Let’s pretend we’re married’ doivent davantage aux 80’s qu’à une quelconque tradition Motown. Quant aux accents funky, ils sont toujours secs, frais, jamais ouvertement fluides (l’excellent ‘Lady cab driver’, single potentiel selon moi, à ceci près qu’il dure huit minutes). Avec ‘All the critics love u in New York’, le Kid commence à laisser rugir discrètement sa guitare mais de manière très retenue; nous sommes loin des moments de bravoure du disque suivant. Il signe également deux belles ballades à la mélancolie trouble (‘International lover’, ‘Free’) annonçant ‘Purple rain’ ou ‘The beautiful ones’…Qualifiant le son développé par Prince, certains ont parlé de Minneapolis Sound. Il est ici à son apogée, pas de cuivres, peu de guitare, prédominance des claviers, des batteries électroniques, une basse tranchante. Visuellement, le Kid met en place un personnage à manteau violet et chemise à jabot, lequel explosera au guidon d’une moto deux ans plus tard…’1999’, album charnière ? Chaînon indispensable entre ‘Controversy’ et ‘Purple Rain’, c’est certain.

note       Publiée le jeudi 6 août 2020

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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"SAY SAY 2000 zero twenty-one party over oops out of time So tonight I'm gonna party like it's dix-sept heures cinquante cinq"

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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Absolument mais le nom 'And the Revolution' figure bel et bien en minuscule...Dans l'oeil sur le 1 de Pr1nce pour être précis

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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il y aura bien entendu une autre chro un jour de ce monstrueux péplum de funk-minimal, mais en attendant, je suis bien d'accord que Lady Cab Driver avait la carrure d'un single. par contre The Revolution c'était certes les 3 musiciens que tu cites dans le line-up twili, mais aussi Wendy Melvoin, Bobby Z, et Matt Fink ! Certes , ces 2 derniers ne jouent même pas sur le disque (d'où le fait que la remarque de Torquemada n'est pas bête du tout), mais The Revolution c'était bien eux ! Par contre Wendy fait bien partie des choeurs sur "Free". Le seul musicien qui fait vraiment un truc ici, c'est Dez Dickerson pour le solo de guitare de Little Red Corvette, qui fait très hard blanc (ça a son importance de dire "blanc", pour l'histoire du disque et puis de la pop, en fait). Tout le reste c'est entièrement Prince seul en studio, façon Macca ou Stevie Wonder, en plus exclusif.

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vigilante Envoyez un message privé àvigilante

Que dire après cette chronique...Découvert pour ma part après L'achat de Purple Rain à l'époque, la fessée fut rude, conscient de découvrir un son nouveau, à part, vacillant et brut. Et aujourd'hui c'est vers cet opus qui clôture cette première période que je reviens le plus souvent: le meilleur, toutes les facettes du Prince que j'aime sont là. Excitant comme au premier jour.
A partir d'ici, cet artiste ouvre le plus beau chapitre de son histoire et ne cessera de m'émerveiller année après année jusqu'à Lovesexy (au minimum, puisque malgré les déconfitures des aventures NPG ou O(+> surnageront tout de même quelques perles parmi de purs foirages). C'est tout de même de la magie.
Pour la petite anecdote, il avouera que ce look imper métallisé et clouté spécifique à cet opus lui a été directement inspiré par le design des costumes dans Blade Runner sorti la même année. New Wave, on vous dit !

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