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Monster Magnet › Cobras and Fire: The Mastermind Redux

cd • 10 titres • 63:52 min

  • 1She Digs That Hole05:48
  • 2Watch Me Fade03:06
  • 3Mastermind '6906:28
  • 4Cobras and Fire (Hallucination Bomb)09:17
  • 5Gods, Punks and the Everlasting Twilight06:58
  • 6The Titan03:49
  • 7When the Planes Fall From the Sky05:50
  • 8Ball of Confusion07:23
  • 9Time Machine06:19
  • 10I Live Behind the Paradise Machine: Evil Joe Barresi's Magnet Mash Vol. 108:54

enregistrement

Enregistré au Shore Fire Studio, et au Studio 13. Masterisé par Dave Collins au Dave Collins Mastering. Mixé par Evil Joe Barresi. Produit par Dave Wyndorf et Phil Caivano.

line up

Dave Wyndorf (voix, guitare, claviers), Phil Caivano (guitare, basse), Garrett Sweeny (guitare), Bob Pantella (batterie, percussions)

remarques

Sorti en cd, vinyle. Cet album est une réinterprétation de l'album "Mastermind" sorti en 2010.

chronique

Chronique naïve, j’annonce ! Ben oui. Monster Magnet, j’avais laissé tomber en 199X - insérez le chiffre que vous voulez à la fin. Depuis, de temps en temps, je lis que le Wyndorf Band passe pour une espèce de The Doors où le mec au micro ne serait pas mort, enchainant les pics et les creux, helter skelter comme toujours, un pied dans la facilité, l’autre dans la placidité... ça fait tout drôle dit comme ça et ne pousse pas vraiment à vouloir être déçu quand on sait qu’on parle du gars qui a pondu Superjudge, 25 Tab ou Spine of God ! Alors, bon, je vois le dernier en date, je lorgne sur la pochette, elle me fait vaguement penser à cet album de Morcheeba. J'avoue 2 ! Le retour : j’adore ce genre de photographies, surtout sur les albums de musique. Ca fourmille de détails, pour initiés ou non. La lumière rouge. Les posters posés exactement où il faut. Les bouquins, les bédés, les disques, les coussins. Et ça ramène à quelque chose de précis pour moi : la chambre d’adolescent, la hutte de défonce au fond du jardin, l’endroit, le nid, là où on est bien, et c’est ce qui m’a frappé de suite avec cet album. L’impression d’être tranquille à la maison. J’ai lu après écoute que cet album est donc un « redux » du pas aimé « Mastermind » ; comme je n’ai pas encore écouté Mastermind et vu que je n’ai pas envie de l’écouter de suite, ben voilà, je ne sais pas quoi en penser,et j’ai pris ce dernier Monster Magnet comme ça, sans me faire chier, et j’ai kiffé ma maman ouuuh oui. Parce qu'ici, on est à des années lumière du Monster Magnet de 1992, mais peut-être est-on revenu dans la caboche du Wyndorf de 1979. La vie est courte c’est vrai, et je crois qu’à certains moments clés du vieillissement, notamment chez des mecs qui ont eu une petite dizaine de vies comme le moustachu à lunettes là ben on a envie de revenir à l’essentiel, à savoir, dans ce cas là : le hard rock hippie luné des années 60 et 70, celui qui sent le patchouli, qui est un peu lent, qui préfigure dans un sens le heavy metal, le doom dit « tradi », pétri de blues et d’amorphisme, une musique dont souvent l’objectif est de combler les prochaines vingt minutes à glander sur le sofa - je dis vingt parce qu’il faut se relever pour changer de face de disque, que c’est chiant les vinyles, je m’achèterais bien un lecteur cassette ! Mais je m’égare ! Et je reviens m’installer dans mon sofa écouter un bon disque de musique vaporeuse comme seuls les vintageux germaniques ou scandinaves savent encore bien mimer aujourd’hui. Causa Sui, Colour Haze, Witchcraft… ; et bon dieu que ça me donne envie d’aller voir en concert ce Monster Magnet d’aujourd’hui, très acoustique, très doux, et très dégoulinant, des fleurs kaléidoscopiques qui apparaissent au coin des yeux, les gens deviennent à moitié monstre des marais, leurs nez s’allongent, leurs bouches s’élargissent, je m’allonge sur le tapis et le poster de la galaxie que j’ai punaisé au plafond prend enfin toute sa fonction au sérieux. Remember l’économiseur d’écran « etoiles filantes » de Windows 98, les dessins d’Escher, les vieux disques de Pink Floyd, ces siestes sans fin, ces demi-veilles tel un gars qui fait la planche sur l’océan, conscient de tout ce qu’il y a au-dessus, en dessous, heureux comme tout, les oreilles du walkman dans les oreilles, là, il s’est pas fait avoir, il a appuyé sur la touche : « repeat ». Vous aurez donc compris : j’aime cette facette apaisée et vieillotte de Monster Magnet, qui, par cet album délicieusement rétrograde, très bien foutu, arrive à se loger aux côtés de jeunots pas du tout métallo genre Black Angels, mais tout aussi inspirés par Hawkwind. Enfin, si ça pouvait convaincre qui que ce soit, sachez que c’est l’été. Et quand il fait chaud je suis très susceptible. Ce qui est moyen est jeté par la fenêtre. Et là, moi je vous dis : cet album va être ma petite BO du summer of 17.

note       Publiée le vendredi 21 juillet 2017

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Note moyenne        4 votes

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magnu › mardi 16 juillet 2019 - 22:25  message privé !

Du coup je me le suis acheté avec "Milking the Star"

Note donnée au disque :       
magnu › lundi 10 juin 2019 - 21:50  message privé !

Il y a pas à dire, je préfère le Monster Magnet bien psyché !

Note donnée au disque :       
Dun23 › dimanche 4 mars 2018 - 12:30  message privé !

Prochain MM ce mois ci, normalement.

Rastignac › vendredi 3 novembre 2017 - 15:49  message privé !
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Bon ben disque d'automne 17 aussi. Ne donne absolument pas d'envies. Ou juste de mater le ciel en bavant.

Note donnée au disque :       
Raven › vendredi 21 juillet 2017 - 22:09  message privé !
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L'ordre de chronique est bon, c'est celui de la discographie qui merde.