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Monster Magnet › Powertrip

  • 1999 • A&M 540 908-2 • 1 CD

cd • 13 titres • 60:44 min

  • 1Crop Circle
  • 2Powertrip
  • 3Space Lord
  • 4Temple Of Your Dreams
  • 5Bummer
  • 6Baby Götterdamerung
  • 7Witches
  • 83rd Eye Landslide
  • 9See You In Hell
  • 10Tractor
  • 11Atomic Clock
  • 12Goliath And The Vampires
  • 13Your Lies Become You

enregistrement

North Vine Studios

line up

Ed Mundell (guitare), Dave Wyndorf (voix, guitare), Joe Calandra (basse), John Kleiman (batterie), Tim Cronin (autovisuels, désinformation, herault de Galactus), Phil Caivano (guitare)

remarques

chronique

La pochette de Powertrip nous prévient d'emblée, aussi subtile qu'un Chuck Norris fact : Monster Magnet sont bien des grosses salopes de ricains tout ce qu'il y a de plus ricains, et cette fois-ci ils feront pas de prisonniers. Qui étaient donc ces mecs quelques années auparavant ? Des stoner heroes carburant aux amphètes. Que sont-ils devenus ? Des beaufs grandioses... des Hell's Angels thermonucléaires, toujours sous conso massive de dragées. "I'm gonna eat me an Everest... an Everest of pills !" pourrait chanter son leader à seyantes moustaches. Album-tapin. L'apothéose pop de ce qui n'était au départ qu'un simple petit groupe de zonards... Finie l'ère de Psyché, place au grand stadium Hard Rock, aux lasers rouges et visions de chrome plus lisses de perfection que le T-1000, d'ailleurs ils ont même gonflé leurs rangs d'une six-cordes, pire que Rammstein dans le genre gonflette. Une idée de la grandeur beauf parmis tant d'autres. Powertrip est encore plus populo et putasse qu'un concert de Johnny, c'est une évidence quand on le traverse les premières fois ou qu'on tombe sur sa grosse ballade ou son mythique "Space Lord, Motherfucker" ou encore sa repompe stéroïdée du "Dead Love" de Mudhoney (le titre épo)... Et il aurait aussi été assez surpuissant pour lui détendre les babines. Ce qui fait 1 partout, j'imagine, dans les camps du bon et du mauvais goût. En parlant de botox, ou de silicone, y en a, ouais, pas mal : Monster Magnet s'est fait un lifting onéreux, acheté des putains de vestes à franges de longueur d'homme, des lunettes de mouche et même des platform boots. C'est Powertrip mon petiot, plus que le bord, excès, comète en fusion, futal en cuir à pattes d'eph' avec flammes ! Décadence ! T'es-tu déjà rêvé garçon vacher sur Jupiter ? Aux cheveux longs et en orbite sur un tube de rouge-à-lèvres géant, soumettant toutes les femelles du système solaire ? Tiens-toi prêt pour la fornication Hard Rock suprême vilain diablotin : la belle-mère à moustache Wyndorf s'upgrade Dieu Cosmique de son monde. Mandarin électrique surpuissant et paré de couleurs vives pour aller au tapin en grosse cylindrée. Toujours pris entre son fanatisme space rock et ses références de drogué empâté, quand il s'amuse pas à citer les comics de la Marvel ou Richard Wagner, il est Le Desperado à santiags-revolver, sillonnant les plaines rougeoyantes en siphonnant les bistrots du Démon sur sa route et en soumettant les pin-ups fatales. Avec quelques pauses pour contempler ses rides naissantes, le temps d'un regard dans le miroir, d'un blues étranglé de justesse. Soutenu par des attaques de riffs qui inscrivent définitivement "FUCK YOU" dans les conduits auditifs, notre powerloulou s'en donne à cœur-joie, en bon quadra décomplexé des plexus, Monster Magnet atteignant son point de fusion, son incarnation la plus farouchement US, la plus racoleuse, la plus facile, et probablement la plus puissante. Powertrip nous envoie un message de la où il est perché : "Irresistibeule rockeunraule attitioude, mauzerfeuquère !" On aura beau regretter l'absence de psychédélisme tel qu'il florissait dans la première période, l'aspect hyper calibré... le gourdin parle avant l'esprit critique c'est tout. Rien qu'avec la ballade finale au délicieux parfum pulp-fictionnesque de crépuscule en grenadine, ou le mortel "Bummer", l'oscar du meilleur acteur était gagné haut la main de toute façon... "If you wanna spank your demons and make them pay, wooooawww baby, I'm your man of the hour !!!" Un blockbuster flamboyant, engloutissant plus d'électricité que Las Vegas pour cracher du tube en fusion au kilomètre.

note       Publiée le vendredi 31 août 2012

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Giboulou Envoyez un message privé àGiboulou

Je trouve cet album vraiment à part dans la discographie de Monster Magnet. C'est un peu comme si tu filais plein de fric à un gamin pour qu'il puisse se payer, faire exister tout les délires/fantasmes qu'il a dans la tête. Un résultat impressionnant. Cependant, les rêves et les fantasmes (Dopes to Infinity, Superjudge) > à la réalité (même en ayant les moyens). Le moins Hawkwind de la première période mais le plus Hawklords. En effet, ma théorie sur powertrip est que le Dave a voulu faire comme l'autre Dave 20 ans plus tôt en effectuant un virage plus "accessible" sans pour autant chercher le succès à tout prix. Juste pour faire comme son idole. D'ailleur, l'hommage aux anglais n'a jamais été aussi explicite = Space Lord (rien que le titre) est basé sur un riff dérivé de "(only) the dreams of the cold war kids" de l'album 25 years on de 1978. Ceux qui doutent de ma théorie doivent se passer les 2 morceaux à la suite...

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

MDMALOL.

Dopes, c'est une grosse soufflette, dude.

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Raven Envoyez un message privé àRaven
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Y a du tube pour sûr, et je l'aime bien de toute façon (y a une chro à son sujet d'ailleurs), mais tu sens que c'est pas le même niveau de dépravation. Mais y a une meuf à poil sur la pochette, c'est cool.

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Rendez-Moi2 Envoyez un message privé àRendez-Moi2

Pas dit que j'avais pas de préférence hehe, sinon tu prends vraiment Dope to Infinity pour une parenthèse ? Moi aussi c'est mon préféré mais oui celui d'avant/d'après sont très très biens.

Raven Envoyez un message privé àRaven
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"on peut prendre de toutes les drogues hein" : on peut. On peut même aimer indistinctement tout sans rien préférer en particulier. On peut ainsi de façon cruellement ironique, se sentir au-dessus de tout snobisme.

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