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Led Zeppelin › Led Zeppelin IV

  • 1971 • Atlantic 7208 • 1 LP 33 tours

lp • 8 titres

  • 1Black dog
  • 2Rock and roll
  • 3The battle of evermore
  • 4Stairway to heaven
  • 5Misty mountain hop
  • 6Four sticks
  • 7Going to California
  • 8When the levee breaks

enregistrement

Enregistré en 1971 au Headley Grange à Hampshire et aux Island Studios à Londres

line up

John Bonham (batterie), John Paul Jones (basse), Jimmy Page (guitares), Robert Plant (chant)

Musiciens additionnels : Sandy Denny (voix sur 3)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
hard rock

"Stairway to heaven" ! Voici l'album qui contient LE hit monumental de Led Zeppelin, le slow le plus connu et le plus efficace de la planète. Tout le monde a forcément écouté au moins une fois dans sa vie ce morceau, cette montée progressive de 8 minutes tout rond jusqu'au final "And she's buying a stairway to heaven...". D'un point de vue strictement personnel, j'ai une légère préférence tout de même pour "Since I've been loving you", disponible sur l'album n°III, mais c'est un détail ! Mis à part ce titre, il faut savoir que l'album est composé de 7 autres titres, qui ont hélas été éclipsés par le morceau pré-cité... Car de bons morceaux, il y en a et, encore une fois, le quatuor réussit à nous sortir des joyaux dans des styles pourtant très différent, "Rock and roll" qui, comme son nom l'indique, est un titre très... rock n' roll ! "The battle of evermore" acoustique absolument magnifique, le bluesy "When the levee breaks" sont autant de pièces maîtresses dans la discographie du dirigeable. N'oublions pas non plus "Black dog" tout de même, qui ouvre l'album ! La guitare énorme de Page alliée à la voix magistrale de Plant, une intro mythique elle aussi, des arrangements et des breaks parfaits, tout cela donne une des meilleures manières pour début un album de Led Zeppelin ! Le groupe propose quand même quelques titres plus faibles (2 ici), à la limite dispensables, "Misty mountain hop" et "Going to California". Cependant, cela n'enlève en rien la qualité vraiment énorme de ce quatrième album ! Un must !

note       Publiée le dimanche 16 juin 2002

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notes

Note moyenne        84 votes

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Dioneo › lundi 11 mai 2020 - 16:59  message privé !
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Y'a moyen ! Je t'avoue que cette émission n'est pas forcément celle que j'écoutais le plus attentivement - je la mettais plutôt en attendant celle d'après il me semble... Et c'est con d'ailleurs parce que parfois des trucs m'y accrochaient bien l'oreille en mode "oh c'est trippant, ce truc", mais que j'ai pas pour autant cherché sur le coup à savoir trop qui/ce que c'était. (Dans mon souvenir, plutôt des trucs extrêmes - du black, du death bien crado... Mais mon souvenir peut être faussé, vu qu'à l'époque je ne connaissais vraiment pas du tout ces scènes).

Rastignac › lundi 11 mai 2020 - 16:27  message privé !
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Dioneo : l'émission de hard sur brume s'intitulait "Chapel of Ghouls". Entendu mes premiers machins BM là-dessus. Sinon j'avais (et je dois toujours avoir dans un coin?) le poster de LedZep avec l'arcane du vieux à la lumière, avec toute la tirade écrite à côté "and as we wind down the road, our shadows taller than our souls, etc." ; j'ai donc bel et bien vécu avec ce groupe moi aussi, c'est fou des pierres angulaires comme ça.

Dioneo › lundi 11 mai 2020 - 15:08  message privé !
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Oui, c'est vrai aussi, ça : certains trucs étaient facilement dispo - les Led Zep, du Doors/Stones/Beatles/Pink Floyd/Who/ZZ Top/ACDC et tous les "gros noms du rock classique" en vrac (et en gros donc) tu les trouvais en effet à la Fnac (celle de Lyon était vraiment pas pire, c'est sûr, et tu pouvais commander sans trop de souci des trucs plus pointus) et même, ceux cités, ils étaient au rayon musique du supermarché du bled de banlieue où je vivais (qui avec le recul était en fait assez étonnamment bien achalandé). MAIS après, tu as raison : ça ne veut pas dire forcément que c'était "mis en avant", jusqu'à l'arrivé de Nirvana (en effet), le Axl Band(ana) chez Schwartzy, le film de Stone sur les Doors (j'insiste - parce que le truc a été vraiment gros, en 91, en terme de "mise en lumière" du groupe et de son époque plus généralement). en tout cas oui : c'était pas trop montré/passé sur les "média orientés jeunes". Maintenant... Comme on disait tous les deux, il me semble : question aussi de milieu familial/entourage etc. Je ne pense pas qu'on ait été les deux seuls à l'époque, à avoir eu des frangins/frangines, cousins/cousines ou tontons à nous avoir montré autre chose que le segment de marché qui nous était à priori destiné. (Et donc à nous avoir fait considérer la musique comme pas seulement une question de segments et de marchés, je dirais - sans que ça nous ait forcément empêché d'en consommer bêtement comme ça aussi, hein, je ne dis pas, même si perso par exemple j'ai pas non-plus donné tant que ça frénétiquement dans l'achat de t-shirts et autres produits dérivés ou quoi).

Dun23 › lundi 11 mai 2020 - 14:41  message privé !

De mon expérience, sans un cousin de 8 ans mon ainé, je n'aurais sans doute jamais écouté Maiden, Scorpions ou même ZZTop. Je viens du sud est, et franchement, comme Nicko le dit, c'est plus l'avènement des Guns en France avec Terminator qui a un peu démocratisé dans les médias français mainstream le rock au sens large du terme. Étant allé visiter l'Irlande en 90 (même pas en âge d'apprécier une Guinness pression), jeune ado venant de découvrir Appetite For Destruction, j'étais émerveillé d'entendre dans les pubs Paradise City ou Sweet Child O' Mine. Parce que clairement, ça s'entendait pas au Balto à la maison. Et c'est vraiment avec Terminator 2 finalement que ça a commencé à avoir quelques émissions à la télé ou la radio mainstream, et encore, dans la nuit, à des heures pas possibles. Puis Nirvana a déboulé. 91 est une année charnière pour ma génération je pense. On a commencé à entendre ça en heavy rotation à la radio. Mais trouver des albums, ce n'était pas forcément compliqué, encore que. Au lycée, j'ai pas mal fréquenté un disquaire par chez moi qui s'y connaissait plutôt bien mais c'est vrai que j'ai du commander chez lui un nombre conséquent de skeuds (tiens 90's represent cette expression aussi) parce que dispo nulle part dans ma ville moyenne de province. J'ai de la famille à Lyon (et oui, pour moi, Lyon, c'est le nooord!) et c'était une fête de pouvoir aller les voir de temps à autre et de m'échapper une après midi pour aller dans une FNAC et chopper pleins de trucs introuvables chez moi (genre King's X). Et ce, parce que oui, des magazines avaient le bon goût d'exister. Et Led Zep, j'avais jamais entendu ça avant la sortie de Remasters mais je savais que quelque part, c'était un truc qu'il fallait écouter. Un peu comme Metallica ou ACDC. Quelques noms sortaient du lot, quand même. Le rock "typé radio" à la Dire Straits, U2 ou Téléphone, c'était bien sur présent et c'était très bien d'ailleurs, mais dés qu'on commençait à vouloir un petit peu plus saturé, ce n'était pas forcément caché et introuvable, mais ce n'était pas promu spécialement non plus.
Alors oui, Mourousi qui reçoit Motorhead ou Iggy Pop, c'était cool et on a pas revu ça avant Nulle Part Ailleurs mais c'était un peu l'exception. Et les enfants du rock, bien sur.
Mbref, fan de Led Zep depuis Remasters.

Note donnée au disque :       
Dioneo › lundi 11 mai 2020 - 12:58  message privé !
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Bah... La "réception" de tout ça dépend sans doute aussi d'où on grandit, avec qui... - on n'est pas tous des enfants uniques poussés au milieu des grandes villes.

Perso, en banlieue tranquille de Lyon, excentrée mais la grand-citée à portée de bus, avec un frère qui a sept ans de plus que moi, et des sœurs dix et onze, "le rock", celui des années 70, le hard de cette même époque comme celui des années 80 (c'est à dire quand j'étais gamin, les 80), que ce soit glamouze ou thrashos (ou AC/DC - période Bon Scott, mon frangin n'écoutait que celle-là), ça ne me choquait pas, ça ne sonnait pas continent-enfoui-de-la-musique, à mes oreilles. Pour moi, une cassette avec sur une face un mix-maison des 3 ou 4 premiers Led Zep et sur l'autre un condensé des deux Use Your Illusions des Guns, ça n'avait rien de particulièrement hérétique - même si j'ai jamais été fan des Guns, et que pour Led Zep, mon goût a longtemps été très fluctuant. Je veux dire... Même quand - en bon lycéen dans les années 90 - je me suis mis à écouter Nirvana, les Pixies (et Sonic Youth, et R.E.M. ...), le "vieux rock" n'est pas devenu pour autant "le truc à détruire", l'emblème du ringard ou quoi - c'était juste la musique des générations d'avant. Et puis bon... Les boums de collège ouais : tu pouvais aussi bien y entendre U2 et INXS que Scorpion (le slow pour pécho du bécot), Nena (l'instant ponk-fraise-tagada) ou... je sais pas, Boys Don't Cry.

Et puis le rock "à papa", c'était pas du tout ostracisé dans les média il me semble - dans les années 90, je veux dire, pour le coup, assez tôt : le film (mauvais) d'Oliver Stone sur les Doors a relancé un gros coup les velléités babos-hippies latente de ma génération, y'avait des trucs genre Culture Rock sur M6 qui te serinaient que les Who, on n'a jamais fait mieux depuis... Et dans le même temps tu pouvais entendre des trucs nettement plus "actuels" sur des radios locales, associatives (bon, là je pense qu'être près de Lyon a dû jouer) - Sonic Youth ou Dino Jr, j'ai nettement découvert ça sur ces stations là... Où tu pouvais aussi écouter du death ou du black (y'avait une émission assez pointue sur radio canut, le dimanche il me semble), ou du gogoth en tous genres, ou... ben des émissions où ils te passaient (en commentant entre les morceaux) Fun House des Stooges ou Chill Out de the KLF ou American Beauty du Grateful Dead, ou Berlin de Loulou... (Tous ces disques là et d'autres, je les ai entendus la première fois comme ça, perso).

Bref : tout ça pour dire que non, ça n'a pas non-plus été si tranché que ça, ça ne l'a jamais été exclusivement et partout à la fois, ces histoires de scènes/époques, désuétudes et chappelles.