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Led Zeppelin › Led Zeppelin I

cd • 9 titres

  • 1Good times bad times2:46
  • 2Babe I'm gonna leave you6:41
  • 3You shook me6:28
  • 4Dazed and confused6:26
  • 5Your time is gonna come4:14
  • 6Black mountain side2:05
  • 7Communication breakdown2:27
  • 8I can't quit you baby4:42
  • 9How many more times 8:28

enregistrement

Olympic Studios, Londres, Angleterre, octobre 1968.

line up

John Bonham (batterie, timbales, chœurs), John Paul Jones (basse, orgue, chœurs), Jimmy Page (guitares électrique et acoustique, pedal steel guitar, choeur), Robert Plant (chant, harmonica)

Musiciens additionnels : Viram Jasani (tabla sur "Black mountain side")

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
heavy rock

Il arrive qu'en traînant tard le soir sur ce magnifique site qu'est Guts of Darkness, on trouve encore quelques disques dénués de chronique, et comme Nicko a apparemment oublié qu'il devait faire celle-ci, eh bien je ne vais pas me refuser le petit plaisir consistant à replonger dans un classique de mon adolescence, qui avait tendance à prendre la poussière chez moi coincé entre un Neil Young et un Jimi Hendrix. Dans mon souvenir, ce premier album d'un des groupes les plus célèbres de l'histoire du rock, quoique plutôt bon, était tout de même loin d'égaler ses successeurs : le mythique "brown bomber" avec les riffs d'anthologie de "Whole Lotta Love" ou "Moby Dick" ; "III", s'ouvrant avec "Immigrant song" et contenant surtout le sublime "Since I've been loving you" ; et bien sûr "IV", qui restait mon préféré. Oui mais voilà, à réécouter ce premier effort du Zeppelin, je me rends compte que j'étais dans l'erreur : ce disque est authentique, brut, dense. Plus proche du blues que les suivants, les compositions qu'il recèle n'en sont que meilleures. Le son du groupe est déjà plombé, lourd, ce qui lui vaudra d'ailleurs son nom, ainsi que l'appellation nouvelle de "heavy rock", qui ne deviendra que plus tard "hard rock" - avec la postérité que l'on sait... Au départ, il y avait les "New Yardbirds", groupe formé par Jimmy Page, guitariste prodige ayant la lourde tâche de succéder à des types répondant au nom d'Eric Clapton ou de Jeff Beck - auxquels, il faut bien le dire, Page devait quand même beaucoup. Il était également obsédé par Jimi Hendrix - et ça peut se comprendre. Le rock devenant de plus en plus complexe et raffiné, il fallait retourner à ses origines blues, mais en y insufflant une puissance nouvelle. Pour s'aider dans cette mission (au sens quasi-religieux du terme), il s'adjoint les services d'un chanteur charismatique, qui joue aussi bien de son organe vocal que de sa généreuse chevelure blonde ; d'un batteur ultra agressif qui se déchaîne en frappant ses fûts comme un bûcheron ; et d'un bassiste plus effacé mais efficace dans le travail de studio. Ensuite, histoire de rompre définitivement avec le passé, Jimmy Page rebaptise son groupe. Led Zeppelin est né - il volera presque dix ans aux sommets du rock. Pour en revenir à ce premier album, qui le place déjà au plus haut, eh bien il débute sous les meilleurs auspices avec l'explosif "Good times bad times" ; John Bonham frappe dur, vite, et annonce la couleur, Page et Plant ne sont pas en reste. Ce tapage bref et intense trouvera son parfait écho en face B avec "Communication breakdown". "Babe, I'm gonna leave you", avec ses arpèges délicats de guitare sèche, est un slow superbe et majestueux qui n'a rien à envier aux triomphes futurs, alternant moments de fureur et retours au calme. "You shook me" et "I can't quit you baby", reprises du bluesman Willie Dixon, trouvent ici des interprétations merveilleusement rafraîchies, alliant le punch à une densité sonore nouvelle. Et puis que dire du lancinant "Dazed and confused", grand morceau de bravoure ; de "Black mountain side" avec ses percussions indiennes annonciatrices des tendances futures ; ou des errances de "How many more times", qui donnent tout de même lieu à un beau feu d'artifice final ? J'aime un peu moins "Your time is gonna come", aux accents folk plus prononcés qui se marient mal avec le reste, malgré sa belle introduction à l'orgue ; mais ça n'est que broutille. Certains pensent que le premier album de Led Zeppelin est son meilleur. Je ne suis finalement pas loin de penser comme eux.

note       Publiée le lundi 4 juillet 2005

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notes

Note moyenne        79 votes

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GrahamBondSwing › lundi 18 mai 2020 - 13:54  message privé !

Avez-vous remarqué que beaucoup de critiques utilisent des expressions du genre "à la manière de Led Zeppelin", pour valoriser tel ou tel album de tel ou tel artiste... comme la fois où j'ai lu que l'album "Rivière ouvre ton lit" de Johnny était pas loin du niveau de Led Zep ! La barre de rire !

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born to gulo › lundi 20 avril 2020 - 19:29  message privé !  born to gulo est en ligne !

Un intrus s'est glissé dans ce commentaire, sauras-tu l'identifier ?

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Raven › lundi 20 avril 2020 - 19:15  message privé !
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C'est cela oui. Un peu comme le premier Unsane. Ou Wretch.

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born to gulo › lundi 20 avril 2020 - 19:11  message privé !  born to gulo est en ligne !

Des débuts prometteurs ; un groupe à surveiller, ils en ont dans le sac.

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Raven › lundi 20 avril 2020 - 19:05  message privé !
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Le son ouais (bis repetita) ça sent bien la réunion des dieux, cette puissance. Bonham étant naturellement Héphaïstos.

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