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Gato Barbieri › Under fire

cd | 5 titres

  • 1 El Parana [8:57]
  • 2 Yo Le Canto a la Luna [4:46]
  • 3 Antonico [3:46]
  • 4 Maria Domingas [9:25]
  • 5 El Sertao [8:17]

enregistrement

RCA Studios, New York City, USA, 1971

line up

John Abercrombie (guitare), Gato Barbieri (saxophone ténor), Stanley Clarke (basse), Airto Moreira (batterie, percussions), Mtume (James M'tume) (batterie), Lonnie Liston Smith (Jr) (piano), Moulay Ali Hafid (dumbek)

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz > samba

Le saxophoniste du Muppet Show (si, si, souvenez-vous, c'est bien Gato Barbieri qui leur a inspiré ce personnage) nous revient avec "Under Fire", abordant une deuxième phase, plus dense, au sein de ce qui doit déjà être considéré comme sa seconde grande période (ses publications pour Flying Dutchman de 1969 à 1973). "El Parana" entre en scène : le décor semble plus spacieux. Mais comme en football, on apprendra que l'argentin est fourbe ; c'est quand on baisse ses défenses qu'il vient à porter le coup décisif. Généralement opérée sur les flancs, l'attaque de Barbieri est elle clairement frontale même si en l'occurence on sentait le danger se profiler à l'horizon depuis un petit moment déjà. Excepté l'indécrottable Lonnie Liston Smith qui n'est jamais aussi bon que quand il travaille pour les autres, l'équipe des onze a été pour la circonstance complètement repensée. On retrouve cette fois Airto Moreira (Weather Report), M'tumé (Miles Davis) et Roy Haynes (Pharoah Sanders) aux percussions, Stanley Clarke (Return to Forever) à la basse et John Abercrombie à la guitare. On dirait que les transferts de cette année semblent pouvoir promettre de bons résultats. Barbieri monte cette fois au créneau et propose quelques compositions de son cru qui laissent transparaître en filigrane la conceptualisation de sa présente orientation ; le fantastique "El Parana", déjà cité - sans doute la meilleure plage du disque - mais aussi "Maria Domingas" et le superbe "El Sertao", co-écrits avec Jorge Ben, démontrent en effet un intérêt certain pour la musique brésilienne dont l'album se décline au final comme un vibrant hommage. Du tout cuit pour Stanley Clarke qui en a déjà vu d'autres ; demandez à cet autre scientiste de Chick Corea... En dépit de ses efforts réels à vouloir ouvrir d'avantage son champ d'investigation, "Under Fire" développe toujours cette même musique où rythmes des percussions et ondulations agacées du saxophone prédominent. Le seul changement s'opère en réalité avec "Yo Le Canto A La Luna" et "Antonico", deux chansonnettes inoffensives qui font craindre le pire.

note       Publiée le lundi 15 août 2005

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DR.Jkl › samedi 2 juillet 2011 - 19:15  message privé !

Cet album et le suivant font partie de ma bande son personnelle, même s'il ne m'ont jamais particulièrement retourné. Ils sont juste là, comme d'hab, attendant que je les ressorte, ce qui ne tarde généralement pas.

aur › mardi 5 septembre 2006 - 08:32  message privé !
Et les 4 albums enregistrés pour Impulse avec des musiciens brésiliens fraichement débarqués ? C'est à jeter ? J'en ai écouté quelques extrait sur le site d'Impulse et çà me semble pas mauvais du tout. C'est seulement après ces 4 albums qu'il va se la jouer world zizik et reprendre l'horrible Europa de Santana, tout en accordant des concessions aux producteurs de l'époque, qui ne pouvaient s'empêcher d'imposer une esthétique funk aseptiée et dégoulinante de violonnades !
Tallis › mardi 16 août 2005 - 17:53  message privé !
Mon petit préféré de Gato barbieri avec des titres qui montent magnifiquement en puissance pour finir en explosion solaire. Dommage que le bonhomme n'ait plus rien donné de bon après "Yesterdays"...