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Gato Barbieri › Fenix

cd | 6 titres

  • 1 Tupac Amaru [4:12]
  • 2 Carnavalito [9:05]
  • 3 Falsa Bahiana [5:49]
  • 4 El Dia que me Quieras [6:09]
  • 5 El Arriero [7:21]
  • 6 Bahia [6:22]

enregistrement

RCA Studios, New York City, USA, 27-28 avril 1971 - Produit par Bob Thiele

line up

Gato Barbieri (saxophone ténor), Joe Beck (guitare), Ron Carter (basse), Lonnie Liston Smith (Jr) (piano), Naná Vasconcelos (berimbau, congas), Gene Golden (conga, bongo), Lennie White III (batterie)

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz > latino

Avec "The Third World", ce puissant saxophoniste qu'est Gato Barbieri semblait avoir enfin trouvé sa voie après moultes tentatives infructueuses : du free jazz, il fera un tremplin à l'expression débridée du cri qui le ronge. Du jazz électrique alors naissant, il gardera les vibrations colorées qui l'animent. Et les deux se marient en fait fort bien. Pour autant, Barbieri ne juge pas utile pour l'instant de proposer sa propre synthèse des deux approches puisqu'une fois encore, comme sur son album précédent, il privilégie avant tout l'interprétation de standards latino. C'est donc sa manière si particulière de foutre le feu à des titres qui jusqu'à présent avaient l'air bien sages qui doit titiller nos sens, éveiller notre curiosité. "Fenix", sorte de rencontre au sommet entre le Weather Report de "Sweetnighter" et un Pharoah Sanders forcément impulsif, célèbre encore et toujours ce feu, plus motivé par l'affirmation d'une culture - la sienne - que poussé par un réel élan mystique. Ses qualités transcendantales, son bouillonnement organique et le lyrisme vibrant dégagé par les assauts du leader auraient en effet pu le laisser croire. Pendant une poignée d'années, le claviériste Lonnie Liston Smith, ancien bras droit de Pharoah Sanders, viendra prêter main forte à l'argentin. Et il se pourrait bien que la parcimonie quasi méditative qui transparaît au travers des notes de piano électrique prodiguées par ce dernier soit à l'origine de ce sentiment, étrange parallèle qui se voit renforcé à chaque fois que Barbieri met la gomme. Encore discrète, la guitare (ici grâce à Joe Beck) fait son entrée dans le monde de Gato Barbieri pour l'heure toujours autant dominé par les rythmiques assurées cette fois par Ron Carter à la contrebasse et Lennie White, à la batterie, en transit entre le Miles Davis Group et Return to Forever, sans oublier l'essentiel Nana Vasconcelos qui, armé de son berimbau, confère à "Fenix" un aspect peut-être encore plus roots que ne l'était déjà "The Third World" ("Carnavalito", "Bahia").

note       Publiée le lundi 15 août 2005

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SEN › samedi 30 juillet 2016 - 18:00  message privé !

Putain j'apprend qu'il est mort y'a 3 mois Barbieri !!! C'est fou ça, pratiquement aucun média français n'a relayé l'info ! 83 ans quand même !

Note donnée au disque :       
aur › mardi 5 septembre 2006 - 08:43  message privé !
Nana Vasconcelos m'a été révélé par cet album. Sinon, la redécouverte de ses racines est encore récente, et l'enthousiasme du bonhomme est encore palpable. LLSmith est égal à lui même, excellent ! Mais le trombone de Roswell Rud manque cruellement. Dommage que Gato n'est pas jugé bon de compléter le discours de son saxo un peu trop verbeux par une autre couleur cuivrée !
Note donnée au disque :