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Brian Auger & The Trinity › Definitely what

cd • 8 titres

  • 1A Day in the Life5:15
  • 2George Bruno Money4:04
  • 3Far Horizon5:03
  • 4John Brown's Body3:01
  • 5Red Beans and Rice5:43
  • 6Bumpin' on Sunset4:56
  • 7If You Live3:45
  • 8Definitely What8:05

enregistrement

Advision Studios, Londres, Angleterre, 1968

line up

David Ambrose (basse), Brian Auger (orgue, piano, chant), Greg Bowen (trompette), Patrick Halling (violon), Clive Thacker (batterie), Derek Watkins (trompette), I. Beers (instrument à vent), Andrew McGavin (instrument à vent), Tony Randall (instrument à vent), Jack Buck (flûte), Ray Swinfield (flûte), P. Poucher (trombone), B. Altram (trombone), B. Router (trombone), J. Simcock (trombone), Alf Reece (trombone), Cliff Hardie (trombone), J. Buck (trompette), Leon Calvert (trompette), Derek Healey (trompette), Stanley Reynolds (trompette), Albert Hall (trompette), David Campbell (trompette), J. Harris (violon), J. Harrison (violon), J. Hess (violon), T. Lister (violon), S. Margo (violon), C. McKeown (violon), Keith Cummings (violon), R. Mosley (violon), A. Peters (violon), B. Thomas (violon), K. Albrecht (violon), C. Ford (violoncelle), Peter Willison (violoncelle)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Il comporte trois titres bonus : "What You Gonna Do" (3:22), "Red Beans and Rice Part 1" (2:10) et "Red Beans and Rice Part 2" (2:47) portant la durée du disque à 48:15

chronique

Styles
jazz
pop
rock
Styles personnels
mod

"Definitely What" s'ouvre là où "Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band" se refermait ; c'est que Brian Auger s'est mis lui aussi en tête d'adapter les Beatles, et sa tentative autrement plus risquée de reprendre "A Day In The Life", nous fait tout de même gentiment sourire aujourd'hui. Il y a du Charlie Oleg là-dessous. Pour être tout à fait exact, je devrais plutôt parler de l'organiste Jimmy Smith. Si le grand orchestre, dans des proportions nettement plus importantes toutefois et qui l'accompagnait déjà sur "Open", est enfin clairement crédité, c'est avec regret que l'on constate déjà l'absence remarquée du guitariste Gary Boyle, mais plus encore celle de Julie Driscoll. The Trinity, auteur de quatre disques sous ce patronyme, n'aura en réalité inclut la chanteuse que le temps de deux disques, "Open" et "Streetnoise" qui, respectivement, précèdent et suivent ce "Definitely What". C'est donc sans surprises que Auger va pouvoir asseoir de la manière la plus évidente qui soit son style inimitable à l'orgue Hammond, sonorité désuette pour certains mais qui a su conquérir de nouveaux territoires, bien au-delà des seules frontières britanniques puisque, ne serait-ce qu'en France, on retrouvera ce groove indéfectible chez un artiste comme Nino Ferrer (écoutez à ce titre la sauvagerie de "Red Beans and Rice" qui vaut bien tous les albums de The Nice réunis). Le traditionnel "John Brown's Body" nous fait un moment craindre le pire, mais sous la direction d'Auger, le thème célèbre troque son image glorieuse en un coulis baveux et non préhensible grâce aux disonances volontaires introduites par l'orchestre, transformant cet hommage en apparence en un manifeste irréverencieux. L'autre seule incartade en territoire flou, c'est la plage titre qui, à l'instar de "Goodbye Jungle Telegraph" sur leur album précédent, à renfort de flûtes et de percussions, arbore, courageux mais pas téméraire, des couleurs à la fois jazz et exotique sur un disque qui, du coup, paraît un peu plus aventureux et moins consensuel qu'il en a l'air.

note       Publiée le jeudi 30 novembre 2006

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