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Gato Barbieri › The third world

cd | 4 titres

  • 1 Introduction/Cancion del Llamero/Tango [11:04]
  • 2 Zelao [8:02]
  • 3 Antonio das Mortes [9:25]
  • 4 Bachianas Brasileiras/Haleo and The Wild Rose [11:02]

enregistrement

RCA Studios, New York City, USA, 24-25 novembre 1969

line up

Gato Barbieri (saxophone ténor, flûte, chant), Charlie Haden (contrebasse), Beaver Harris (batterie), Roswell Rudd (trombone), Lonnie Liston Smith (Jr) (piano), Richard Landrum (percussions)

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz > latino

Avant de conquérir le marché américain, l'expatrié argentin Léandro Barbieri, dit "Gato" pour son jeu racé et félin, fit d'abord escale en Europe où il se fit une solide réputation, notamment aux côtés de Don Cherry (voir entre autres les sessions Blue Note "Complete Communion" et "Symphony for Improvisers"). Repérés par le JCOA de Michael Mantler et Carla Bley grâce à l'explosif "In Search of The Mystery" publié sur ESP en 1967, le saxophoniste rejoint ce grand orchestre d'avant-garde pour entrer de plein pied dans une première partie de carrière dont le maître mot restera impétuosité. La popularité très vite acquise par Gato Barbieri suite à sa participation active à la bande originale du film "Last Tango in Paris" de Bernardo Bertolucci et une série de disques louchants parfois méchamment vers une musique d'ascenseur dépourvue de toute vie ont vite fait de ranger notre homme dans un de ces tiroirs obscurs de l'histoire de la musique populaire contemporaine, en compagnie de Herb Alpert ou Carlos Santana, autres artistes qui, comme lui, peuvent aligner réels éclairs de génie et essais purement pathétiques. Au moment d'entamer sa longue et fructueuse collaboration avec Flying Dutchman, Barbieri concentre le fruit de ses expériences passées et ses aspirations futures sur le prémonitoire "The Third World" où, comme son titre l'indique déjà, il se fait un point d'honneur à célébrer la musique du continent qui l'a vu naître. Excepté "Antonio das Mortes" signé de sa plume, et "Haleo and The Wild Rose" que l'on doit à Dollar Brand, Barbieri et son groupe visitent ici des standards de la musique latino (Villa-Lobos, Piazzola) qu'il enrobe de mille couleurs percussives mais aussi de sa fougue et de sa chaleur légendaire qui n'est pas sans rappeler Pharoah Sanders avec qui il partage cette attirance pour les folklores bigarrés. Soutenu par un groupe solide où l'on retrouve Charlie Haden, Beaver Harris, Lonnie Liston Smith et le fantastique Roswell Rudd au trombone, "The Third World" apporte modestement sa pierre à l'édifice célébrant l'universalité de la musique jazz.

note       Publiée le lundi 15 août 2005

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SEN › dimanche 25 janvier 2015 - 11:27  message privé !

Puissant !

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aur › mardi 5 septembre 2006 - 08:49  message privé !
Cet album ne véhiocule toutefois pas la même intensité que le magnifique "Liberation Music Orchestra" !
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aur › mardi 5 septembre 2006 - 08:46  message privé !
Magnifique, émouvant de bout en bout. Une telle explosion de sanglots et de cris d'espoirs mêlés, çà fout par terre ! La rythmique est flamboyante, et je ne me lasserai jamais de la contrebasse de Charlie Haden !
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Tallis › dimanche 21 août 2005 - 10:28  message privé !
Je viens de me le réécouter et c'est vrai qu'il est excellent celui-là... Peut-être pas autant qu'un Under Fire mais quelle énergie tout de même!