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Gato Barbieri › El pampero

cd | 5 titres

  • 1 El Pampero [13:46]
  • 2 Mi Buenos Aires Querido [6:20]
  • 3 Brasil [10:03]
  • 4 El Arriero [12:02]
  • 5 El Gato [15:22]

enregistrement

Montreux Jazz Festival, Montreux, Suisse, 18 juin 1971 sauf (5) RCA Studios, New York City, USA, mai 1972

line up

Danny Bank (clarinette basse), Gato Barbieri (saxophone ténor, chant), Phil Bodner (flûte), Ron Carter (basse), Airto Moreira (percussions), Oliver Nelson (saxophone alto), Romeo Penque (flûte alto), Bernard Purdie (batterie), Lonnie Liston Smith (Jr.) (piano), David Spinozza (guitare), Naná Vasconcelos (percussions), Sonny Morgan (conga), Chuck Rainey (basse), Hank Jones (piano)

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz > latino

Chaque disque a une histoire et celle de "El Pampero" est de notoriété publique. Rachitique témoignage d'une très longue nuit d'improvisation échevelée au festival de Montreux de 1971, seules quarante des généreuses cent vingt minutes de concert donné ce soir là ont réussi à trouver leur place sur support audio. De retour sur le vieux continent, Barbieri embarque avec lui une portion réduite de son orchestre, mais peut-être aussi ses éléments les plus déterminants ; Lonnie Liston Smith et Nana Vasconcelos. Après avoir longtemps jammé aux côtés d'Oliver Nelson qui le précédait sur l'horaire de l'affiche, l'argentin organise comme il peut un combo inédit pour sa prestation à venir, réquisitionnant même Bernard Purdie, batteur d'Aretha Franklin ! À vrai dire, ce jeu sur le fil, cette prise de risque apparente ne transparaît pas, l'osmose qui cimente ce groupe de fortune étant tout bonnement prodigieuse. La manière dont les musiciens abordent les compositions de Barbieri et qu'ils découvrent pour ainsi dire pour la première fois sous la houlette du saxophoniste fait montre d'un formidable talent et d'une qualité d'écoute supranormale. Une réelle émulation s'opère entre Barbieri et ses hommes de main ; une célébration de l'instant présent, un énorme feu de joie autour duquel le public est convié à entamer ses pas de danse. L'édition 2002 que l'on doit à RCA ne nous en donnera pas plus. À l'heure du cd et de la remastérisation à tout va, on est en droit de se demander ce qu'il est advenu du reste de la performance, et si un jour elle refera surface, d'on ne sait où, pour donner jour à une édition spéciale double cd... et pas nécessairement cartonnée ! En guise de complément, RCA a préféré nous gratifier des quinze minutes du titre studio "El Gato", seul inédit autrefois paru sur une anthologie du même nom et qui réunissait quelques unes des meilleures plages des récemment republiés "Under Fire" et "Bolivia". Initiative judicieuse s'il en est puisque c'est plus que du Barbieri pur jus ; c'est du gâteau ! (Bon, je sors...)

note       Publiée le lundi 15 août 2005

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SEN › samedi 30 juillet 2016 - 21:11  message privé !

Quel morceau "El Pampero" quand même !

Note donnée au disque :       
SEN › jeudi 3 mars 2016 - 02:03  message privé !

Le saxophone parle la langue des bas-fonds, l'argot blasé et mélancolique du demi-jour - sale et sexy et suant et dur. C'est la langue des orphelins, des bâtards et des putains.

Note donnée au disque :       
varg › vendredi 24 juillet 2009 - 12:07  message privé !

écoute attentive en ce moment même, j'ai peine à croire qu'une bonne partie des musiciens vienne de débarquer tellement ça groove, l'intensité est là, et el gato ne ménage pas ses efforts.