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Saint Vitus › Saint Vitus

cd | 9 titres | 41:04 min

  • 1 Remains [06:23]
  • 2 A Prelude to... [03:20]
  • 3 Bloodshed [03:01]
  • 4 12 Years in the Tomb [05:24]
  • 5 Wormhole [05:22]
  • 6 Hour Glass [05:23]
  • 7 City Park [04:01]
  • 8 Last Breath [06:38]
  • 9 Useless [01:32]

enregistrement

Enregistré et masterisé par Tony Reed au Heavyhead Recording, Port Orchard, Etats-Unis, novembre-décembre 2018.

line up

Patrick Bruders (basse), Dave Chandler (guitare), Scott Reagers (voix), Henry Vasquez (batterie)

remarques

Sorti en cd, vinyle, cassette.

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
+ grenouilles + minor threat vieux

Saint Vitus aurait pu ne jamais ressusciter. Il a fallu beaucoup de motivation à notre guitar anti-hero favori pour réunir à nouveau le club des arsouilles et suite à la pression du vieux et néo fan club sortir un "Lillie: F-65", avec Wino, sans Armando Acosta, depuis décédé - et ayant bien failli tuer le groupe sur la grande scène du Hellfest par son jeu... chancelant... Après avoir retrouvé son public sur scène, le groupe finit par ramener dans son escarcelle l'autre chanteur historique qu'on n'avait pas entendu depuis le glorieux et immonde "Die Healing", l'ultra touffu et débordant de nawak doom Scott Reagers. Forcément on va avoir le dernier album avec lui en tête, comme on avait "Born Too Late" dans les godasses en se trainant la Lillie, on s'attend à du lyrisme décoiffant et sinistre au point de faire passer les trains fantômes pour une norme sociale ! Il m'a fallu quand même une sacrée patience pour repasser devant les éructations aujourd'hui un peu plus limitée de Reagers, notamment dans ses passages laborieux entre le grogné et le fausset trémolé... et il faudra également se fader les éternels solos et riffs à trois notes de Chandler. La sauce prend parfois bien ("Hourglass" ou "Last Breath", dans le style éclatant de lumière violette, ou "12 Years in the Tomb" comme un "Living Backwards" 2, le retour), mais c'est souvent un peu stressant pour les deux raisons invoquées plus haut. Ce qui m'amène à penser que Saint Vitus est un groupe à voix, celles de Wino ou de Reagers, le passage éclair du chanteur de Count Raven ayant ainsi fait vachement plus jaser que le remplacement d'Acosta ou aujourd'hui celui d'Adams par Pat Bruders, le Mark ayant raccroché les gants par forfait physiologique - on parle ici de membres historiques du groupe quand même ! Donc oui, Saint Vitus tient souvent par la voix, la bizarrerie des guitares toutes plastoc demeurant l'alliage indispensable pour un résultat IGP ; vous aurez quand même quelques surprises ici, un petit "solo" de basse auquel on est vraiment pas habitué dans du Saint Vitus, un moment "grenouilles, nature et sorcellerie" assez polystyrène ("City Park"), et enfin un morceau de hardcore punk à l'ancienne, bien nihiliste, traitant tout manifestant de préposé à l'échec ("Useless")... j'aime donc encore un peu mon Vitus, mais il m'a fallu prendre mon courage et ma patience à deux mains sur ce petit dernier, beaucoup plus que sur le Lillie d'ailleurs... un album donc vieux et vieilli avant l'âge, sachant parfois hanter un peu l'ambiance, mais s'enfonçant un peu trop dans la décrépitude réelle, et non seulement mimée, pour pouvoir apprécier sans gêne auditive cette éternelle conclusion qu'est la carrière de ce groupe ne finissant de naitre trop tard ou de perdre... pardon, de loser. Cela sera donc un petit 4 pour le chemin... pardon, for the road.

note       Publiée le vendredi 28 juin 2019

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Demonaz Vikernes › mardi 2 juillet 2019 - 11:03  message privé !

Je me retrouve totalement dans cette chronique. Peut-être l'album le point immédiat de Saint Vitus, mais avec quelques pépites à la clef. Les éponymes sont de toute façon les Saint Vitus que j'aime le moins. Reste un groupe sans égal cela va sans dire.

Note donnée au disque :