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Minor Threat › Complete Discography

26 titres - 47:10 min

  • 1/ Filler - 2/ I Don't Wanna Hear It - 3/ Seeing Red - 4/ Straight Edge - 5/ Small Man, Big Mouth - 6/ Screaming at a Wall - 7/ Bottled Violence - 8/ Minor Threat - 9/ Stand Up - 10/ 12XU - 11/ In My Eyes - 12/ Out of Step (With the World) - 13/ Guilty of Being White - 14/ Steppin' Stone - 15/ Betray - 16/ It Follows - 17/ Think Again - 18/ Look Back and Laugh - 19/ Sob Story - 20/ No Reason - 21/ Little Friend - 22/ Out of Step - 23/ Cashing In - 24/ Stumped - 25/ Good Guys (Don't Wear White) - 26/ Salad Days

enregistrement

1981 - 1983

line up

Ian Mckaye (chant), Lyle Preslar (guitare), Brian Baker (basse, guitare), Steve Hansgen (basse), Jeff Nelson (batterie)

remarques

Ce CD inclut l'intégralité des enregistrements du groupe - La pochette rouge est l'originale de 1989 (aujourd'hui épuisée) et la bleue celle de la réédition de 2003.

chronique

Styles
hardcore
punk
Styles personnels
old school

Minor Threat : la revendication. Scandée sur des riffs sommaires. Et puis la hargne. Celle du jeune lascar qui veut pas se faire marcher sur les pieds mais qui choisit l’offensive la plus difficile : pas de pétage de plomb, pas de laisser-aller. La colère, voilà le maître mot. Celle qui surgit, à froid. "L’alcool, la baise, la drogue !!! Yaaah !!!" Mauvaise réponse amigo. Tout ça n’a rien à foutre ici. On esquive tout ça. On reste à jeun pour savourer sa rage et sentir comment ça fait du mal de se retenir, de se retenir, de se retenir encore - de tout péter autour, de chier par terre, d’hurler à la mort qu’on les nique tous. Ça serait trop facile. On est des rabat-joie. Quand on débarque, la fête est finie, on vient dire c’qu’on a à dire et rien d’autre. Finalement c’est quoi qui fait le plus de mal ? S’éclater comme une grosse merde sur l’ampli après avoir tari le caisson de Jack Daniel’s ou vomir ses tripes après une gorgée de Volvic ? On en sait rien et on s’en branle. On choisit sa voie, on s’y tient. L’heure est à la mise au point. C’est dans la tête que ça se passe et c’est sur la tête que ça se finira. Les minables en prendront pas pour leur grade, non, ils font ce qu’ils veulent, qu’ils crèvent si tel est leur souhait, chacun ça déroute, chacun son chagrin. L’ennemi est partout mais surtout en toi. Les nerfs ne lâchent pas. Ils sont juste tendus. Au maximum, comme un élastique. Toujours sur le point de se rompre. On joue crispé. Et vite, très vite. Les riffs décochés à la fronde, mais précis. Les solos balancés par-dessus l’épaule. Punk ? Matricule bien trop souvent utilisé, pour tout et n’importe quoi. Peu importe l’étiquette. On essaie quand même de faire des refrains à chanter en chœur, parce que c’est ça la jeunesse voyez-vous, ça cherche un peu de fougue, d’entrain, de camaraderie. On aboie, on glapit. On fait des hymnes à crier gosier dressé. Courts, véloces, enjoués, directs à l’os. Exécutés à l’arrache mais toujours nickel. Reprises express de Wire, des Standells ou des Monkees. "Du rock’n’roll !!! Yaaah !!!". Mauvaise réponse, encore une fois. Minor Threat c’est de la rage sans excipients, sans maquillage, sans groove, même si les soli nous leurrent dans cette direction. C’n’est qu’une volonté, finalement : celle de dire haut et fort "JE TIENS DEBOUT". Un poing serré, avec une réflexion derrière, et des nuances malgré les airs. C’est jeune, bien sûr. Mais la niaiserie juvénile, il n’y en a pas ici, en tout cas pas celle du bachelier. C’est un adulte dans le corps d’un minot, qu’a gardé pas mal de choses en travers de la gorge (à ce propos rien que "Guilty of Being White" en dit long - on devrait l'offrir à Spike Lee), qui s’est fait planter à la porte des soirées beuveries et en a conservé comme qui dirait un arrière-goût bien amer. Il sait comment ça finira et il le dit haut. C’est l’envie de le dire haut et de ne s’extasier de rien qui motive ses gestes et sa voix. La volonté de ne pas se laisser emporter/tomber/soumettre. De voir les autres chuter comme des mouches autour et de rester debout en tenant le coup, tant bien que mal. La tête froide. Le larynx serré. D’avoir une éthique, sans chercher à savoir où ça va nous mener. De rester vide de tout pour pouvoir sentir au maximum la douleur du monde, à vif. C’est sec et c’est primal, ça vient du milieu du corps. Le crâne rasé, le regard droit. Direct. Energique. Tendu… Straight Edge ? Un malentendu, selon Ian. Une conséquence logique, surtout.

note       Publiée le dimanche 27 avril 2008

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Note moyenne        14 votes

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Rikkit › samedi 29 juin 2019 - 01:37  message privé !

Disco rachitique, mais groupe inusable. Impossible de me lasser de ces gars. Un pur bonheur, une musique salvatrice. Un de mes groupes favoris de tous les temps de la vie entière. Merci les gars.

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Solvant › vendredi 24 mai 2013 - 16:01  message privé !

Ah ça fait du bien ! Alors voyons voir...Minor Threat, Bad brains, Black Flag ... quelqu'un pour D.O.A ?

brighter_paëlla_now › lundi 24 mai 2010 - 18:13  message privé !

Ressorti depuis une semaine et en heavy rotation depuis, je crois que je kiffe encore plus que quand j'étais au lycée

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NevrOp4th › mercredi 13 janvier 2010 - 13:42  message privé !

Quel groupe! Une energie d'enfer, des riffs punk bien "in your face" et ce chant Hardcore , à la fois teigneux et mélodique. Bon sang, cette compile est culte, jetez vous dessus si ce n'est pas encore fait.

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Jacques Capelovici › samedi 19 septembre 2009 - 15:12  message privé !

Ian "Chuck Norris" Mackaye dans American Hardcore à propos de la fin de la première vague HC : You might think Iike, "Well, yeah, but you really checked out on hardcore." I never fucking checked out. Hardcore checked out, not me.

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