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Gert Emmens › The Nearest Faraway Place Vol. 1

7 titres - 70:52 min

  • 1 Part I 10:40
  • 2 Part II 5:08
  • 3 Part III 7:28
  • 4 Part IV 14:38
  • 5 Part V 9:36
  • 6 Part VI 16:05
  • 7 Part VII 7:19

enregistrement

Enregistré au concert de Gasometer (Oberhausen, Germany) le 10 Novembre 2007.

line up

Gert Emmens: Akai AX80, Akai SGv01, Boss DR-660, Doepfer MAQ 16/3, 2* Elektor Formant modulars, EMU E6400 Ultra, EMU Proteus 2, EMU Vintage Keys Plus, Korg MS-2000, Korg Wavestation EX, Memorymoog Plus, Minimoog, Moog The Source, Moog Sonic 6, Moog Taurus MK1, Novation A-Station, Novation Nova, Philips Philicorda GM-751, PPG 1020, Roland MDC1, Roland MVS1, Roland SG-32, Transidrums U77, Vermona ER9, Yamaha AN1x, Yaqmaha SY85 Jan Dieterich: Guitares(Fender Stratocaster)

remarques

chronique

Un vent sombre et métallique amène des effets sonores aux arques résonnantes. L’ouverture de The Nearest Faraway Place Vol.1. est un mouvement flottant où des voix à peine perceptibles traînent parmi des souffles lugubres tribaux et des lamentations sifflotées. Une introduction digne d’une fiction sonore où tout peut s’entendre, comme s’imaginer. Une flûte, bien distincte, erre dans cet univers intrigant, éveillant une séquence aux tintements carillonnés dont les échos se multiplient dans un ruisselet prismatique, coulant vers une autre séquence ourlée d’une ligne de basse ondulante. Le rythme prend forme sur un mouvement qui galope avec hésitation sous un firmament carillonné. Une fusion synthé/guitare et des percussions agrémentent cette cadence qui circule en boucle sur une structure doucereuse avant d’embrasser des ondes vaporeuses, des chœurs célestes et des strates fuyant qui ornent une constellation musicale éthérée.
Ainsi va l’univers poétique et extrêmement musical de Gert Emmens. The Nearest Faraway Place Vol.1, dont les prémisses ont été conçues pour un concert donné en Allemagne le 10 Novembre 2007 (Gasometer de Oberhausen), est une longue pièce de 71 minutes, segmentée en 7 parties. Le synthésiste Hollandais continu son exploration ambiguë des univers galactiques aux formes sombres et intrigantes. Un monde irréel sculpté dans la versatilité de ses rythmes et tonalités, ainsi que de ses sculptures séquencées aux sonorités si uniques au monde musical d’Emmens et de ses synthés mellotronnés aux variables arômes astrales, croisant l’obscurité et la limpidité des harmonies. La partie 2 est accroche-cœur avec son mellotron émotif qui enveloppe une rythmique séquencée soutenue par des riffs de guitares. Le tempo est fluide et sec, arrosé de solos de guitares et de synthé.
La partie 3 avance à tâtons sur une séquence en cascade. Une rythmique plus théâtrale que musicale, pilonnée de percussions métalliques et enveloppée d’un synthé aux odes spectrales et aux solos déchirants. La partie 4 est du pur Emmens, tel que l’on connaît depuis When Darkness falls Upon the Earth. Une structure séquentielle complexe aux soubresauts lourds et résonnants qui sautille sur un clavier aux ondes papillonnantes et aux souffles lyriques, créant une étrange fusion mélodieusement cohérente où le rythme hachuré valse avec un mellotron aux ondes mélancoliques. Vers la 6ième minute, la séquence devient plus nerveuse lorsqu’elle confronte des percussions lourdes qui ralentissent une rythmique déjà incertaine. Les voiles synthétisées enveloppent cette cadence devenue anémique avec des odes brumeuses qui nous entraînent sous les orages cosmiques de la partie 5. Une partie au rythme séquentiel pulsatif et nerveux, sous un synthé aux souffles spectraux et une guitare contrastante de lucidité qui s’éteint dans une nébulosité astrale flûtée. La partie 6 en émerge pour ré initier cette lourdeur atmosphérique au rythme concassé qui fait la splendeur de ce 14ième opus de Gert Emmens avec un tempo décousu sur une séquence nerveuse et hésitante qui ondule dans une ambiance bien synthétisée. Un mouvement plus psychédélique qu’électronique qui croît sur un synthé chthonien, aux solos très sinueux, et des frappes de percussions claquantes et enclumées. Un autre très bon titre qui exploite les zones sombres des années analogues. La partie 7 est une belle finale où guitares et synthés opposent leurs lyrismes sur une belle séquence hypnotique et musicale, comme Gert Emmens en connaît toutes les astuces, avant de croiser la quiétude d’un synthé morphique. Une finale qui ouvre la porte à un possible Volume 2.

note       Publiée le dimanche 16 novembre 2008

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gkar02300 › samedi 18 avril 2009 - 15:09  message privé !

Ca y est le volume 2 est sorti......

gkar02300 › dimanche 16 novembre 2008 - 20:20  message privé !

Oui il y aura un volume deux qui paraitra en 2009....n'oubli pas Sylvain de crtiquer le dernier Heij/Emmens qui est une fois de plus très bon.