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Gert Emmens › The Nearest Faraway Place Vol. 2

cd | 7 titres | 71:41 min

  • 1 1 Part VIII 8:51
  • 2 2 Part IX 9:24
  • 3 3 Part X 10:05
  • 4 4 Part XI 5:42
  • 5 5 Part XII 6:20
  • 6 6 Part XIII 12:17
  • 7 7 Part XIV 19:03

enregistrement

Musique composée en 2008 Mixé en Février 2009 et masterisé en Mars 2009 Composé, joué, mixé et masterisé par Gert Emmens.

line up

Gert Emmens : ARP Odyssey, Boss DR-660, Doepfer Maq 16/3, Elektor Formant, EMU E6400 Ultra, EMU Vintage Keys Plus, Farfisa Syntorchestra, Hohner String Performer, Korg 700s, Korg Lambda, Korg MS2000r, Korg Wavestation EX,Mam MB 33,MFB Synth II, Moog Minimoog, Moog Opus III, Roland M-DC1, Roland M-OCI, Roland M-VS1, Roland SH-32, Transidrums U-77, Vermona ER9, Yamaha AN1x *2, Yamaha CS80, Yamaha SY85 Voix Espagnoles: Cara and Natxo Asenjo-Fernández Voix Françaises: Eline Feldbrugge (improvisation)

chronique

Voici le 2ième volet de cette trilogie à compléter, qui a pris forme lors du festival E-Day organisé par Kees Aerts et Ron Boots du label de Groove. Fidèle à ce que Gert Emmens produit depuis des années, ce 11ième opus du synthésiste Hollandais, est rempli de séquences aux rythmes variés, de synthés aux solos ingénieux et aux mélodies accrochantes ainsi que des mellotrons aux arrangements émouvants. Un album où la Berlin School oscille entre la vieille et la nouvelle génération. Divisé en 7 parties, tout comme le Volume I, la partie 8 démarre assez rapidement. Après une courte intro cosmique, une séquence sautillant avec force donne un tempo constant, enveloppé d’un mellotron qui étale sa douceur sur une cadence très entraînante. Des notes carillonnées filtrent une douce harmonie rêveuse, pavant une nouvelle direction cadencée. Un rythme bifurquant sous un fin synthé aux harmonies lyriques et un mellotron aux chœurs sobres qui coulent dans une ambiance syncrétique. Doucement nous traversons vers la 9ième partie où une guitare cosmique offre ses accords dans une nébulosité enchanteresse avec des voix Espagnoles aux incantations répétitives. Progressivement nous sommes submergés par une séquence agressive qui moule un rythme lourd et hypnotique, appuyé d’un clavier qui se love au tempo. Un tempo lourd cerné d’une chorale mellotronnée et qui éclate avec des percussions électroniques entourées de bons solos sinueux. Une intro flottante ouvre la partie 10. De lourdes vapeurs cosmiques échappent une séquence nerveuse donc le mouvement en staccato donne une impression échotique qui s’atténue graduellement, offrant une structure rythmique hypnotique noyée dans une ambiance cosmique aux fins mouvements synthétisés. Mais Gert Emmens ne traîne pas trop longtemps dans les sphères minimalismes. Vers la 7ième minute, le mouvement prend une tangente animée d’un rythme plus hachuré et ornée d’une suave chorale mellotronnée. La finale est d’une douceur insoupçonnée, nous guidant vers la délicieuse rumba qu’est la 11ième partie. Une rumba cosmique avec des notes carillonnées qui flirtent avec un fin synthé harmonieux. La 12ième partie nous replonge dans un concept électro cosmique avec une ntro nébuleuse qui engendre une séquence cheminant dans une ambiance lourde et musicale. Encore une fois, Gert Emmens multiplie les rythmes séquentiels autour d’un mellotron enveloppant, créant une atmosphère instable sous des harmonies romanesques. La partie 13 offre une intro tapageuse et bigarrée qui fait place à une séquence à la Phaedra, nappée d’un mellotron aux souffles spectraux. Minimalisme, la séquence accélère la cadence, répercutant un genre de percussion échotique qui bouscule un univers sobrement harmonieux où une voix française improvise des paroles sur un rythme plus lourd, plus mellotronné. Un beau titre empreint d’une nostalgie sentimentale, d’un sentiment d’amour perdu. La 14ième partie débute avec un éclat tintamarresque avant de s’assoir sur de lourdes réverbérations circulaires qui flottent avec échos dans un néant sonore. Doucement, une séquence papillote comme les ailes d’une libellule métallique, avant d’épouser le style Emmens qui restructure le mouvement avec des directions cadencées variées sous de grosses vapes synthétisées, créant un univers tantôt peu invitant, tantôt plus harmonieux. Et ainsi se compose l’univers musical de Gert Emmens. Encore une fois le synthésiste Hollandais étonne, même si nous sommes habitués à son style, avec une approche imaginaire que l’on peut vivre comme une nébulosité peut toujours faire place à la beauté iridescente. Une autre œuvre majeure dans l’art moderne de la MÉ.

note       Publiée le jeudi 9 juillet 2009

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