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Gert Emmens › Metamorphosis

cd • 6 titres • 73:39 min

  • 1Strategem of Morality 14:16
  • 2Collision 17:55
  • 3Empathy 7:07
  • 4Emotive Disparity 2:26
  • 5Pace of Voyage 15:36
  • 6Opaque Divergence 16:06

enregistrement

Joué et enregistré avec de l’équipement analogue durant l’été 2009

line up

Gert Emmens (Arp Pro Soloist, Arp Sequencer, Elektor Formant (*2), Elka Solist chromatic version, Farfisa Syntorchestra, Hammond Auto Vari 64, Hillwood Super Variation, Korg 700S Minikorg, Korg Lambda, Moog Minimoog, Moog Opus 3, Moog Taurus MK1, Moog The Source, Philips Philicorda GM 751, Roland RS202, Siel Orchestra 2, Solina String-Ensemble, Vermona ER9, Yamaha CS80)

remarques

Pour en savoir plus sur Gert Emmens et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://home.zonnet.nl/gert.emmens/

chronique

Metamorphosis est le reflet d’un mur translucide sur le développement, et son point culminant, d’un modèle d’une vie conçue selon la volonté de la nature. Pour son 10ième album sur l’étiquette Groove, Gert Emmens ne fait pas dans la dentelle et offre un superbe album concept où la mélodie est le message de la conscience. Et Metamorphosis est truffé de mélodies. Des mélodies arrimées à des séquences aussi lourdes que déviantes dans un magnifique environnement sonore analogue. Remué par une nouvelle foi et une nouvelle passion, Gert Emmens se fait messager de ses nouvelles valeurs en nous offrant un solide opus dont la musique dessine un merveilleux conte sur la pensée magique.
Strategem of Morality ouvre Metamorphosis avec une lourde intro atmosphérique. Un dense bouillon sonore où mitonnent d’hybrides laves synthétisées dont les couches s’entrecroisent et résonnent parmi de sinueux solos de synthé. Des solos dansant lascivement dans une sombre Genèse électronique dessinée de longilignes ondes torsadés, de nappes hésitantes et de stries réverbérantes qui croisent des nappes de synthé stationnaires ainsi qu’une lointaine ligne séquentielle feutrée qui anime peu à peu les larves de Strategem of Morality. Une autre séquence sautille à pas de loup, laissant ses traces réverbérantes formées une cadence qui amplifie délicatement son rythme sous une nébuleuse brume mellotronnée. Vers la 7ième minute le rythme s’installe avec un mouvement séquentiel aux accords et sonorités hybrides, soutenu de percussions électroniques qui battent finement la mesure sous un firmament truffé de fins solos de synthé torsadés. Le tempo progresse avec cette architecture sonore unique à Gert Emmens et dévie délicatement vers une structure plus éthérée avec de délicats accords de claviers qui tintent parmi des accords d’un séquenceur toujours aussi hybrides et nuancés. Ce mouvement séquentiel furtif qui sautille à pas de loup est la pierre angulaire des rythmes entrecroisés qui meublent les structures cadencées d’Emmens sur Metamorphosis. Collision en est le parfait exemple. Après une intro éthérée qui moule un sobre tempo sillonné de ses fabuleux solos de synthé, le rythme subit une transformation par une permutation d’un mouvement séquentiel issu de nulle part. Ses accords sautillent avec un genre d’hésitation, accompagnés d’un synthé aux strates de verres suspendues et aux fins solos moulants. La cadence devient plus insistante et module une structure ascendante d’où s’échappe de doux accords qui sonnent comme une guitare. Et ainsi va Collision. Entre des rythmes soutenus et des passages atmosphériques, les séquences du synthésiste Hollandais moulent des rythmes minimalistes et hypnotiques sur de brèves envolées où les rythmes ont des mesures arythmiques, amenant Collision vers une superbe finale décorée de splendides solos qui s’entortillent autour des cadences séquencées uniques au monde musical enchanteur d’Emmens. Empathy est coulé dans le même moule que Collision, mis à part ses solos spectraux qui sifflotent au dessus des nerveuses séquences bondissantes en introduction. Plus comprimé car plus court, Empathy évolue de rythmes en ambiances avec des solos de synthé au magnétisme cérébral qui voltigent au dessus un monde séquentiel en constante interversion.
Après le planant Emotive Disparity, Pace of Voyage initie son conte musical avec une course séquentielle effrénée et pimentée de solos d’un synthé aussi lyrique que poétique. Un solo strident désarçonne le tempo, plongeant Pace of Voyage dans un bref passage indécis avec une séquence lourde et lente qui se dandine sous les nappes d’un synthé penseur. Le tempo devient alors plus lent, mais aussi plus lourd. Il embrasse une structure éthérée avec des cymbales qui papillonnent auprès des accords d’un clavier tout aussi songeur, sur des séquences qui tentent de reprendre sa course folle sous les souffles d’un synthé fantomatique. Mais le rythme s’affaisse et nous plongeons dans une douce et brève ambiance cosmique avec des strates qui valsent dans un néant onirique, que des séquences nerveuses et trépidantes abrogent avec une structure rythmique stérile. Le tempo est circulaire et stationnaire. Il palpite sous les ondes et solos d’un synthé surnaturel et angoissant, accompagné des chœurs et d’une brume mystique d’un mellotron rêveur. Un synthé hybride aux solos tant symphoniques que solitaires, flottant dans une brume éthérée, il sifflote et chante des solos accrocheurs, alors qu’Opaque Divergence palpite de ses premiers balbutiements. Les solos et souffles de synthé se dandinent tels des séquences ouatées, augmentant graduellement une cadence qui subtilement galope avec discrétion dans une brume cosmique. Alourdie, la séquence titube pour mouler un tempo lent qui ondule avec lourdeur parmi des spasmes d’un synthé hésitant et des accords fluides qui coulent comme ceux d’une guitare. Une étrange marche électronique s’ensuit, survolée par d’infimes stries et de brefs solos avant que le rythme lourd ne se dessine, martelé par de bonnes percussions. Un rythme envoûtant qui virevolte délicatement, tel un ballet cosmique, sur une séquence circulaire tantôt lourde, agressive et tantôt délicate, hésitante, embrassant au final une douceur éthérée et enivrée de suaves solos d’un synthé enchanteur. Un synthé qui berce notre imaginaire depuis que l’on s’est attaché au doux univers musical de Gert Emmens.
Rythmes ambigus sur des séquences en constantes permutations et assiégés par de belles mélodies, Metamorphosis est du très bon et du grand Gert Emmens. Un album complexe de par ses rythmes imprévisibles et où les mélodies se moulent à des mouvements séquentiels tantôt circulaires et tantôt progressifs. Des mélodies sculptées par un mellotron onirique et des synthés qui chantent et sifflent sur de belles structures éthérées. Un des bons albums de 2010!

note       Publiée le lundi 3 janvier 2011

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