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Dälek › Deadverse Massive Vol. 1 : Dälek Rarities 1999-2006

cd • 13 titres • 66:36 min

  • 1Megaton [Deadverse Remix]
  • 2Angst [#]
  • 3Ruin It - Ruin Them - Ruin Yourself - Then Ruin Me [Deadverse Remix]
  • 4Vague Recollection
  • 5Desolate Peasants
  • 6Rouge [Deadverse Remix]remix d'un titre de Velma
  • 73:46
  • 8In This City [Deadverse Remix]remix d'un titre de Enon
  • 9Music for ASM [#]
  • 10Streets All Amped
  • 11Ascention
  • 12Maintain
  • 13Back to Burn

line up

Dälek (MC), The Oktopus (production)

remarques

chronique

Les barbus qui rêvent de baleines de chez Hydrahead ont eu le nez creux en sortant cette compilation de titres introuvables sur album. Faut dire que Dälek, c'est un mégaptère du hip-hop. Même si je le vois plus comme épaulard que jubarte. Pensez donc : aucun groupe de hip-hop actuel ne peut espérer atteindre ce gabarit et cette dentition prédatrice. Dälek a pris la place que Mobb Deep ont laissée vacante après Hell on Earth. Et puisqu'elle n'intéressait plus les rappeurs de la surface, c'est des abysses qu'a surgi le neo imperator. Cette compilation, inutile à ceux qui ont déjà grapillé les inédits en question ici et là, est un condensé du style Oktopus. Quasiment pas de voix, la plupart des titres sont des instrumentaux. Les seuls titres parlés sont du niveau de From Fithy Tongue ou Absence, donc massifs. Un gros son granuleux pour un gros Dälek pataud dictant la fin des temps. Quasiment pas de scratches de Still de mémoire (hélas). Des miasmes jetables, aussi, presque logiquement, mais assez peu : "Angst" d'abord, instrumental sympathique (justement) et un peu générique pour du Oktopus, et le remix fadasse d'Enon, et un ou deux autres passages qui sentent la chute de studio passable. Ce qui coûte deux boules. Pour mettre en valeur les quatre survivantes tout de même : le Deadverse remix de "Megaton" en introduction est juste un des titres les plus lourds qu'aie jamais sorti Dälek, avec la pointe d'angoisse mélancolique palpable qui affleure à la surface. Beauté vénéneuse. La première partie du morceau, somme toute presque classique (pour un amateur de hip-hop alternatif), se déploie petit à petit et se compacte dans un gros beat de batterie digne d'un Rage Against The Machine, puis se résorbe enfin pour laisser coi. Coït pur avec les baffles. Le reste de cette compilation est un fourre-tout aux saveurs entremêlées d'années 90 et 2000 : pas mal d'ambient, du grain shoegaze, des pics d'adrénaline, et du trip-hop cicatriciel digne du Tricky des grandes nuits (le remix de Velma par Oktopus)... et toujours cette odeur de mort latente qui serre comme un étau. Je ressors toujours de cette compilation avec des souvenirs très flous, mais surtout l'envie de réécouter Abandoned Language.

note       Publiée le jeudi 30 avril 2015

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Damodafoca › lundi 4 mai 2015 - 17:02  message privé !

Le EP streets all amped qui est repris ici est superbe.

Raudus › dimanche 3 mai 2015 - 11:14  message privé !
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Comme souvent avec les compilations de B-sides et autres "raretés", c'est assez inégal. Megaton est massif, Desolate Peasants aurait mérité une place de choix sur le Filthy Tongues, Ascention et Maintain montrent qu'Oktopus sait aussi jouer des boucles. Il est vrai que si Angst, Vague Recollection ou encore In This City n'apportent pas grand chose d'un point de vue individuel, je trouve cependant qu'ils donnent une couleur à l'ensemble. Si le hip-hop de Dälek est nocturne, ce Deadverse Massive serait plutôt auroral, version descente de trip.

Note donnée au disque :