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Janelle Monáe › The ArchAndroid

cd | 18 titres | 00:00 min

  • Metropolis - Suite II
  • 1 Suite II Overture [ 2:31]
  • 2 Dance Or Die [ feat. Saul Williams] [ 3:12 ]
  • 3 Faster [ 3:19]
  • 4 Locked Inside [4:16]
  • 5 Sir Greendown [ 2:14]
  • 6 Cold War [ 3:23]
  • 7 Tightrope [ feat. Big Boi] [ 4:23 ]
  • 8 Neon Gumbo [ 1:37]
  • 9 Oh, Maker [ 3:47]
  • 10 Come Alive (The War Of The Roses) [ 3:22]
  • 11 Mushrooms & Roses [ 5:42]
  • Metropolis - Suite III
  • 12 Suite III Overture [ 1:41]
  • 13 Neon Valley Street [ 4:11]
  • 14 Make The Bus [ feat. Of Montreal] [ 3:19 ]
  • 15 Wondaland [ 3:36]
  • 16 57821 [ feat. Deep Cotton] [3:16 ]
  • 17 Say You'll Go [ 6:01]
  • 18 BabopbyeYa [ 8:47]

extraits vidéo

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enregistrement

2008–2010,Wondaland Studios, Atlanta, Georgia - "Conceived, Conceptualized, and Created by the Mad Minds of the Wondaland Arts Society"

line up

Chuck Lightning , Janelle Monáe, Nate "Rocket" Wonder , Roman GianArthur Irvin , Kevin Barnes, Wolfmaster Z, Kelindo Parker, Big Boi, etc...

Musiciens additionnels : Of Montreal (featuring et composition sur Make The Bus)

chronique

Styles
black music
funk
soul
electro
hip-hop
jazz
musique classique
pop
Styles personnels
space opera afrofuturiste

Notre génération se trouve quelque part en queue de comète. Il semble que l’ambition qui habitait certains de nos aînés – pour le pire comme le meilleur – se soit tarie. Le cynisme ambiant semble avoir eu raison de nos moindres rêves, au point même de contaminer la phrase que je suis en train d’écrire, et la rendre caduque et consensuelle avant même d’être exprimée. Que peuvent les idées face au défaitisme collectif, à la dictature du ‘tout a déjà été dit’ post-moderne, à l’idée erronée mais triomphante que le mainstream et le commercial, c’est mal. Par définition. Astuce facile pour éviter d’avoir à penser par soi-même en somme. Si l’on m’avait dit que j’aurai un jour encensé un disque produit par la compagnie de Puff Daddy, j’aurai prit cela comme la funeste annonce de ma surdité prochaine. Alors autant mettre les pieds dans le plat, vous pouvez considérer The ArchAndroid comme le meilleur album de cette année 2010, voire comme l’œuvre la plus ambitieuse, frondeuse, démesurée et inventive depuis des lustres. Il fallait s'inspirer de toute la naïveté et de la fraîcheur inhérente à la nouvelle scène d’Atlanta à cette petite fille de Kansas City qui rêvait de Broadway dans les 90’s, pour réaliser un tel album. The ArchAndroid regroupe donc les 2ème et 3ème ‘suites’ de la tétralogie Metropolis, et continue ainsi l’histoire d’amour ultra-naïve et fleur bleue d’une androïde et d’un humain racontée dans le premier EP. Deux ans furent nécessaires à l’équipe de prod de Janelle Monae pour accoucher de cette merveille, sertie de solos de guitares hendrixiens sublimes à tout les coins de rue, de tubes soul mutants dignes du tout meilleur Outkast (Faster et le terriblement funky Tightrope, qui finissent tout les deux dans un sursaut jazz-cabaret-vaudou mirifique), d’orchestrations à la Danny Elfman déraisonnables, et surtout de slows absolument désarmants de beauté (Mushroom & Roses, Neon Valley Street et son break rappé venu d’ailleurs, Say You’ll Go et sa citation du clair de lune de Debussy…)… De tout ce qui fait un grand album en somme. Pensez Sgt. Pepper, Sign O The Times, Pet Sounds… En mieux. Gloups. Le seul défaut d’un tel album, finalement, c’est que le public ne le mérite pas. Beaucoup ne passeront pas outre la voix très propre et mutine de Janelle, d’autres se demanderont si écouter un disque aussi « commercial » est acceptable socialement… C’est un peu le prix de l’ambition, pour un disque tellement « plein de lui-même » qu’il contient 2 intros symphoniques, et pratique l’autocitation et le leitmotiv avec faste et maestria. The ArchAndroid est un miracle, une œuvre touchée par la grâce et la candeur, profondément marquée par l’imagination et le romantisme de son auteur, au côté parfois ‘Walt Disney’ assumé (le très Princier Wondaland), mais le Walt Disney de Fantasia, pas celui du Roi Lion. Dans tous les cas, il s’agit d’un film pour les oreilles, à écouter au casque les yeux fermés, en acceptant de mettre de côté son incrédulité, comme lors d’une séance de cinéma. Le reste coule de source : The ArchAndroid capture, enchante, absorbe et rend béat.

note       Publiée le dimanche 9 janvier 2011

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Dioneo › samedi 17 mars 2018 - 15:53  message privé !
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Les non-amateurs de Janelle peuvent aussi écouter tout ça, en passant ! Parce que ça fait un bien fou, quoi, de toute.

dariev stands › samedi 17 mars 2018 - 15:51  message privé !
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et surtout Steve Lacy, Erykah Badu, The Internet... Et les maîtres outkast, prince et stevie wonder, au cas où...

Dun23 › vendredi 16 mars 2018 - 19:17  message privé !

J'y pense maintenant mais les amateurs de Janelle et de Funkadelic ferait bien d'écouter “Awaken, My Love!” de Childish Gambino aka Donald Glover aka le jeune Lando Calrissian aka Troy de Troy & Abed.

Note donnée au disque :       
Dun23 › lundi 12 mars 2018 - 18:52  message privé !

L'enchainement cold war/tightrope est imparable! Un prochain en route, un premier single très très kiddemineapolisien.
Sinon 5 parce que enchainement imparable et quelques autres plus que sympa. Mais des longueurs aussi.

Note donnée au disque :       
dariev stands › mardi 23 août 2016 - 17:52  message privé !
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Mouarf