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Blue Öyster Cult › Blue Öyster Cult

lp | 10 titres

  • 1 Transmaniacon MC
  • 2 I'm on the Lamb but I ain't no sheep
  • 3 Then came the last days of may
  • 4 Stairway to the stars
  • 5 Before the kiss a redcap
  • 6 Screams
  • 7 She's as beautiful as a foot
  • 8 Cities on flame with rock and roll
  • 9 Workshop of the telescopes
  • 10 Redeemed

enregistrement

Produit par Murray Krugman et Sandy Pearlman - Enregistré aux Studios Columbia, New York

line up

Eric Bloom ("Stun Guitar" And Vocals) Donald "Buck Dharma" Roeser (Lead Guitar) Joe Bouchard (Bass And Vocals) Allen Lanier (Rhythm Guitar And Keyboards) Albert Bouchard (Drums And Vocals), Sandy Pearlman (textes, concept)

remarques

La réédition cd comporte des bonus tracks qui portent la durée du cd à 49:41

chronique

Styles
rock
hard rock
Styles personnels
hard rock cool as death

Tout est dans le umlaut. Les yeux du "ö". Cette touche finale germanique, apportée au dernier patronyme d'une longue série, donnera des idées à pas mal de groupes de metal moins littéraires par la suite. Deep Purple c'est bien, mais le culte de l'huitre bleue, c'est encore mieux... Ce groupe hors norme de new york, qui n'a jamais cessé de sortir des disques, reste aujourd'hui encore mésestimé, et ce malgré son influence indéniable sur tous les styles de metal. Ceux que l'on nommait parfois les Black Sabbath américains furent probablement, après ces derniers, les plus grands instigateurs d'une musique sombre, froide et terriblement classieuse qui allait devenir le heavy metal dans les années 80. Pas vraiment influencés par Hendrix, le BöC ne faisait pas parler la poudre (enfin ça dépend laquelle...) à la moindre occasion, préférant au blues psychédélique une musique monochrome, vicieuse et droguée, quelque part entre les Doors, et Alice Cooper, mais sans le côté théâtral - vous situez ? Très proches de la rapidité du rock'n'roll des origines, et déguisés à la ville comme à la scène en Hell's Angels, les BöC cachaient leurs ambitions cinématographiques dans leurs chansons étranges, aux lyrics écrits par leur gourou, manager et producteur : Sandy Pearlman. Un drôle d'olibrius qui ne faisait pas partie du groupe, mais qui, dans l'ombre, en a façonné l'identité et le concept. Car c'est un vrai film qui défile devant nos yeux à l'écoute de ce disque pourtant guère difficile d'accès (une écoute suffit pour devenir accro) : le Blue öyster cult dépeint le New York sale et licencieux des années 70, quand ils ne parlent pas d'Altamont (triste lieu pour l'histoire du rock...) sur le rigide "Transmaniacon MC". Tarabiscoté sans être progressif, l'art du groupe est d'une rare subtilité (un comble pour du hard rock mais c'est on ne peut plus vrai ici), en équilibre permanent entre compositions vicelardes et insidieuses, aux mélodies gluantes, telles que le diptyque "Screams" et "She's As Beautiful as a foot", ou encore "Before the Kiss" ou "Workshop" ; et chevauchées rock'n'roll inoubliables comme "Stairway to the stars" ou "Cities on flame…". Cette dernière est rapidement devenue le standard du groupe, annoncée sur scène par un duel de guitares (les deux gratteux soulèvent leurs instruments à bout de bras et en croisent les manches au dessus de leur têtes), et suivie d'un rituel assez intéressant : les 5 membres du gang s'emparent chacun d'une guitare et jouent tous le même accord en même temps. Un des meilleurs morceaux de hard rock jamais composés, si vous voulez mon avis. Les lyrics, cérébraux, poétiques voire cryptiques, n'étant pas écrits (la plupart du temps) par le groupe, ils sont chantés avec une voix roublarde par les différents chanteurs, ce qui crée un contraste, encore appuyé par le caractère agressif et le groove chromé des chansons. Le tout aidé par une production impeccable quoique manquant encore un peu de mordant sur ce premier album. Ce qui est parfait cela dit pour quelques ballades, comme le presque folk "Redeemed", ou le sublime "Then Came The Last Days of May" , triste histoire égrenée au rythme des trainées de lumières sur quelque boulevard de la grosse pomme à minuit, annonçant le futur tube "Don't fear the reaper". On pourrait presque évoquer le jeu de guitare légendaire des malades mentaux de Television, c'est vous dire ! Un peu comme si les Stones de "Sister Morphine" rencontraient les Steppenwolf de "Born to be wild" un soir de pleine lune… Aujourd’hui, ce premier éponyme (même si le groupe avait déjà un certain passé discographique sous d’autres noms) n’a que très peu vieilli, au regard de sa date de sortie. En prêtant attention aux paroles, d’étranges images apparaissent dans le cerveau, comme la vision du Gin qui scintille dans le noir. Au "Baby you can drive my car" des Beatles, BöC répond par un cynique "You can drive my motorcar / It's insured to thirty thou / Kill'em all, if you wish". Une certaine idée de la classe.

note       Publiée le vendredi 9 février 2007

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Rastignac › vendredi 29 juin 2018 - 18:26  message privé !
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Ce sont des disques comme ça qu'on emmène sur l'île déserte, enfin la mienne. Y a des emprunts à Led Zeppelin ou Deep Purple mais ça garde cette patte bizarre, inclassable. C'est peut-être de la musique à Papa, mais plutôt de la musique pour qui voudrait être le Papa en 72, dans un environnement tout marron ou écossais, avec des bagnoles qui puent, des chromes, beaucoup d'alcool, de fumée et de phénobarbital, des souvenirs de guerres pas très enterrées, du musc et du goudron. Je pourrais dire ça des trois premiers, même si ce fut le troisième qui fut élu le premier, un jour, des décennies après, dans un sous-sol clermontois avec le plâtre qui tombe du plafond, 20 balles à tout casser (5 balles ? je sais plus combien je l'ai payé).

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zugal21 › samedi 17 septembre 2016 - 16:13  message privé !

J'ai ce disque depuis de longues, longues années ... Trés intéressant... Et, malgré tout ce temps qui passe, je le trouve toujours aussi insolite et mystérieux

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boumbastik › lundi 4 mai 2015 - 14:07  message privé !

Trilogie

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SEN › lundi 30 septembre 2013 - 07:20  message privé !

Les 3 premiers albums sont indissociables et indiscutablement des chefs d’œuvres du Rock des Seventies !

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Raven › lundi 30 septembre 2013 - 02:02  message privé !
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y a "leur opus suivant sera celui de la maturité", aussi

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