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Blue Öyster Cult › On Your Feet or on Your Knees

vinyl 33t | 12 titres

  • 1 Subhuman [07:30]
  • 2 Harvester of Eyes [04:55]
  • 3 Hot Rails to Hell [05:55]
  • 4 The Red & the Black [04:33]
  • 5 Seven Screaming Dizbusters [08:27]
  • 6 Buck's Boogie [07:40]
  • 7 Then Came the Last Days of May [04:35]
  • 8 Cities on Flame [04:08]
  • 9 ME 262 [08:47]
  • 10 Before the Kiss (A Redcap) [05:05]
  • 11 Maserati GT (I Ain't Got You) [Reprise de Clarence Carter] [08:59]
  • 12 Born to Be Wild [Reprise de Steppenwolf] [06:36]

enregistrement

Ensemble d'enregistrements de concerts (Academy Of Music, Paramount Theatre de Portland, Paramount Theatre de Seattle, Show Palace de Phoenix, Long Beach Arena, Pacific Coliseum, Capitol Theatre du New Jersey).Enregistré par Aaron Baron, Jack Douglas, Jerry Smith, Kurt Kuntzel, Pete Weiss, Tim Geelan, Howie Lindeman, Rod O'Brian et Tom Scott.Mixé par Jack Douglas au Record Plant, New-York City.Masterisé par Greg Calbi à The Cutting Room, New York.Produit par Murray Krugman et Sandy Pearlman.

line up

Donald (Buck Dharma) Roeser (guitare, voix), Allen Lanier (guitare, claviers), Eric Bloom (voix, guitare, synthétiseur), Joe Bouchard (basse), Albert Bouchard (batterie, guitare, voix)

remarques

Clarence Carter est crédité en tant que compositeur de Ain't Got You, mais il semble que cette même chanson soit une réécriture d'un morceau de Jimmy Reed.Sorti en vinyle, cartouche 8 pistes, cassette. Diverses rééditions vinyles, cd, etc. depuis les années 1990.Illustration par John Berg.

chronique

Quand on aime beaucoup beaucoup un groupe, on en fait des rêves. Le BÖC était donc un sous-marin tout blanc à l'intérieur, avec des meubles à spiritueux, un fumoir, des dévotchkas habillées comme des hôtesses de l'air sauf que leur robe était orange. Le hall de décontraction ressemblait un peu aux ersatz de bars français de l'époque avec bulles qui flottent dans l'air, odeur d'encens subtil et trois dés reposaient sur le comptoir revêtu de ce plastique un peu mat, dégageant la même brillance que je voyais recouvrir ce piano Yamaha que jamais je ne pourrais acheter. Un gars habillé en PseudoSturmführer se retourne vers moi, esquisse un sourire, découvrant un tiers de dents noires, deux-tiers en or. Il me fait signe d'avancer et ouvre un rideau, et là, comme un mauvais effet spécial sorti d’un épisode de Cosmos 1999 je vois une énorme scène et un groupe qui joue ce qui va devenir, pour toujours (et donc pas pour le meilleur d'un certain point de vue) des standards du hard rock ? Du heavy métal ? DU "Metal" ? Car oui, ceci est un live, et là je me retourne vers la caméra pardon, oui cher public, ceci est un live. "Debout, ou à genoux". Faut choisir le CULTE, et la messe liée, on arrive en limo, drapeau protocolaire hissé, un crépuscule engage la soirée vers le non-retour de la puissance du rock. Y en a des superlatifs hein ? Désolé. J'adore ces chansons. Certes, oui, le live peut ne pas forcément apporter grand chose à part des reprises ou quelques improvisations ou solo mais, ce qui marchait quand j'écoutais le live à Donington d'AC/DC n'est pas exclusif au groupe australien : c'est l'angoisse de ne pas avoir été là, la même névrose qui marche quand on écoute Muddy Waters jouant à Newport en 1960, qui me fait enrager quand je regarde une vidéo mal filmée sur youtube, et là vous pouvez y aller, de Hendrix à Bolt Thrower, de Johnny Halliday à Sheila, il y aura toujours quelque chose de mal digéré quand on a raté le wagon, quand on a raté Type O Negative, alors qu'aujourd'hui Blue Öyster Cult ça le fait pas du tout en concert... Donc ce groupe, ce live peut révéler quelque chose de sentimental, et c'est bien le propre de tout disque, toute musique. S'il n'y a pas un petit bout d'affect : ça ne marche pas ! On a beau dire que tel solo est pourri, tel guitariste joue comme un pied, ben j'aurais tué le chien pour voir St Vitus en concert en 1989 - et Mike Portnoy a beau jouer de la batterie comme un grand, ben je ne peux pas biter Dream Theater. C'est dur la vie. Enfin, bon, voilà, un classique live avec tout ce qu'il y a d'extravagant, de son de hall de gare, et l'imaginaire qui va avec, alors que c'est monté de bric et de broc, le disque étant une compilation de quasiment dix concerts différents... n'importe quoi, ahah ! Un conseil, peut-être, pour encore mieux apprécier l'illusion : essayer de ne pas regarder des photos d'époque, ne visionner aucune vidéo et laisser juste tout agir comme il faut, sentir les flammes lécher les pieds, les âmes des loups assoiffés de sang rôder autour de votre tête alors que vous pleurez doucement un flingue en main, affalé sur le sofa, un sourire aux lèvres.

note       Publiée le mardi 3 juillet 2018

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born to gulo › mardi 17 juillet 2018 - 17:09  message privé !

Oui, juste pour la perspective et la palette. En petit, y a un flou qui se crée.

Rastignac › mardi 17 juillet 2018 - 15:10  message privé !
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Le dernier Dopethrone a plutôt quelque chose des collages imités de vieux films de zombies fauchés... et me fait aussi penser à ces pochettes qui sont de plus en plus rodées comme plagiées à des couvertures de bouquins de SF ou même d'autres albums de rock. Bon, la couleur marronnasse peut-être, en point commun ? En tout cas, j'aime cette photographie, et tous les filtres dessus. Il parait que le logo du groupe sur cet album est le premier dans l'histoire du genre à adopter le style "métallisé" que Judas Priest par exemple reprendront ensuite, bleuté ou chromé, brillant comme du metawl.

Note donnée au disque :       
born to gulo › jeudi 12 juillet 2018 - 10:09  message privé !

La pochette a quelque chose du dernier Dopethrone, non ?

Twilight › vendredi 6 juillet 2018 - 09:43  message privé !
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Je le trouve bien, ce live, assez particulier, avec un bon enchaînement des titres pour dire les diverses provenances. C'est aussi avec celui-ci que j'ai découvert le groupe, c'est la pochette un peu goth qui m'avait tapé dans l'oeil. Bonne pioche au final. J'hésite entre le 4,5 et le 5 selon les jours.

The Gloth › jeudi 5 juillet 2018 - 10:24  message privé !

BÖC étaient bien meilleurs en live qu'en studio, leurs albums ayant toujours une production trop lisse. Si bien que leurs meilleurs albums à mon avis sont les trois live.