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Max Roach › Drums unlimited

6 titres - 41:22 min

  • 1/ The Drum Also Waltzes (3:31)
  • 2/ Nommo (12:44)
  • 3/ Drums Unlimited (4:21)
  • 4/ St.Louis Blues (5:21)
  • 5/ For Big Sid (3:01)
  • 6/ In The Red [a Xmas Carol] (12:24)

enregistrement

Atlantic Studio, New York City, USA, 1966

line up

Roland Alexander (saxophone soprano), Freddie Hubbard (trompette), Max Roach (batterie), James Spaulding (saxophone alto, flûte), Ronnie Mathews (piano), Jymie Merritt (contrebasse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop

Dans ce fameux topic déjà culte du forum de Guts of Darkness au sujet du meilleur batteur, un topic qui restera personnellement bien profond dans mes annales, on a quand même eu droit à quelques petites perles intemporelles... D'après la sagesse populaire qui s'est exprimée là avec candeur et bonhommie, un bon batteur devrait donc, en toute logique, avoir un énorme kit de batterie car, vu la taille, la difficulté résiderait dans le fait de savoir où frapper... J'en pleure encore de rire. Ce débat drôlatique a eu au moins pour mérite de me pousser à me replonger dans "Drums Unlimited", un album pas nécessairement majeur dans la carrière de Max Roach, mais que je considère comme un passage obligé pour qui s'intéresse vraiment à la mécanique de cet instrument dont on ne retient finalement que le côté spectaculaire, la preuve nous en fût faite. La batterie, c'est un peu l'élément redondant par excellence dans la musique, puisque l'enchaînement des notes qui constitue une ligne mélodique ne peut se faire sans respecter un rythme donné. La batterie - et la basse qui est un pont entre les deux - ne fait que souligner cela. Le facteur important n'est donc pas de savoir où taper, mais comment et surtout quand. La clef, c'est le temps. Question kit, Max Roach n'a rien de plus qu'un charley, une caisse claire, une grosse caisse, une cymbale crash et une ride, et enfin deux à trois toms. Une chance pour vous, Max Roach est un batteur jazz obsédé par les possibilités des contre-temps et "Drums Unlimited" nous propose au moins trois exercices solitaires où il met d'application les rudiments de batterie, sur le tempo d'une valse, un 3/4, et un hommage à Sidney Catlett. Une vraie leçon sur disque à écouter encore et encore et à reproduire pour comprendre les subtilités de ce magnifique instrument. Les trois autres titres de l'album au sein d'un groupe comprenant entre autres James Spaulding et Freddie Hubbard sont d'un intérêt tout relatifs pour nous, mais dans le genre hard bop, quand même assez bien torchés (l'énergique "St.Louis Blues") quoique peut-être un peu trop classiques pour nous, surtout si l'on considère que nous sommes alors en 1966.

note       Publiée le vendredi 19 mai 2006

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merci pour le fusil... › vendredi 2 septembre 2016 - 11:45  message privé !

Reflebe, jette une oreille à Kendrick Scott.

Reflebe › vendredi 2 septembre 2016 - 10:40  message privé !

Parmi les meilleurs solo de batterie entendus. Un essentiel pour qui s'intéresse à cette instrument. Les morceaux hard-bop sont certes assez classiques mais de bonnes factures.

Coltranophile › vendredi 17 août 2007 - 01:33  message privé !
Un des derniers géants qui s'en va. Un de plus. RIP. On va se réecouter un p'tit "Delilah" avec Clifford Brown.
heirophant › vendredi 17 août 2007 - 00:32  message privé !
NON??? putain mais quelle merde cette année c pas possible!! RIP max, toi qui fus le plus grand batteur sur cette terre.
Nicko › vendredi 17 août 2007 - 00:26  message privé !
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RIP Mister Max Roach !