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Deathspell Omega › The Furnaces of Palingenesia

cd | 11 titres | 45:18 min

  • 1 Neither Meaning nor Justice [02:16]
  • 2 The Fires of Frustration [04:59]
  • 3 Ad Arma! Ad Arma! [04:09]
  • 4 Splinters from Your Mother's Spine [03:12]
  • 5 Imitatio Dei [04:56]
  • 6 1523 [03:37]
  • 7 Sacrificial Theopathy [02:37]
  • 8 Standing on the Work of Slaves [03:23]
  • 9 Renegade Ashes [05:23]
  • 10 Absolutist Regeneration [05:27]
  • 11 You Cannot Even Find the Ruins… [05:19]

extraits vidéo

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enregistrement

"Enregistré live et mixé sur du matériel analogique, 2018". Une interview en ligne datée de juin 2019 indique que l'album a été enregistré au Kerwax Studio avec l'assistance de Christophe Chavanon et Marion Leclerc, source : http://www.bardomethodology.com/articles/2019/06/23/deathspell-omega-interview/

line up

Aucun crédit sur les personnes ayant travaillé sur cet album (production, interprétation, illustration, etc.) n'est indiqué dans l'album chroniqué.

remarques

Sorti en CD, vinyle, fichiers numériques à écouter en ligne et/ou téléchargeables.

chronique

Les marchands de peur interviennent régulièrement pour nous foutre la trouille et depuis un moment la musique nous met en scène ces hérauts insensés qui poussent trop de monde à flipper de se lever le matin voire même de se laver le soir. Deathspell Omega fait partie de cette tripotée de groupes qui peignent, non pas le monde, mais les gens qui se mettent en transe contre le monde et commencent à s'étriper les uns les autres, tordus par les feux internes, "aux armeeeuh, nous sommes les [insérez le groupe]", tout ça. Ici, c'est mis en oeuvre via une musique parfois foutrement chaotique, ressemblant même, j'imagine à son corps défendant, aux groupes les plus épileptiques du hardcore ou du death genre Dillinger Escape Plan, Converge ou Atheist tant que j'y suis. Enfin, à nos corps défendants, on les a déjà vu emprunter des oeuvres d'autres artistes sans qu'ils ne disent quoi que ce soit (cf. illustration de Kénôse). Le propos est plutôt lent, ponctué d'éclairs de vitesse, avec de multiples mouvements qui interrogent parfois sur le sens qu'ils prennent, secondés ou oubliés par cette voix monologuant à son propre rythme, éructant sa propre partition, celle des obsessions de l'auteur vaguement cachées par un hermétisme faisant des clins d'oeil dans tous les sens, littéraires, mystiques, historiques, mythologiques, d'Homère à la Bible, de la Réforme à la gnose et qui se permet même de comparer les gaz lacrymogènes avec le café du matin, blasphème ! ("Ad Arma! Ad Arma!"). Enfin, un seul groupe nominal est surligné dans le texte : "universal law of nature". Allez, vous avez quatre heures, et quarante degrés. Devant cette surabondance de petits arpèges dissonants, de phrases s'enfonçant comme des missiles dans des puits asséchés et cette batterie qui aussi, de temps en temps, donne l'impression de faire un peu ce qu'elle veut, se dégage une impression nette de volonté de foutre le dawa dans la tête de l'auditeur ; je suis souvent plus attiré par la mélodie pour ma part, donc quelques ponts plus calmes sauront me draguer au milieu de tout ce boxon mais j'ai aussi lu les mots "haine" ou "épique" à propos de leurs précédents travaux, affects avec lesquels je n'arrive pas à m'aligner en m'écoutant ce groupe et cet album, que j'aurai du mal à retrouver dans la musique, à part dans les paroles qui transpirent le besoin de tuer un maximum de personnes. Ici c'est plutôt méditation mais avec beaucoup de chants pour accompagner la descente aux enfers, enfin, sur terre des anges déchus qui ne veulent établir d'autre loi que la leur... c'est ça qu'on appelle la "conscience" peut-être ? Enfin est-ce cela qui est expliqué dans cet album ? Vu qu'ils ne vendent que des t-shirts et pas de manuel d'exégèse de leurs livres musicaux parfois bien abscons, je vous laisserai vous faire engloutir par ces salves de croc'notes pour essayer d'y voir plus clair. Quant à moi, je vais tranquillement transpirer pour m'accrocher à une autre illusion, tout simplement.

note       Publiée le jeudi 27 juin 2019

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No background › jeudi 1 août 2019 - 10:47  message privé !

Merci gulo pour le lien vers l'interview. Très intéressante. On peut mettre en exergue quelques passages : "In short, one of the questions emerging at the end of the process reads as follows: how much have YOU already surrendered to the Devil? How many of the depicted mechanisms have YOU unconsciously made your own, thus how infected and corrupt are YOU? People often greatly overestimate their innocence – the louder the virtue signalling, the higher the odds – but it takes a frank and courageous character to admit to that." "While there’s a part of complete creation, it bears repeating that a lot of our narrative is based on the quintessence of actual historical writings: first and foremost, the voice of the utopians-turned-murderers and of their countless passive accomplices." "The intimate sphere… say, family or an individual’s mind, is often the ultimate retreat, last shelter. The state is the extension and even finality of every totalitarian movement – totalitarian being defined by the conjunction of any sort of structured ideology and its willingness to exert terror of some kind. The tentacles of the state will eventually find their way into that shelter, be it by apparent benevolence or in the name of a greater good." "Ironically enough, people surrender their privacy voluntarily through social media as a means to exist socially or professionally."

Cinabre › mardi 2 juillet 2019 - 23:33  message privé !

Ahahaha! Je crois qu'on a un gagnant pour la blague de l'année!

Rastignac › lundi 1 juillet 2019 - 22:51  message privé !  Rastignac est en ligne !
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Ah ça c'est qu'on réagit trop du taake au taake de nos jours.

Note donnée au disque :       
born to gulo › lundi 1 juillet 2019 - 22:18  message privé !

Le second degré sur Guts, c'est plus ce que c'était.

Note donnée au disque :       
nicola › lundi 1 juillet 2019 - 22:00  message privé !

Dans sa jeunesse, oui. Il paraît qu’elle était moins conne en prenant de l’âge (et ses albums en solo sont plus intéressants que les Cranberries).
Bah, entre elle et les connards de Taake, je choisis vite fait.