Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDeathspell Omega › The synarchy of molten bones

Deathspell Omega › The synarchy of molten bones

cd | 4 titres | 29:12 min

  • 1 The synarchy of molten bones [06:58]
  • 2 Famished for breath [06:10]
  • 3 Onward where most with ravin I may meet [10:12]
  • 4 Internecine iatrogenesis [05:52]

line up

Mikko Aspa (chant), Hasjarl (guitares), Khaos (basse)

chronique

Mine de rien, cela faisait plus de 4 ans que nous n'avions pas eu de nouvelles de Deathspell Omega, depuis le mini "Drought" sorti en 2012. Et là, voici que Norma Evangelium Diaboli nous annonce le retour de la formation, en même temps que celui d'Antaeus ! Cette fin d'année 2016 fut nostalgique dans la brutalité ! Je ne savais pas trop quoi attendre de cette nouvelle offrande, intitulée "The synarchy of molten bones", car je n'avais pas trop accroché au précédent effort, beaucoup trop technique, sans âme, manquant cruellement d'ambiance. Bref, j'étais resté à l'époque hermétique à "Drought". Là, on a droit à un album, court, même pas 30 minutes pour 4 titres. On retrouve la patte du groupe, un metal extrême ultra-brutal, à géométrie variable avec beaucoup de dissonances et de changements de partie. Ces éléments sont un peu devenus l'ADN de la formation nous permettant de rentrer dans leur univers ultra-chaotique et impénétrable. Et là, quelle intensité ! Quelle puissance et quelle maturité ! Franchement, Deathspell Omega m'a convaincu en quelques minutes. On sent ici un travail particulièrement important, principalement dans les ambiances avec des ajouts judicieux de chœurs apportant de la grandeur à l'ensemble (sans oublier les trompettes fabuleuses de l'intro et de l'outro, tellement judicieuses et grandioses !). Les compositions, bien que toujours alambiquées, sont tellement plus percutantes. Il s'agit certainement de l'album le plus intense de la formation. La batterie est ici mise très en avant avec une dextérité encore plus impressionnante que par le passé (oui, ils ont réussi - écoutez-moi ce dernier morceau dantesque, "Internecine iatrogenesis", qui arrive telle une déferlante inarrêtable !). Ce disque s'écoute d'une traite, comme un gros pain dans le gueule, noir et magmatique. Pendant la demi-heure de l'écoute du disque, on est balancé dans une folie intérieure sans issue, perdus et arrivant difficilement à reprendre ses esprit, sans aucun répit ! Deathspell Omega n'a pas mis d'eau dans son vin ces 4 dernières années. Ils restent cette machine de guerre démentielle avec un album à l'intensité rarement égalée pour un résultat au-delà des attentes ! Ce "Synarchy of molten bones" est pour moi la meilleure sortie de l'année 2016 en termes de metal extrême. Ce coup-ci, ils ont su tirer juste avec l'un de leurs tout meilleurs disques, un must !

note       Publiée le dimanche 16 avril 2017

partagez 'The synarchy of molten bones' sur les réseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "The synarchy of molten bones"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "The synarchy of molten bones".

ajoutez une note sur : "The synarchy of molten bones"

Note moyenne :        5 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "The synarchy of molten bones".

ajoutez un commentaire sur : "The synarchy of molten bones"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "The synarchy of molten bones".

microbe666 › lundi 17 avril 2017 - 13:51  message privé !

ah ça pour la haine j'aurais tendance à être assez d'accord (même si je suis pas certain de comprendre). Après je crois être assez hermétique au "fond" chez deathspell omega, j'y entrave rien. L'esthétique semble parfois prendre le dessus sur le discours. D'ailleurs ça va me pousser à commenter kénôse cette affaire.

Note donnée au disque :       
born to gulo › lundi 17 avril 2017 - 12:45  message privé !

Le renouvellement on s'en fout ; "ça crie mais y a pas de haine".

Note donnée au disque :       
microbe666 › lundi 17 avril 2017 - 09:41  message privé !

Ouais, une sacrée énergie, de rares choeurs qui donnent de la grandeur et une intensité d'une autre nature que la seule brutalité de l'album. Et sur "onwards..." y'a du paracletus pour respirer un peu (vers 4 minutes je crois, vers la fin aussi). J'aime bien tous les petits détails (les voix en français, les cuivres sur onwards, ...), que j'ai assimilés au fil des écoutes. Je crois que dans l'ensemble l'accueil de cet album a été plutôt mitigé. Il s'avère que je m'en branle que les groupes se "renouvellent", et "malheur aux détails, la postérité les néglige tous".

Note donnée au disque :