Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDeathspell Omega › Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum

Deathspell Omega › Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum

6 titres - 46:20 min

  • 1/ Obombration (part 1)
  • 2/ The shrine of mad laughter
  • 3/ Bread of bitterness
  • 4/ The repellent scars of abandon and election
  • 5/ A chore for the lost
  • 6/ Obombration (part 2)

remarques

chronique

Styles
black metal
ovni inclassable
Styles personnels
black metal syncopé

Bon allez, j'me lance... le nouveau Deathspell Omega... Depuis quelques années, Deathspell Omega fait partie de ces groupes de black metal qui, à l'instar d'un Blut Aus Nord par exemple, vont chercher plus loin leur identité, leur son, leur style, leur manière de créer leur musique maléfique. Ils dépassent largement le cadre traditionnel du black metal pour atteindre leur monde à eux. Avec ce nouvel album (au nom à coucher dehors - inutile de dire que la référence est religieuse...), les français réalisent complètement cet objectif, dépasser les bornes ! Comment définir en quelques mots ces 4 morceaux + intro et outro ? Difficile... L'ambiance est toujours aussi méditative, religieuse jusqu'au bout des ongles, ces déferlements de blasts et de riffs avec cette voix, profonde, maitrisée, pas forcée mais prenante. Le son est propre, clair, presque voluptueux pour du black metal. Là où ça se complique, c'est au niveau des rythmes ultra-syncopés, ça en devient usant et difficile à suivre/comprendre. La batterie épileptique est franchement chiadée, mais j'ai parfois du mal à rentrer dans les morceaux tellement on a cette impression d'être submergé de notes dans tous les sens, ce côté ultra-chaotique un peu dur à bien appréhender. Alors OK, au bout d'une quinzaine d'écoutes, on aperçoit un bout de tunnel, un bon rythme entêtant et c'est là qu'on se dit qu'on est en terrain plus ou moins connu, qu'on retrouve le génie de leurs dernières productions. Mais sur 45 minutes, c'est dur... L'écoute est carrément éprouvante et c'est certainement le but recherché, une musique épileptique, difficilement cernable. Là dessus, avec ce style à la fois moderne, aérien, spatial, répétitif et chaotique, Deathspell Omega a entièrement rempli son contrat. On a droit à de bonnes montées d'adrénaline, mais je n'arrive pas à y retrouver toute l'intensité et l'inspiration de leurs précédentes réalisations comme sur "Kénôse" par exemple. Difficile d'accès, mais intéressant...

note       Publiée le dimanche 25 novembre 2007

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • No background
  • No background
  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum".

notes

Note moyenne        49 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Fas - Ite, maledicti, in ignem aeternum".

Cinabre Envoyez un message privé àCinabre
avatar

Je suis on ne peut plus d’accord. Très bien résumé.

Note donnée au disque :       
No background Envoyez un message privé àNo background

Il est peut-être encore plus insaisissable que Kénôse mais je trouve l'ambiance et la sensation de chute parfaitement maîtrisées. L'adéquation concept/musique me parle vraiment ici.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Une boule de moins pour la migraine. Beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Note donnée au disque :       
Tamerlan Envoyez un message privé àTamerlan

Une épreuve ce disque. Faut vraiment être dans le mood comme on dit. Certains éléments permettent quand même de maintenir un minimum d'attention, comme le batteur exemplaire et tous les passages plus calmes et mélodiques où le tempo ralentit. On sent l'influence de "the mystical beast of rebellion" de blut aus nord dans les silences suivis d'explosions pour provoquer des jumpscares. Quand on l'a écouté un certain nombre de fois, on se rend compte à quel point cet album a été travaillé avec soin et quelle âme s'y cache. C'est très original, ce groupe a une patte bien à lui. Mon seul bémol concerne certains passages avec blast beats où les guitares sont tellement noyées et sous-mixées que pour le coup, on ne distingue absolument aucun riff, juste un bruit de fond. Cela n'en reste pas moins un grand disque, rare et précieux.

Note donnée au disque :       
dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
avatar

Le genre de disque inutile si on ne se pose pas pour l'écouter, avec la proverbiale goutte au front. Parfait en tant de canicule (tant qu'à souffrir, autant y aller). Un cauchemar, point final. Le vocaliste, s'il a le mauvais goût d'être apparemment vraiment pas très sympa, a le bon goût de ne pas prendre trop de place. Du coup on est vraiment seul face à cette putain de batterie aux 100 mâchoires acérées, qui nous laisse bien approcher pour mieux nous enfoncer ses crocs dans la chair. Pour le coup, le côté ultra-prétentieux n'est pas dans le vide, du tout.